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Manuel des Plantes médicinales, ou Description, Usage et Culture des Végétaux indigènes employés en Médecine
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Différences de ■propriétés dans les plantes. 67

tontine les fait décroître, et celles qui restent vertesl'hiver n'ont pas la même énergie pendant eettesaison. Les racines annuelles ont plus de propriétésà l'automne; les autres pendarii l'hiver et au prin-temps ; la colchique est surtout dans ce dernier cas.Les écorces sont aussi plus actives au printemps età l'automne. Quant aux fleurs et aux graines, ellesne peuvent être l'objet d'aucune observation sousle rapport de la saison , puisque les unes jouissentde toutes leurs propriétés au moment où elles s'ou-vrent, et que les autres après leur maturité sontdestinées à les conserver long-temps.

îao. La nature du sol, la disposition des lieuxn'influent pas moins sur les plantes pour faire varierleurs propriétés. J'ai déjà fait remarquer à cetégard les effets de la culture ( 24 et suiv. ), et j'aimontré que les plantes sauvages, surtout celles quisont douées de propriétés actives, ont beaucoup plusd'énergie lorsqu'elles croissent naturellement dais lesol qui leur est propre, que sous l'influence d'uneculture qui ne leur procure qu'une vigueur artificielleau milieu de laquelle les propriétés se perdent. Mais,même parmi les plantes qui croissent spontanément,la nature du sol produit des différences remarquablesdans leurs propriétés. Malheureusement la scienceest encore très-peu avancée sous ce rapport; seule-ment on sait, d'après les observations de M. Théodorede Saussure, que dans les terrains granitiques oucalcaires , les plantes offrent des différences notablesdans leur composition chimique et leurs propriétésnutritives, et on ne possède d'ailleurs que quelquesfaits généraux sur l'influence dn sol et de l'exposi-tion; ainsi je dois reproduire ici, pour la présentersous un autre point de vue, l'observation déjà faite( a5) des labiées et des ombellifères, qui, croissantsur les lieux élevés, dans des terrains secs, arides ,ont beaucoup plus d'odeur, de saveur, et des pro-priétés plus stimulantes, que les mêmes plantesvenues dans des lieux bas et humides. M. Vireycroit que la cause de cette différence se trouve toute

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