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Manuel des Plantes médicinales, ou Description, Usage et Culture des Végétaux indigènes employés en Médecine
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Cabaret.

II.

tive en la répétant. II en est de même de son extrait,qui ne doit se donner que jusqu'à vingt-quatre grainsau plus. Les feuilles ont moins d'activilé et se donnentle plus souvent en infusion , deux à trois gros de sè-ches , ou six à dix feuilles vertes, dans un verre d'eau.On conseille aussi de faire l'infusion dans le vin, etde mettre macérer pendant une nuit sur les cendreschaudes. La propriété vomitive de ces feuilles, etmême de la racine, se perd , dit-on , par la décoctionqui ne produit plus qu'un médicament excitant. Un usagebeaucoup plus fréquent des feuilles consiste à Jes ré-duire en poudre lorsqu'elles sont sèches, et à les in-troduire dans les narines comme sternutaloires. Sousce rapport elles font partie de plusieurs poudres, dontla plus célèbre est connue sous le nom de poudre ca-pitale de Saint-Angp. II ne faut pas que la dose desfeuilles de cabaret s'élève dans le mélange, quel qu'ilsoit, à plus de trois à quatre grains pour une dose ,sans quoi l'excitation serait trop violente.

Propriétés, usages. Les propriétés médicamen-teuses de l'asaret avaient été bien constatées par lesanciens qui rernpioyMem irèrjueftiment. Depuis la dé-couverte de l'ipécacuanha , les médecins s'en serventtrès-rarement, mais il est resté le vomitif des cam-pagnes, parce qu'il est bien plus commode pour unpaysan de faire une infusion d'une plante qu'il trouvesous sa main, et qu'il connaît, que d'aller à grandsfrais chercher dans une ville un vomitif, ou un pur-gatif exotique; s'il emploie le plus souvent une dosebeaucoup trop forte, ses organes robustes j résistent, etil obtient l'effet qu'il désire; toutefois cet usage popu-laire ne justifierait pas les médecins s'ils le prescrivaientdans ces mêmes cas, et voici pourquoi : d'abord sonaction vomitive est très- infidèle, puisqu'il n'est sou-vent que purgatif, et quelquefois même sans aucuneaction; dans d'autres cas il a beaucoup trop d'éner-gie et produit des accidens graves. On en peut direautant de sa propriété purgative ; et quant à son actiondiurétique, on en a plus parlé qu'on ne l'a démontréejusqu'ici. De tout cela il faut conclure que le cabaret