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DES C0RROS1BS. 149

îe , les acides que l'on peut obtenir dans un étattrès concentré , tels que les acides vitriolique etnitreux : on peut en effet les employer commecaustiques ; mais il est difficile, à cause de leurfluidité, de borner uniquement leur action auxparties que l'on veut détruire ; c'est pouiquoi 011les emploie rarement.

Le caustique le plus employé est 3'aJkali fixedéga"é de l'acide aérien qui lui est communémentuni ; en conséquence, lorsqu'on l'a ainsi préparcde manière à remplir l'indication dont il s'agit,on dit qu'il est dans son état de causticité: lamanière de réduire l'alkali fixe ordinaire à cet état,et la méthode d'en faire usage comme caustique ,sont des choses vulgairement connues , et auxquel-les il n'est pas nécessaire de m'arrêter ici. Le doc-teur Edwakd Barry a proposé, dans les Essaisde médecine d'Edimbourg, d'empioyer alternati-vement comme caustique un acide et un alkali.Cette méthode paroît avoir quelque avantage ;mais elle ne m'a pas réussi, et je crois qu'elle nepeut réussir que quand on veut consumer de gran-des masses, et que l'on ne craint pas que l'aci-de, en s'étendant, ne devienne nuisible.

L'on détruit entièrement la qualité caustiquedes acides , en les unissant avec des alkaîis ou desterres; mais il n'en est pas de même lorsqu'on lesunit à des métaux . L'acide nitreux uni à l'argentproduit le caustique lunaire, vulgairement appel-lé pierre infernale , qt*i est d'un usage très-commun;et l'acide muriatique concentré, uni a l'antimoine,donne le produit connu communément sous le nomde beurre d'antimoine, un des plus puissans causti-ques que l'on connoisse; ces caustiques métalli-ques sont sujets aux mêmes inconvéniens que lesacides simples ; c'est à-dire , qu'ils s'étendent faci-

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