ïÇo DES CORROSIF'
lement au-delà des bornes qu on se propose deleur prescrire ; mais il est plus aisé de se rendremaître du caustique lunaire que l'on peut obtenirsous forme solide, qde du beurre d'antimoine,qui est nécessairement liquide , et cela rend raisondu peu d'usage que l'on fait du dernier.
Il faut observer ici que ces substances corro-sives ont différens degrés de force, et quand ellesne suffisent pas pour dissoudre Je? parties plus so-lides, elles peuvent avoir suffisamment d'activitépour détruire les excroissances tendres qui s'élè-vent dans les ulcères: ainsi, en faisant exhaler uneportion considérable des parties aqueuses de l'a-lun , et concentrant par ce moyen son acide , onle rend propre à consumer les excroissances fon-ceuses des ulcères ; néanmoins 1' alun ainsi prépa-ré est toujours un foible escharotique, et les pré-parations de mercure et de cuivre ont plus d'ac-tivité: ces deux genres de remèdes sont connuspour détergef les ulcères de mauvaise qualité, etprocurer un écoulement de pus louable, si néces-saire pour favoriser leur guérison ; et j'attribuetous ces effets à leur puissance escharotique .
L'on peut, dans certains cas, admettre unevertu spécifique dans les mercuriaux,- mais il n'estpas possible de la leconnoître dans les préparationsde cuivre, qui souvent réussissent aussi bien . L'onjie peut, dans la pratique , mesurer ou limiter aus-si facilement la force des préparations de cuivre,que celle des mercuriaux : c'est pourquoi le pré-cipité rouge séché est communément plus conve-nable, parce qu'il est moins sujet à se liquéfier età s'étendre : on a coutume de le mêler avec desmatières grasses ; mais cela diminue beaucoup saforce, et est rarement nécessaire ,