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Èmottîetis.Première c'as e. — Emo'liens.
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îojr. Les plante? de cette classe n'ont que des qua-lités physiques très-faibles ; leur saveur est nulle oufade, et plus souvent mucilagineuse ou huileuse ;leurs principes médicamenteux sont principalement lemucilage, ou l'huile fixe, et quelquefois la fécule. Lespréparations les plus favorables à leur action sontcelks auxquelles l'eau sert de véhicule. On doit doncemployer de préférence les infusions, et surtout lesdécoctions qui se chargent de plus de principes émoi-liens toujours peu volatils. En général les plantesvertes sont plus émollientes : cependant l'eau bouil-lante retire le mucilage des plantes sèches en si grandequantité, qu'elles forment des préparations très-émol-lientes. On fait avec les plantes sèches des poudres,bien que les émolliens soient peu en usage sous cetteforme : on en fait plus souvent des sirops. A l'exté-rieur on applique surtout les farines en cataplasme,ou les plantes cuites, entières ou en poudre. Onse sert des décoctions en fomentations, en bains, enlavemens, etc. A l'intérieur comme à l'extérieur lusémolliens ne doivent être employés ni froids ni tropchauds, mais lièdes.
J'ai dit que l'action des émolliens était très-simple.En effet, ils ne produisent pas de perturbation; c'estlentement qu'ils relâchent les tissus vivans, commeune substance sèche s'imbibe de liquide et s'amollit :on n'aperçoit pas l'impression qu'ils produisent actuel-lement; mais leurs effets sont sensibles parla dimi-nution , sous leur influence , du ton, de la fermeté dessolides vivans , des irritations , des inflammations,insqu'à un certain point de la sensibilité, et par con-séquent de la douleur. Par cela même que l'actiondes émolliens sur les parties vivantes est la plus simpledes actions médicamenteuses, elle approche davan-tage de l'impression que fait l'humidité sur les solidesinorganiques. Qui n'a pas vu un cataplasme amollirla peau, la blanchir, la gonfler, diminuer la tensioninflammatoire s'il en existe, et tous ses symptômes,