IO T A 1.
Jes païs de nouvelle conquête, les imposions s’y font aufïî d’u-ne autre manière que dans le relie du Royaume. * Piganiol dela Force, Nouvelle DeJ'cript. de la France, tome i. p. 354- 358.&?c.
TAILLEBOURG, ville de France en Xaintonge fur laCharente, elt célèbre par la victoire que faint Louis y remportaen 124.2, fur Hugues de la Marche, & fur les autres Mécontens,qui avoient appellé le Roi d’Angleterre. Les ruines d’un beaupont qui y étoit autrefois, portent un préjudice confidérable à lanavigation de la Charente. * Mézeray.
TAILLEPI ED (Noël) Religieux de l’Ordre de faintFrançois à Pontoife, où il étoit né, & Dofteur en Théologiede la Faculté de Paris, a fait le meilleur recueil que nous ayons furles Antiquitez de la ville de Rouen, fur la fin du XVI fiécle,en 1588. 11 publia les Vies de Luther, de Carloltad, & de Pier-re Martyr, traduites du Latin de Jérôme Bolfec, & compofa unabbrégé de la Philofophie d’Arillote. On a encore de lui, Trai-té de l’apparition des Efprits. Comme ce Moine ne compofa fonTraité que pour inllnuer que les âmes reviennent, on peut bienjuger que c’elt un recueil de contes ridicules. Il mourut en 1589-* La Croix - du - Maine, Bibliotb. Franç. Wading.
T A I M I. Voyez N A I M.
TAIN, ou T H I N, bourg de France, fitué dans le Dau-phiné fur le Rhône, vis à vis de Tournon, & à deux lieues audeflùs de Valence. C’elt près de ce bourg que croît le vin ex-cellent , qu’on nomme de l’Hermitage.
T AI O, rivière. Voyez T AGE.
TAION, ou TAGION (Samuel) Evêque de Saragof-fe, Auteur dans le VII fiécle, fe trouva à Tolède dans un Con-cile de trente Evêques, que Cindefinde, Roi d’Efpagne y avoitaflemblé. Il fut envoyé à Rome par ce Primat, ou pour allerdemander l’original, ou du moins une copie des Morales quefaint Grégoire le Grand avoit compofées à la prière de faint Léan-dre, Archevêque de Séville, prédécefleur de faint Ifidore; &dont après la mort de ces deux grands Prélats, on avoit perdula copie que faint Léandre avoit apportée. Comme le foin dela trouver dans les Archives, où il y avait quantité d’Ecrits,étoit embarrallant, ce Prélat s’enferma dans l’églife de faint Pier-re, pour fe conduire dans cette afFaire par les lumières du ciel.Vers la minuit, il vit entrer dans l’églife toute éclatante de lu-mière , une grande multitude d’hommes vénérables, qui s’en al-lèrent droit au maître autel. Deux de ceux-là qui fe détachè-rent, joignirent Tagion, & l’un d’eux lui demanda qui il étoit, •& pourquoi il étoit venu là. Ils lui dirent que les livres qu’il .cherchoit étoient dans une armoire qu’ils lui marquèrent; queles deux perfonnages qui avoient précédé toute la troupe, é-toient faint Pierre & faint Paul; ceux qui les fuivoient, les Pon-tifes leurs fuccefleurs; & moi, dit-il, je fuis ce Grégoire, dontvous êtes venu chercher les Ouvrages avec tant de fatigue. Lesdeux réjoignirent la troupe, qui fe retira dans le même ordre.Earonius rapporte cette Hiitoire fous le Pontificat de Martin I,l’an de Notre-Seigneur 649. Mariana l’a décrite fort au longdans l'Hijloire d’Efpagne, l. 6; mais pour en reconnoître la fauf-feté, il ne faut que lire ce qui fuit: qu’après avoir vu faint Pier-re & faint Paul, enfuite tous les Papes, Tagion demanda à faintGrégoire, où étoit faint Augullin, & que celui-ci lui répondit,Sancium Augujiinum virum excellentiffhnum, de quo queeris, altiora nobis continet locus.
Talon apporta cet exemplaire des Morales de faint Grégoireen Efpagne; il affilia l’an 653 , au huitième Concile de Tolède ;
& l’an 655, au neuvième. 11 a rédigé en cinq livres toute laThéologie de faint Grégoire le Grand, Ouvrage qui n’a pointété publié. On a de lui quelques lettres données par le PèreMabiilon, parle Cardinal d’Aguire, & par M. Baluze. * M.Du Pin, Bibliothèque des Auteurs Ecclèfiajtiques des feptiéme hui-
tième ftécles.
T A I P I N G, ville de la Chine , onzième capitale de laProvince de Nankin. Quelques uns la nomment Tanyan, & d’au-tres Teytong. Elle elt à fix lieues d’Ufa dans une Me de la riviè-re de Kiang, & fort ruinée. Son territoire, quoique monta-gneux , abonde en toute forte de grains & de fruits. Elle a qua-tre autres villes fous fa dépendance, Vuhu, Fachang, Ring, &Ningque. Au fud-eft de la ville de Taiping on découvre la mon-tagne de Tienmuen que les Chrétiens appellent la porte du Ciel.On voit en paflant en ce lieu-là une autre Ifle nommée Hlao,remplie de pierres & de cavernes, qui a pris fon nom de laquantité de hiboux qui s’y rendent. On la prendroit pour laporte de l’Enfer tant elle e(l hideufe. * Ambajjade des Hollan-dais à la Chine, ch. 33. Th. Corneille, Diét. Géogr.
T AI PING, ville de la Chine, huitième capitale de laProvince de Quangfi. Il y en a vint & une de petites fous fa dé-pendance, comme Gamping, Tangli, Vanching, Co, Civen-ming, Suchin, &c. Son territoire elt bien cultivé, & fort peu-plé. Il obéît à préfent au Roi de Tungking, & fert feulementde demeure à quelques bandes barbares , qui marchent pieznuds, portent les cheveux pendans jufques aux talons, & fe pren-nent fou vent au collet & fe tuent pour un brin de paille. * Am-baffade des Hollandais à la Chine, tb, 5,2, Th. Corneille, Diction.Géogr.
T A I S A N D (Pierre) Jurifconfulte François, né à Dijon lefeptiéme janvier 1544, jettales fondemens de fes études à Pont-à-Moufibn, étudia le Droit à Touloufe & prit le degré de Do-éteur à Orléans à. l’âge dé 18 ans. Il plaida enfuite pendant 16ans à Dijon ; & depuis l’an 1673, au Parlement de Paris. Il re-tourna cependant à Dijon, ou il obtint en 1680, la charge deThréforier de France. II mourut en 1715, âgé de 72 ans. Il apublié une Hijloire du Droit Romain ; un Commentaire fur la Cou-tume de Bourgogne ; des. Prières du Pécheur pénitent ; des DifcoursAcadémiques, (fc, Mais il a encore laiffé un plus grand nombre
TAI. T À K. TAL.
d’Ouvrages manuferits, parmi lefquels les Vies des plus célébraJuriJconfultes, tant Anciens que Modernes, mériteroient fur toutde voir le jour. * Vie de M. Taifand, écrite par fOn fils ClaudeTaifand, Religieux de l’Ordre de Citeaux. Diâionnaire Allemand.
T A I S N I E R (Jean) favant Mathématicien, natif d’Ath enHainaut, dans le XVI fiécle, apprit la Jurifprudence, la Philo-fophie, les Mathématiques & la Mufique; & ayant été reçu Do-éteur, il enfeigna publiquement le Droit, & les autres Sciences.Mais depuis il quitta fa patrie, & voyagea prefque dans toutesles parties du monde. Ayant pratiqué quelques amis auprès del’Empereur Charles-Qumt, lorsqu’il fe préparoit au liège de Tu-nis , il fut reçu à la Cour de ce Prince, en qualité de Chapelain& de Muficien de l’Oratoire, & le fuivit en cette expédition,pendant laquelle il s’informa de la doétrine des Maures & des A-rabes. De l’Afrique, il pafla dans l'Aire; & après avoir com*muniqué fes fecrets de Mathématique aux Orientaux, il fit voi-le vers l’Italie; & vit les Mes de Malte & de Sicile, où il inven-ta une forte de navire d’une forme & d’une grandeur extraordi-naire. Lorsqu’il fut arrivé à Rome, il y enfeigna les Mathéma-tiques à plus de trois cens Etudians, comme il fit encore à Fer-rare, & dans quelques autres Univerfitez; puis il prit la roiited’Allemagne, & s’arrêta quelque tems à Cologne, pour gouver-ner la Mufique de Jean Gebhard, Archevêque dé cette ville.Enfin étant de retour dans fa patrie, il écrivit un livre de l’Ai-mant , qui depuis ce tems-là a été fort en ufage dans la Na-vigation, mais Naudé lui reproche d’avoir pris tout cet Ouvra-ge de Pierre Pèlerin, qui l’avoit fait imprimer longtems aupara-vant : ii l’accufe auffi de s’être approprié le livre de BarthélemiCoclès, Bolonois, fur la Pbyfionomie. Jean-Batifle Bénédiéli,Noble Vénitien, lui reprocha auffi vivement en 1574, d’avoirfait imprimer comme de lui, & fans y rien changer, le Traitédu Mouvement local & perpétuel contre Arillote & les Péripatéti-ciens, & que lui Bénédiéli avoit fait imprimer à Venife l’an 1554.Taifnier écrivit auffi un Traité de la Sphère; un autre du mou-vement très-rapide, jufques alors inconnu, & une Introductionà l’Ailrologie Judiciaire. Au lieu de continuer à chercher de lagloire par ces travaux, il s’amula à mettre en lumière ce qu’ilavoit appris dans fes voyages, touchant l’Art de prédire la for-tune des hommes, parles linéamens des mains. 11 s’arrêta à ceîvaines Sciences, par lefquelles il attiroit à foi les ignorans, 8cles femmes ; en quoi il perdit le relie de fon tems avec la répu-tation qu’il avoit acquife dans les lieux où il avoit enfeigné.Taifnier mourut fort âgé vers la fin du XVI fiécle. 1,1 Naudé,Bibliographia Politica. S. B. Benediclus, in Prcefatione libri de Gna-morum, Umbrarumque folarium ufu. Bayle, Diét. Cric. Valére An-dré , Bibliotb. Belgica, p. 570.
T A I T U N G, ville de la Chine dans la Province de Xanfi,la troifiéme de la Province, ell très-bien fortifiée & fort mar-chande. Elle n’elt confidérable que par la force de fa garnifon& de fes murailles. Elle a cinq beaux Temples. L’un ell dédiéà un Cabaretier, qui ayant relîitué au légitime héritier une gref-fe fomme qu’un de fes hôtes, mort en fon logis, lui avoit con-fiée, reçut cet honneur de la part des Chinois. Taitung à dixvilles fous fa dépendance, Hoaigin, Hoeniven, Ing, Xanim,So, Maye, Guei, Quangiing, Quangehang, & Lingkieu. * Am-bajfade des Hollandois à la Chine, cb. 54. Th. Corneille, DiÜion,Geogr.
T AI VEN, ville de la Chine, capitale de la province de,Xanfi, près du fleuve Fuen.
T AJ U N A, rivière d’Efpagne, dans la Nouvelle Caflille.Elle baigne Mondegiar, 8c fe décharge dans le Xarama, à troislieues au nord du Tage. Quelques Géographes la prennent pourle Tagonius des Anciens, que d’autres croyent être le Hénarès,qui coule un peu au Couchant de la Tajuna. * Maty, Dut.Géogr.
T A K. TAL.
A K I A. Voyez l’article de C H E U, Roi de la Chine.
* TAKIDDIN, Auteur Mahométan. Il difoit que leCalife Ahnamon ferait infailliblement puni de Dieu, pour avoirtroublé la dévotion des Mufulmans par l’introduélion des étu-des Philofophiques. Cette penfée n’a rien de particulier. Elle aparu dans tous les païs du monde, & dans tous les fiécles, &■encore aujourd’hui on voit une infinité de gens, qui fe plaignentde Defcartes & des autres grands Philofophes modernes, com-me étant la caufe du mépris que tant de perfonnes témoignentpour la dévotion & pour les Mylléres de la Religion. * Sepha-dius, in Commentariis ad Tograi Poèma, apud Pocockiutn, Notisin Specimen Hijior. Arab. p. 166.
* T A L A B O, Golfe de l’Ifle de Corfe au fud de celui d’A-gazzo, fur la côte occidentale , tirant vers le fud.
* T A L A G A ou T A L E' G A, village de Portugal aunord de la rivière de Vouga, à l’ouelt-nord-ouelt de Vifeu ouVifeo, dont il elt éloigné de fix à fept lieues. M. Maty, ditqu’il ell l’ancienne Talabrica ou Talabriga, ville de la Lufitanie.
T A L AI A.. Cherchez JEAN I, Patriarche d’Alexandrie.
TALAMONE, petite ville dt port de mer d’Italie, enl’Etat delli Prejidii fur la côte de Tofcane, elt foumife aux Efpa-gnols. * Léandre Alberti. Sanfon.
TAL AND A„ TALANTA & ATALANTA, pe-tite ifle fituée dans le’ Golfe de Talandi, lequel femble être lapartie feptentrionale du Golfe de Negrepont. Il y a un bourgappellé auffi Talanta, dans l’Ille de Negrepont, près du Cap LLtar. * Maty, Dict, Géogr.
TALANDI, ville de Grèce dans la Livadie. Le Cheva-lier Wheler dans fes Voyages afiùre qu’elle eli fituée à une lieue& demie du Lac de Livadia vers le nord, & à «ne lieue du Gol-fe de Négrepont, vis à vis de l’Ifle de Taiand3. Il dit qu’elle