Toniques. 143
tion ou en bouillon , ou leurs sucs et leurs extraitsque l'on donne : les plus en réputation sont le pis-senlit, la chicorée, la fnmeterre, la patience, le hou-blon . l'écorne d'orme, et d'autres plantes peu actives,comme lu scabieusc, ia saponaire, la pensée sauvage,la douce-ainère, etc., et enfin les plantes excitantesque nous retrouverons sous le nom d'anti-scorbuti-ques. Ou joint quelquefois a ces moyens de légerspurgatifs. Les dépuratifs sont donc le plus souvent desplantes toniques et quelquefois des plantes excitantesqui débarrassent plus ou moins les voies digestives desmatières que la faiblesse y laisse amasser ; qui, enranimant la force des organes , ou en les excitantlégèrement, rendent les digestions plus faciles; qui,enfin, en propageant ces effets dans toute l'économie ,changent l'état actuel d'atonie, d'inertie de toutes lesfonctions , de tous les tissus Or, dans cette médica-tion générale, le sang reçoit sa portion d'inûuence,et sa constitution s'en trouve améliorée.
Telle est l'idée qu'il faut se faite de la dépuration.On doit sentir qu'elle ne peut être salutaire, par lesmoyens que je viens d'indiquer, que dans les affec-tions de. la peau ou antres maladies analogues pro-duites ou accompagnées d'atonie et de faiblesse géné-rale , de pâleur, de bouffissure, de mollesse, de len-teur dans tous les mouvemens de la. yIj, etc. Maistous ces moyens , malgré leur nom et la confiancequ'ils inspirent au vulgaire, seront toujours nuisibleslorsqu'on les administrera dans des circonstances op-posées ; ainsi , pour emprunter les expressions deAl. Barbier, les personnes qui se plaignent d'avoirun sang fiere , échanffé, et qui donnent, pour preuvede cet état, du fluide sanguin , des rougeurs à la peau,des boutons sur la figure et sur d'autres parties ducorps , des irritations, des douleurs avec chaleur quise manifestent sur di\crs points, etc. , ces personnesréclament toujours des moyens propres à détruire lesïicrelés, ks acrimonies qu'elles supposent existe- dansla masse circulatoire; elles veulent des dépuratifs. On
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