DE MATHÉMATIQUES. 93.
fuitais. Nous nous occuperons , dans la Seétioufuivante, de ceux que l'Aftvonomie fournit.Mais nous ne devons pas omettre de faire men-tion de l’ufage qu’on peut faire de la fonde.On trouve dans les Routiers , des états ou mé-moires détailles des differentes profondeurs del’eau , & des qualités du fond de la mer , dansun grand nombre d'endroits. On ne doit pas-négliger de les confulter. Ces renfeignemens ,joints aux aunes obfervations qu’011 aura eulieu de faire , peuvent fervir beaucoup à con-noître le lieu où l’on eft. Dans certains para-ges , on trouve le fond lorfqu’on eft encore àplus de i 5 o lieues des côtes, & il monte in-fenfiblement à mefure qu’on avance. On doitdonc, lorfque d'après i’eftime faite par les mé-thodes précédentes, on a lieu de fe juger àune certaine proximité des terres , fe tenir furfes gardes, 11’aller de nuit qu’à petites voiles,reprendre même quelquefois le large, couful-îer les routiers, & fonder.
Pour cette dernière opération , on fait def-cendre, an fond de la mer , un poids qui eft:communément de 20 ou 3 o livres de figure coni-que, & dont labafe eft creufée & garnie de fuifpour rapporter des échantillons de la nature dufond. Pour pouvoir juger de la profondeur del’eau, il faut que le poids defeende verticale-ment; c’eft pourquoi , lorfqu'on veut fonder ,il faut s’arrêter, ou mettre côlé en travers;car outre que dans le cas où l’on fonderoiten faifant route , on eftiineroit la profondeurplus grande qu’elle n’eft réellement, ons’expofe-loit d’ailleurs à faire rompre la ligne de fonde.