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très le rétabliffement de Pierre Du Moulin dans l’Eglife de Pa-ris, & la permiflîon de tenir une affemblée générale; mais cesdeux articles furent refufez.
XXVI. Le vint-fixiéme fut formé â Charenton depuis le pre-mier feptembre jufques au dixiéme oétobre 1631,- Augufte Ga-land y affifta comme Commiflaire de la part du Roi; Meftrezatfut élu Modérateur; James, AiTefleur; Blondel & Armet, Sé-cretaire« Ce Synode décida que l’on devoir admettre les Lu-thériens" à la Communion eccléfiaftique, fans exiger aucune ab-juration de leur part. En voici le décret & l’occafion. „ La
province de Bourgognë ayant demandé s’il pourroit être per-” mis aux Fidèles de la Confeflion d’Ausbourg de contraéter” leurs mariages dans les Eglifes des Réformez & d’y préfenter” i eurs enfans au Batéme, fans avoir fait auparavant abjuration” des opinions qu’ils tiennent,lefquelles font contraires à la créan-”, ce de ces Eglifes? Ce Synode déclara, que parce que les Egli-” fes de la Confeflion d’Ausbourg convenoient avec les autres
Eglifes Réformées dans les points fondamentaux de la véritable” Religion, & qu’il n’y avoit ni fuperftition, ni idolâtrie dans” leur culte, les Fidèles de ladite Confeflion, qui par un efprit’ d’amitié & de paix fejoindroientà la Communion de ces Eglifes’, dans ce Royaume, pourroient, fans faire aucune abjuration,’ être reçus avec les Réformez à la table du Seigneur, & qu’en’ qualité de Parrains, ils pourroient préfenter des enfans au Ba-„ tême, pourvu qu’ils promiflent au Confiftoire de ne les follici-„ ter jamais, ni directement ni indireftement, de transgrefîer la„ Do&rine, reçue & profeffée dans les Eglifes Réformées; mais„ qu’ils les inftruiroient & éléveroient dans les points & articles„ qui leur font communs avec les Réformez, & touchant lef-„ quels les Luthériens & eux font d'accord. ”
XXVII. Le vint-feptiéme fut convoqué l’an 1637, à Alen-çon en Normandie depuis le 27 mai jufques au neuvième juil-let. Benjamin de Bafnage fut élu Modérateur; Couppé, A-joint; Blondel & DeLaunai, Sécretaires. Le Commiflaire dela part du Roi fut S. Marc, Confeillerd’Etat de fa Majefté. LesEglifes du Béarn furent incorporées aux Synodes Nationaux desEglifes Réformées de France. Le Synode condamna les Ecritsde la Milletiére, qui fe mêloit de vouloir réunir les deux Reli-gions, & approuva les Ecrits de Daillé qui avoit réfuté le Con-ciliateur. Sur tout, ce Synode appaifaies Difputes échaufféesau rujet de la Grâce.
XXVIII. Le vint-huitième fe tint à Charenton depuis le 26décembre 1644, jufques au 26 du mois de janvier de l’annéefuivante. Le Sieur Du Caumont de Boisgrellier , Confeillerd’Etat, fut choifl par le Roi pour Commiflaire. Le Synode élutGariffoles, Profefleur en Théologie à Montauban, pour Mo-dérateur: Bafnage, pour Aflefleur; Blondel & Le Coq, pourSécretaires. Ce Synode cafla du Miniftére & de la profeflionen Théologie, dans l'Académie de Nîmes, Codure, qui avoit écritpour réiinir les deux Religions. Il condamna ceux qui s’arrê-toient en rue pour voir pafler las procefflons, & qui fe décou-vroient devant l’hoftie lorsqu’elle étoit portée aux malades, &ordonna que l’on célébreroit un jour de Jeûne.
XXIX. Le vint-neuvième fut affemblé à Loudun depuis ledixiéme novembre 1659, jufques au dixiéme janvier 1660. JeanDaillé fut élu Modérateur; De Langle, Aflefleur; Des Loges& Loride, Sécretaires. Le Député de la part du Roi étoit leSieur de la Magdelaine, Confeiller dans le Parlement de Paris. LeSynode, fuivant la coutume, fit une Députation au Roi pourle remercier de la permiflîon qu’il accordoit aux Eglifes de s’af-fembler. Les Députez étoient Euftache, Pafteur, & le SieurMirabel. Outre une lettre pour fa Majefté , ils en avoient pourla Reine & pour le Cardinal. La réponfe du Roi fut des plusgracieufes, faifant fentir au Synode qu’il étoit toûjours difpoféà maintenir les Eglifes fuivant la teneur des Edits. Voici quel-le fut la reponfe du Cardinal.
MESSIEURS,
„ Vos Députez m’ont délivré la lettre que vous avez pris la„ peine de m’écrire. Je vous remercie de vos civilitez, &je„ puis vous dire que fa Majefté étant bien perfuadée, comme„ elle l’eft en effet, de vôtre fidélité inviolable, & de vôtre zé-„ le à fon fervice, il étoit inutile que vous fiffiez mention des„ fervices que je vous puis avoir rendus auprès de fa Majefté.„ Je vous prie de croire que j'ai une grande eftime pour vous,,, comme vous le méritez, étant fi bons ferviteurs & Sujets du„ Roi. Je n’ai rien à vous dire davantage, mais je me remets à„ ce que vos Députez vous rapporteront de mol, & â ce que,, vous en apprendrez par les dépêches de Monfieur de La Vril-„ liére. ” Le Synode remercia M. Drélincourtpour les excel-lens Ouvrages qu’il avoit publiez, & l’exhorta à donner ceuxqu’il avoit encore, dès qu'il y auroit mis la dernière main. LeRoi fit dire au Synode par la bouche du Commiflaire, que cesnombreufes aflemblées ne pouvant que coûter beaucoup de frais& d’embarras, & les affaires pouvant être réglées par des Syno-des Provinciaux, fa Majefté avoit réfolu qu’on n’affembleroitplus de Synode National, que lorsqu’elle le jugeroit expédient.Les Eglifes firent alors & dans la fuite toutes les répréfentationsdont elles purent s’imaginer, mais inutilement. Ce fut là le der-nier Synode National des Eglifes de France. * Aymon, SynodesNationaux , c. Hijloire de l'Edit de Nantes. La Difcipline des E-glifes Réformées de France, cb. 9. Conformité de la Difcipline eccléfia-Jlique des Pntejlans de France avec celle des anciens Chrétiens, cb.9 - Béze, Ht fl. Eccl. [flc. tome i.p, 172. fuiv. Hifl. de Genè-ve de r73o, p. 320 £? 486.
SYNTHE'MIUS. Voyez S IN T H E'M I U S.
SYNTYCHE, femme de la ville de Philippes en Macé-doine. II en eft fait mention, dans VEpîtri de S. Paetl aux Pbi-
S Y O. SYP SYR. 427
Le Martyrologe Romain met fa mt>
au
lîppîens, cb. 4. v. 2.
22 juillet.
S Y O N, en Latin Sedunum, & en Allemand Sitten',_ capitaledu Vallais. Cette ville eft fort ancienne. Son nom Latin luivient des anciens Séduniens, Habitans du païs, & fon nom Aile;mand d’une petite rivière, qui la traverfe. Elle eft fituée furla rive droite dû Rhône à quelque diftance de ce fleuve, dansune belle plaine, bordée d’un côté par deux monts ifolez, quis’élèvent au milieu de la campagne & qui la commandent. LesHabitans de Syon qui parlent Allemand & Romand, l’qnt fort em-bellie depuis un fîécie. On y voit plufieurs églifes, dont la piusremarquable eft celle de Nôtre-Dame, qui eft la cathédrale, oùil y a quelques Ihfcriptions Romaines. Cette ville eft le fiégad’un Evêché fort ancien, fuffragant de Tarentaife , qui s’efttoûjours étendu fur tout le Vallais. L’Evêché étoit autrefois àOétodore ou Martigny en Chablais; mais depuis que cette villea été ruinée, il a été transféré à Syon. L’Evêque porte le ti-tre de Prince du Saint Empire Romain, Evêque: de Syon, Com-te & Fréfet du Vallais. 11 n’eft pas cependant Prince abfolu dupaïs. U prÆde dans les Etats avec une autorité à peu près fem-blableàcelledu Doge de Venife. La monnoye fe bat à fon coin,fous fon nom, & à fes armes, il établit des Officiers, & â d’autrespouvoirs très-étendus, que Charlemagne donna à faint Théo-dule vers l’an 802. Les Ducs de Savoye ont prétendu être maî-tres de ce païs, &par ces prétentions ont caufé de longues &fàcheufes guerres. Aujourd’hui l’Evêque eft allié des fept Can-tons Suiffes Catholiques. Les Aétes & inftrumens publics &particuliers fe font fous fon nom; mais l’autorité fouveraine eftentre les mains de l’aflemblée générale du païs, qui eft compo-fée d’un certain nombre de Députez des fept Départemens. LesEvêljues font élus par les fuffrages communs des Chanoines dela cathédrale, & des Députez des Départemens. Après l’Evê-que, celui qui tient le premier rang, eft fe Baillif du païs,qu’ils appellent Lands - Hauptmann, le Capitaine du païs. il eftle Juge abfolu des caiifes civiles qui fe portent devant lui. Sacharge dure deux ans. Il eft élu par l’Evêque & par les Députezdes Départemens, & enfuite confirmé publiquement par l’appro-bation de chaque Département. L’aflemblée générale, Landts -Ratb, fe tient ordinairement à Syon deux fois par an en mai &en décembre. L’Evêque fe rencontre dans ces aflemblées & leBaillif recueille les fuffrages. - C’eft là qu’on traite les affairesd’Etat, qu’on élit les Baillifs du Bas Vallais, & autres Gens d’offi-ce , & qu’on vuide les caufes d’appel en dernier reffort. Onplace un Concile à Syon au mois de novembre 1267. * Ranu-tius Scotus, Iielvetia facra çfl profana. Guilliman, Helvetia , l.4. c. 4. Sainte-Marthe, Gall.Cbrift. Etat Delices de la Suijfe ,tome 4. p. 192. (fc. édit, de Hollande 1730.
S Y P H A X, Roi d’une partie de la Numidie, dont les Ha-bitans étoient appeliez MaJJyli , fuivit le parti des Romains,qu’il quitta pour s’attacher aux Carthaginois. Scipion étant ar-rivé en Afrique, défit deux fois les Cârthiginois, conduits parAfdrubal, fils de Gifgoh, & par Syphax. Dans la première ba-taille il y eut quarante mille des ennemis tuez ou brûlez, & fixmille prifonniers. Dans la fécondé, leurs troupes furent diffi-pées, &Laslius avecMafiniffa, Roi d’une autre partie delà Nu-midie , pourfuivirent Syphax, qui fut pris dans Cyrtha avec So-phonisbe fa femme, l’an 551 de Rome, & le 203 avant Jefus-Chrift. Voyez SOPHONISBE. Vermina, fils de Syphax,fut aufli défait. On donna les Etats de Syphax à Mafiniffa; &ce malheureux Roi, après avoir orné le triomphe de Scipion,mourut en prifon. * Plutarque, in Scipione. Doûjat, Suppl.deVelleius Paterculus. Tite-Live. Polybe. Eutrope, &c.
SYR, forterefle des Indes, eftimée comme imprenable.C’eft la principale du Royaume de Brampour. Elle eft fituée furune haute montagne, dont le tour eft de cinq lieues ; & a troisenceintes de murailles, faites de telle manière, que de l’une onpeut fecourir les deux autres. Il y a une fontaine d’eau vive. LeRoi du païs, nommé Miram, ayant été attaqué par leMogol,lui abandonna fa capitale, & fe retira dans la forterefle de Syr,qui étoit alors pourvue de toutes les chofes néceffaires pour fai-re fubfifter pendant plufieurs années foixante mille hommes quiétoient dedans. Il y avoit trois mille canons , dont la plupartétoient fi gros, que leurs coups fembloient autant d’éclats detonnerre. Le Gouverneur du Royaume, Abyffin de nation, &Capitaine expérimenté, y étoit avec fept autres, dont la valeurétoit reconnue ; & le Roi Miram avoit avec lui fept Princes,dont chacun portoit aufli le titre de Roi. Quoique le Mogoltînt cette place afliégée avec une armée de deux cens mille hom-mes, il n’auroit pu s’en rendre maître, s’il n’eût pas trouvémoyen d’en faire fortir Miram fur fa parole, & de gagner ceuxqui la défendoient, à l’exception du Gouverneur Abyffin, quis’étrangla. Il retint Miram, qu’il emmena, ainfî que les autresPrinces qui lui furent tous livrez, & à qui il donna des pen-fions, aufli-bien qu’au Roi Miram. Ce fut ainfi que le Royau-me de Brampour pafla fous l’obéïffance du Mogol. Davity ,Etats du Grand Mogol.
S Y R A, ifle. Voyez S Y R O S.
S YRACES, Syraces, du païs des Saces, s étant fait cou-per le nez & les oreilles, alla trouver Darius Roi des Perfes ,qui faifoit la guerre à fa patrie, & lui fit accroire qu’il avoit reçuce mauvais traitement des Saces, ce quil’avoit obligé de cher-cher un afyle auprès de lui. Ce Prince trop crédule ne fit pointde difficulté de lui confier la conduite d’une partie de fon armée;& alors Syraces s’en fervit pour délivrer fa patrie d’un fi puiffantennemi. " ~ n
* Polyen, in Dario, l. 9.
SYRACUSE, SARACOSA ou SARAGOSE,ville de Sicile, dont elle a été autrefois métropole, n’eft au-jourd’hui qu’un Evêché fuffragant de Montréal. Denys d’Hali-carnajje dit qu’elle fut bâtie par l’un des Defcendans d’Hercule,H h h a toîür