de mathématiques. 95
Du mouvement annuel du Soleil ; de la vraiemefure du temps ; & de la dijlinclion des an-nées communes & des années BiJJ'extiles.
ii 6. Outre le mouvement dont nous avonsparlé C 7 & fuiv. , en vertu duquel le Soleil& les autres affres paroiffent décrire , chaquejour, un cercle parallèle à l’équateur , la terrea encore un autre mouvement qui s’achève en365 jours 5 h 49'; mais qui , par les mêmes rai-fons que nous avons données (8) , femble ap-partenir au Soleil. Ce mouvement , fur lequelon règle la grandeur de l’année , eft celui quidonne lieu à la différence des faifons & à l’iné-galité des jours & des nuits , dans les différen-tes faifons.
117. Pour peu qu’on ait donné d’attention auciel , on fait que la hauteur à laquelle le Soleilparoît lorfqu’ii paffe au méridien, n’eft pas lamême chaque jour : qu’elle augmente pendantun certain efpace de temps , après lequel ellediminue pendant un certain autre efpace detemps , pour croître enfuite de nouveau ; en-forte que pendant le cours d’une année , leSoleil s’approche & s’éloigne alternativementde l’un & de l’autre pôle ; mais fans jamaispaffer au-dela d’un certain terme.
Si l’on compare auffi, pendant quelque temps ,l’intervalle entre le pafîage du Soleil, & celuid’une même étoile quelconque , par le méri-dien ; on s’apperçoit que fi , par exemple, leSoleil & l’étoile fe font trouvés une fois au mé-ridien enfernble , le lendemain le toile a déjà