DE MATHÉMATIQUES. 7
ceux qui font en B , voient l’autre ; ceux quifont en M , voient une. partie Je ce qui eftvifible en A , & une partie île ce qui eft vi-fible en B.
Soit 2 % la terre ( fig. 4 ); A & B deuxpoints oppofés de fa furface. Si par les deuxpoints A & B on conçoit deux plans tangentsà cette furface ( lefquels feront parallèles ) 5& qu’on les imagine prolongés de tontes partsjufqu a ce qu’ils rencontrent le ciel , & y for-ment les ferions circulaires HOZR, H'O'Z'R !;alors HOZR fera ce qu’on appelle l'horizonfeufïble du lieu A •, & H'O'Z'R' fera l’ho-rizon fenfible du lieu B qui eft l’antipodede A.
L’horizon fenfible efl donc un cercle quitouche la lurface de la terre. 11 fepare la par-tie vifible du ciel , de la partie invifible.Un obfervateur dont l’œil feroit placé en A ,ne peut voir que ce qui eft au-detfus du planHOZR , & la furface de la terre lui empêchede voir ce qui eft au deftous. L’antipode B ,au contraire , ne peut voir que ce qui , parrapport à lui, eft au-deftus du plan H'O'Z R'.Il parole donc qu’il y a entre ces deux ho-rizons , un efpace , une zone qui ne peut êtrevue ni de l’obfervateur A, ni de fon antipodeB ; & cela eft vrai à la rigueur , du moinsen fuppofant l’œil de l’obfervateur à la furface.Mais le diamètre AB de la terre eft fi petiten comparaifon de la diftance de la terre auciel , c’oft-à-dire aux étoiles, que l’arc HH'compris entre ces deux horizons , eft abfolu-xnent iufenfible ; eu forte que ces deux lio-
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