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Manuel des Plantes médicinales, ou Description, Usage et Culture des Végétaux indigènes employés en Médecine
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Classification des plantes indigènes. 139

rapprochées dans l'ordre du leur plus grande affinité,en commençant par ia série de celles dont l'action estla plus simple, pour finir par les plus énergiques, oucelles dont les effets sont plus compliqués. Cette mar-che me semhle beaucoup plus naturelle que celle quia été suivie dans les matières médicales les plus ré-centes, où l'on commence par les toniques, les exci-tans ou les diffusibles, pour parler ensuite des émoi-liens et des tempérans, et revenir encore à d'autresexcitans. On ne suit guère, ce me semble, dans untel arrangement la règle la plus simple de toutes, et,j'ose dire, la meilleure en classant, de procéder dusimple au composé. En lisant ces livres, je me sou-viens involontairement de ces immortelles épopées oùles grand* poètes de l'antiquité, à qui nous les devons,ont, par v l'effort de leur génie, su intéresser les lec-teurs en commençant par le milieu l'histoire de leurhéros. Je désire, au surplus, que cette comparaisonne soit pas prise en mauvaise part, car je ne prétendspoint faire de critique ; je veux seulement indiquerun classement des plantes qui paraisse plus naturel queceux proposés jusqu'ici; et, pour le commencer parla racine de guimauve, je n'en reconnais pas moins lasupériorité des ouvrages de matière médicale dont jeviens de parler sur le mien, quoiqu'ils débutent, l'unpar Je quinquina, l'autre par la gentiane, celui-ci parle camphre, celui-là par l'ellébore.

J'ai donc cherche les plantes dont la manière d'agirest moins compliquée ; j'ai trouvé que c'étaient aussicelles dont l'usage est le plus répandu et l'utilité plusgrande, toutes circonstances qui me semblent déter-minantes pour en former la première classe. Il meparaît si naturel que la simplicité d'action et la plusgrande utilité donnent la priorité aux médicamensdans un arrangement méthodique, que je n'hésiteraispas, dans un traité de matière médicale, à placer l'eaupure la première. Tels sont les motifs qui m'ont con-duit à parler d'abord des émolliens.

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