Druckschrift 
Manuel des Plantes médicinales, ou Description, Usage et Culture des Végétaux indigènes employés en Médecine
Entstehung
Seite
145
URN (Seite)
  
Einzelbild herunterladen
 

Toniques. 1 ^5

jusqu'ici aucune de nns plantes n'a pu valoir le quin-quina dans les fièvres intermittentes pernicieuses *.

ai5. On peut aussi employer les toniques à pro-duire des effets moins généraux; il suffît de les donnerdans des circonstances différentes, et d'une autre ma-nière. Ainsi, ce sont des toniques spéciaux les plantesarrières que l'on donne pour combattre les désordresde la digestion, et le nom de stomachiques qui leurest assigné indique assez une action spéciale.. Parexemple, dans le cas d'anorexie, de dyspepsie, etc. ,produites par le relâchement et l'atonie de l'estomac,ce que l'on reconnaît quanti la langue n'a aucune rou-geur et qu'il n'y a aucun autre signe d'irritation, sil'on donne à petites doses, tous les jours avant ou pen-dant le repas, un extrait ou une poudre de planteamére, simple ou un peu excitante, alors ces toniquesn'agissent que sur l'estomac; ils le fortifient, font dis-paraître des nausées, quelquefois des vomissemens ;l'appétit revient, la digestion se fait mieux, et cesplantes, dans ce cas, méritent le nom de stomachi-ques. Mais il faut bien en éviter l'usage, quand lesdésordres de la digestion tiennent à l'irritation, à laphlogose ; ce sont alors les émoUiens qui sont les meil-

* Ce serait ici le lieu de s'expliquer sur la nouvelle doctrinedes fièvres, qui est le sujet, depuis quelques années, de tantdu discussions dans le monde médical. Mais il aurait fallu medécider â prendre parti pour ou contre, et c'est ce que jeveux éviter avec le plus de soin, certain que je suis de mefaire également des ennemis en suivant l'une ou l'autre en-seigne. Il y a un terme moyen au milieu duquel on pourraitse placer ; ce serait le seul raisonnable. Mais je ne crois pasque dans l'état actuel des esprits la vérité puisse encore êtreentendue. laissons au temps à faire taire les intérêts particu-liers . et l'on verra ensuite que le point intermédiaire consis-terait, pour les doctrinaires médicaux , à consentir au retran-chement de ce que la doctrine a de trop exclusif et d'exagéré,et il leur resterait encore assez de choses utiles pour satisfaire:une ardeur ordinaire de célébrité. Pour les autres , il faudraitrenoncer à d'anciennes idées, oser avouer que l'on s'est trom-pé , et que parmi les choses que l'on, défend encore, il y en aplusieurs qu'il faut abandonner,

I

A

i

I