DE MATHÉMATIQUES. Il'
en fens contraire au mouvement de la terre.Ainfi les affres voifins de l’équateur paroîtronttourner beaucoup plus vite que ceux qui fe-ront voifins des pôles P' & p' de l’équateurcélefte , qu’on appelle les pôles du monde , &qui font les rencontres de l’axe terreftre avecla fplière célefte. De plus ce mouvement desaffres fe fera avec la même uniformité (*) quecelui de la terre , & s’achèvera dans le mêmetemps.
La raifon de ces apparences eft qu’à quel-que endroit de la furface de la terre , quel’obfervateur porte fa vue, les objets reftenttoujours à fon égard dans la même fituation :rien fur la terre ne peut donc lui faire jugerqu’il eft en mouvement; ce n’eft qu’en conft-dérant le ciel qu’il peut s’appercevoir de quel-que changement.
Or , ce changement ne peut lui faire voirautre chofe , finon qu’un aftre qui étoit à fagauche , par exemple, eft actuellement à fadroite ; c’eft-à-dire , que cet aftre eft à fonégard , comme s’il étoit réellement mu de gau-che à droite.
9. Le fens dans lequel fe fait le mouve-ment de la terre , eft d’occident en orient ,
(*) Les parallèles que les aftres paroiffent décrire ,ayant leurs centres dans l’axe P'p 1 , ce mouvement ,à la rigueur , ne feroit pas uniforme pour un obfervateurplacé à la furface de la terre , mais le rayon de la terreeft fi petit en comparailon de celui de la fphère étoilée,que tout fe paffe pour l’obfervateur comme s’il étoit aucentre €.