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Toniques.
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sent que les meilleurs, dans ce cas, sont les émoi-liens; et bien que l'orge soit aussi bonne, on préfèrealors la bardane, la scorsonère, la bourrache, la bu-glose, etc.
214. Pour obtenir ces divers résultats , on a dû em-ployer des petites doses de toniques, les répéter souventet à beaucoup de reprises. Au contraire, lorsqu'onles donne comme fébrifuges, c'est bien encore uneffet général que l'on veut obtenir, mais il doit êtrebrusque : il faut les prescrire à doses asbez fortes, pournue l'impression subite qu'ils produisent sur les voiesdigestives puisse être étendue ou répétée dans tous lesorganes. Aussi en donne-t-on alors des décoctionschargées, ou mieux encore la poudre, qui agit plusfortement. Parmi nos plantes indigènes, les plusamères sont celles qui produisent plus sûrement l'ac-tion anti-fébrile ; telles sont la petite centaurée, lagentiane, la germandrée, le trèfle d'eau , etc. , ainsique toutes les écorces que je retrouverai bientôt parmiles astringens; de même que les plantes amères quisont en même temps excitantes, comme les camo-milles, les matricaires, l'absinthe, etc. ; d'où il ré-sulte que, parmi les astringens et les excitans , nousretrouverons les fébrifuges : cependant j'ai dû les pla-cer ici, parce que les meilleurs fébrifuges sont desamers, et que les plantes qui, dans les autres classes,jouissent de la même propriété sont caractérisées parplus ou moins d'amertume.
Au reste , la propriété fébrifuge n'existe pas plusd'une manière absolue que la propriété diurétique ouemménagogue. Ainsi, quoique les toniques amers doi-vent être considérés comme jouissant à un plus hautdegré de la propriété de diminuer ou d'empêcher leretour des accès fébriles, les plantes indigènes quijouissent de ces propriétés n'ont d'effets assurés quedans les fièvres intermittentes simples, bilieuses oumuqueuses, tandis qu'il faut combattre les intermit-tentes nerveuses par les plantes amères antispasmo-diques, telles que la maroute ou la valériane, et que
jusqu'ici
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