Dessiccation des plantes. ?y
celles qu'il faut cultiver pour suffire à la consomma-tion , comme les camomilles, les menthes, etc. : pourcelles-ci, la culture n'est qu'un moyen de se les pro-curer en abondance ; mais c'est par la dessiccation qu'onles conserve.
Dessiccation des plantes.
i35. La dessiccation consiste à priver les plantes deleur humidité. Ce moyen de conservation , comme onJe conçoit bien, doit avoir une grande influence surleurs propriétés. Je viens de nommer plusieurs plantestrcs-aclives que l'on ne peut employer qu'à l'étatfrais , parce que la dessiccation en l'ait des substancesinertes; il en est quelques autres qu'elle rend plusactives, au contraire ; il n'eu v,*l point qu'elle ne mo-difie plus ou moins : c'est donc une préparation d'uneimportance plus grande qu'on ne le croit comrnuné»-nient. Il faudrait , pour la bien Caire , ne négligeraucune des précautions que je vais indiquer; maison pourrait en omettre plusieurs sans approcherde la négligence que l'on y apporte chez les mar-chands. C'est au point qu'on prend en général beau-coup plus de soins pour la dessiccation des fourrages,qui doivent nourrir les bestiaux, que pour ce lia deplantes qui sont destinées à rendre la santé, à saurerla vie aux hommes.' Il suffit, pour s'en convaincre,de jeter /es veux sur les plantes étendues aux bou-tiques des herboristes : elles sont attachées le plussouvent en paquets beaucoup trop gros pour sécher,assez gros pour se pourir. Si l'exposition est au midi,et qu'il ne pleuve pas, elles courent la chance de sé-cher à peu près; mais si elles ne reçoivent pas le so-leil, et (pie la pluie les arrose, la végétation s'y con-tinue plutôt que leur dessiccation n'a lieu; leurs sucss'épuisent, leur couleur et leur odeur se perdent, etbientôt elles se pourissent ; ou, si après avoir étémouillées et resséchées un grand nombre de fois, untemps favorable vient à leur permettre une dessicca-tion complète", elles restent sans propriétés. Et sitelles sont les observations qu'on peut faire aux portes