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femme d 'Olivier Guérin, Seigneur de La Beaufle, de Maugivray,deClaviéres, &c. & 5. Jean de Sully, Seigneur de Romefort,mort en 1537, qui de Marie Du Moulin eut pour enfans, An-toine ,1 mort jeune; & Magdelaine de Sully, mariée à Jean deCoigne, Seigneur Du Marteau.
BRANCHE DES SEIGNEURS d'E R R T& de Sancergues.
VII. PiERkE de Sully, I. du nom, fils puîné d’EuDES de Sul-ly, III. du nom, Seigneur de Beaujeu, & de Marguerite deMilly, eut en partage les Terres d’Erry & de Sancergues, &laifla de patine de Courtenay fa femme, 1. Pierre, II. du nom,qui fuit; & 2. Jean de Sully, Doyen de Meun.
VIII. Pierre de Sully, II. du nom, Seigneur d’Erry, deSancergues, &c. vivoit l’an 1388 ,& eut pour fille unique Jean-ne de Sully, Dame d’Erry, de Sancergues, êcc. mariée à N. . .Seigneur de Plancy. * Voyez La Thaumafiére, Hijl. de Berry.Le Père Anfelme, 6cc.
* SULLY (Henri) Anglois, eft un de ceux qui ont dansce fiécle le plus travaillé à perfectionner l’Horlogerie. Feu M.le Duc d’Orléans & M. le Duc d’Aremberg informez de fon mé-rite, lui firent chacun une gratification de 1500 livres. On ade lui les Ouvrages fuivans, Régie artificielle du teins ; Traité de ladivifion naturelle & artificielle du tems ; Des Horloges & des Mon-tres de différentes conflruüions ; De la Manière de connaître les Mon-tres & de les régler avec juftejfe ; Abbrégé de quelques régies pourfaire un bon ufage des Montres avec des réflexions utiles fur la maniè-re de les bien raccommoder, & fur les abus qui s'y commettent ; CourtEffai Jur l'utilité & fur l’excellence de l’Art de l’Horlogerie , fur lesraifons pour lefquelles il n'eft pas plus avancé, à proportion des autresArts curieux, & fur les moyens les plus probables pour le porter auplus haut degré de perfection auquel il puiffe atteindre ; Defcriptiondune Montre de nouvelle conftruBion, préfentée à l’Académie Royaledes Sciences, à Paris en juin 1716 ; Théorie & Defcription de l'Hor-logerie- Il eil mort à Paris le 13 octobre 1728 , après avoir faitabjuration de la Religion Anglicane entre les mains de M. leCuré de S. Sulpice. * Voyez le Supplément de Paris 1736.
S U L M O N E, ville du Royaume de Naples dans l’Abruz-ze Citérieure, avec Evêché, Sc une Principauté appartenante àlaMaifon de Borghéfe. Elle eflcélébré, pour avoir été la pa-trie d’Ovide, qui en parle fouvent. Il dit, Triji. 1 . 4. Eleg. 10.v. 3.
Sulmo mibi patria eft , gelidis überrimus undis,
Millia qui novies dijiat ab urbe decem.
Sulmone a auflî été la patrie du Pape Innocent VII. * ThomasCorneille, DiB. Géegr. E. D. R. Nouveau Voyage d’Italie, to-me 2.
SULPICE SE'VE'RE, Sulpicius Severus, Prêtre, Di-fciple de faint Martin, & Hiitorien eccléfiaftique, étoit né dansl’Aquitaine. Quelques uns croyent qu’il étoit d’Agen ou duéiocéfe, parce que Phébade, Evêque d’Agen, étoit fon Evê-que. Mais M. Bayle remarque judicieufement que cette preuven’eft pas concluante. Il fut marié, & après la mort de fa fem-me , il vécut dans la retraite fous la difcipline de S. Phébade, &paffa fous celle de faint Martin, Evêque de Tours, après lamort duquel il vécut encore 23 ans. Il refta quelque tems àTouloufe; enfuite de quoi il fe retira à Eaufe, dans la GauleNarbonnoife. Sulpice avoit contracté amitié dès fes premièresannées avec Paulin, qui fut depuis Evêque de Noie. Le chan-gement de vie que celui-ci embrafla en quittant les biens 6c lesgrandeurs du monde, fut un exemple qui porta Sulpice Sévéreà prendre le même chepin: auflî faint Martin le lui propofacomme un modèle accompli, fur lequel il devoitfe former à lapiété & à la perfection. Le lieu de fa retraite n’étoit pas beau-coup éloigné de Barcelone, où demeuroit alors faint Paulin, quil’invita par lettres de l’aller voir, lui mandant entre autres cho-fes, que s’il l’aimoit, le chemin étoit court & facile, & qu’ilétoit bien long s’il ne l’aimoit pas. Sulpice écrivit un Abbrégéde l’Hiftoire Sacrée, depuis la création du monde jufqu’i l’an4C0de Jefus-Chrift. Outre cet Ouvrage, digne des meilleursftédes de la Langue Latine, il compofa la Vie de faint Martin;& donna dans d’autres Ouvrages, ce qui lui reftoit à dire de fesactions illuftres & de fes miracles, il publia encore un Dialo-gue, où il parle des Solitaires d’Egypte, en rapportant le voya-ge qu’un nommé Poftbumien, fon ami, y avoit fait trois ans au-paravant. Gennade dit de Sulpice Sévére, qu’en fa vieilleffe ilfut féduit parles Pélagiens; & qu’ayant reconnu fa faute, il fitpénitence, fe condamnant à un filence perpétuel, pour expierle péché qu’il avoit commis en défendant l’erreur. On croit qu’ilmourut vers l’an 419 ou 420, ce qui n’eft pas certain. Voicicomme S. Paulin de Noie en parle ,
Tejlis adeft doBo mirabilis ore Severus,
Et tota Cbriftum cordis virtute fecutus,
Infignis mundi titulis,fed clarior iliaQiia mundum temfit JanBee virtute fidei,
Nobilitate potens, fed multo extentius idemNobilior Cbrifii cultu quam fanguinis ortu.
On voit par là que Sulpice Sévére étoit d’une illuftre naif-fance.
Au refte, Sulpice Sévére eft demeuré dans l’Ordre de laPrêtrife, & n’a point été élevé k l’Epifcopat, comme l’ont pré-tendu Charles Sigonius, Pierre Gallefini & ViCtor Gifelin, quil’avoient confondu par une erreur Chronologique de plus de centans, avec faint Sulpice qui fuit. La meilleure édition des Oeu-
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vres de Sulpice Sévére, & la feule complette eft celle de M,Jean Le Clerc , à Leipfic, 1709, i« oBavo.
SULPICE 1, Evêque de Bourges, à qui on a donné lefurnom de Sévére, ce qui l’a fait confondre avec Sulpice Sévére,dont nous venons de parler, fuccéda à Remi ou Rémédius , 6efoufcrivit au fécond Concile de Mâcon l’an 585. & à quelquesautres. Il mourut l’an 591, après fept ans d’Epifcopat. Gré-goire de Tours nous apprend qu’il avoit de l’efprit & de i’érudi-dition, 6c qu’il étoit bon Poète. Quelques Auteurs ont cru quel’endroit où faint Grégoire parle de Sulpice, a été ajoûté parceux qui ont travaillé à continuer l’Hiftoire de ce Père. * Bail-let, Vies des Saints, 29 janvier.
SULPICE II, dit le Pieux ou le Débonnaire, Evêque deBourges, étoit natif de la petite ville de Vatan en Berry: il eutbeaucoup d’accès auprès de Thierri II, Roi de Bourgogne. SaintAuftregiiîle ayant eu connoiflance de la vertu 6t de la piété deSulpice , lui conféra tous les Ordres facrez, & l’attacha à l’égli-fe de Bourges par quelques Bénéfices confidérables. ClotaireII, Roi de France, le fit fon Aumônier, ou Supérieur d’uneSCommunauté de Clercs ou de Moines qui étoient à fa Cour,Enfin, après la mort de S. Auftregifile, ii fut nommé Evêque deBourges vers l’an 624, & mourut le 18 janvier 644. Nousavons quelques-unes de fes Epîtres, entre celles de S. Didierou Géry de Cahors, publiées parCanifius, Antiq. LeB. tome 5.
Voici les Auteurs qui parlent de ces trois Sulpices.' S. Pau-lin , Epijl. S. Jérôme, in caput tertium Ezecbielis. S. Auguftin,Epiji. 25. Gennade, de Vir. Illuft. c. 19. Idace, Cbron. Grégoirede Tours, de Miraculis S. Martini, l. 4. & Hift. 1 . 6 , c. 39. Ai-moin, Hift. I. 4. c. 16. Honoré d’Autun, de Lumin. Ecclef. I. 2.c. 19. Trithéme 6c Bellarmin, de Script. Ecclef. Baronius, in An-nal. Voflius, de Hift. Lat.l. 2. c. 12. Alteferra, Rer.Aquit.l. 5.c. 6 è? 8. GeorgeHornius, inédit. Sulp. Severi. Giry, Préfacefur la TraduBion de Sulpice Sévére. Sainte-Marthe, Gall. Cbrift.de Arcbiepifc. Bituric. Barthius. Le Mire. Peflevin. Scaliger.Gefner. Baillet, Vies des Saints , 17 janvier.
SULPICE ALEXANDRE, Sulpicius Alexander, a-voit écrit une Hiftoire de France en divers livres, comme nousl’apprenons de Grégoire de Tours, Hift. I. 2.
SULPICIE, Sulpicia , fille de Sulpicius Paterculus , &femme de Fulvius Flaccus, eut la réputation d’être la plus chafte6c la plus vertueufe de toutes les Dames Romaines. Elle futchoifie l’an 639 de Rome, & 115 ans avant Jefus-Chrift, parmicent des plus renommées de Rome, pour préfenter à Vénus Ver-ticordia la ftatue que l’Oracle des Sibylles ordonna de confacrerà cette Déefle, afin qu’elle infpirât aux femmes 6c aux filles Ro-maines plus de pudeur qu’elles n’en avoient. * Pline, l. 7. c.36. Vaiére Maxime, l. 8. c. 15. Ex. 12. Jules Céfar Scaliger,Hypercritiq. Sen. I. 6. Poët. Bayle, DiB. Crit.
SULPICIE, Dame Romaine, vivoit du tems de l’Empe-reur Domitien, vers l’an 90 de Jefus-Chrift, 6c étoit femmede Calénus. Les vers qu’elle écrivit à fon mari fur l’amour con-jugal, fur la fidélité, fur la chafteté que l’on doit garder dansl’état du mariage, fe font perdus; mais il nous eft refté de fa fa-çon une Satire, que l’on met ordinairement à la fin de celles deJuvénal. Elle dit qu’elle a été la première à apprendre aux Da-mes Romaines à difputer de la gloire avec celles de Grèce, quiavoient lailTé de beaux Ouvrages,
Frimaque Romanas docui contendere Gratis,
Sidonius Apollinaris en fait mention, Garni. 9.
Non qitod Sulpicice jocus Tbalice.
Scripfit blandiloquum fuo Caleno.
Martial, qui vivoit dans le même tems, en parle auflî, l. 10.Etpigr. 35 >
Omnes Sulpiciam legant puella ,
Uni quce cupiunt placere viro ;
Omnes Sulpicium legant mariti,
Uni quce cupiunt placere nuptce, £?e.
& dans l’Epigramme 38 du même livre, adreffée à Calénus, maride Sulpicie.
SULPICIUS, famille Romaine, fortie de Camérie, Co-lonie Romaine, établie dès le tems de Romulus. Cette familleporta quantité d’hommes illuftres de ce nom, furnommez Camc-rinus, Cornutus, Pceticus, Longus, Paterculus, Maximus, Pra-textatus, Rufus, Coffus, CraJJus, Florus, Galba, Canus , qui endifférens tems ont rendu de grandes fervices à la RépubliqueRomaine. * Hift. Rom.
SULPICIUS PÆTICUS (C.) Romain, futConfuIavec C. Licinius Stolon, l’an 391 de la fondation de Rome, &le 363 avant Jefus - Chrift. Le tems de fon Confulat eft confidé-rable, par l’inftitution des Jeux Scéniques, & par la cérémonieextraordinaire du clou annal, qui fe firent en cette année pourappaifer les Dieux, 6c faire cefler la pefte. Les Jeux Scéniquesétoient mêlez de danfes, au fon de la flûte ; de Poëiîes groffié-res, que l’on récitoit; & enfin de Comédies, que l’on commen-ça de jouer par une fuperftition, qui fit croire aux Romains queces divertiflemens publics, joints aux louanges des Dieux 6c àquelques facrifices, pourroient délivrer la ville de la pefte quila défoloit. Mais le mal s’augmentant plutôt que de diminuer,ils s’aviférent d’une autre fuperftition;& fur l’avis que quelques-uns donnèrent, que la cérémonie du clou annal avoit fait ceflerplufieurs fois les malheurs de la République, ils créèrent un Di-ftateur pour faire cette cérémonie, 6c arrêter ainfi Ja colère desDieux, Elle fe faifoit ordinairement tous Jes ans le jour des
Ides