Druckschrift 
Manuel des Plantes médicinales, ou Description, Usage et Culture des Végétaux indigènes employés en Médecine
Entstehung
Seite
63
URN (Seite)
  
Einzelbild herunterladen
 

Substitution des plantes les unes aux autres. G5

faut avoir recours à une autre, et ce sera de préfé-rence celle dont les effets sont le plus analogues à lapremière : il en sera de même des autres ; et c'estainsi que les succédanées doivent être employées. Ilfaut toujours remplacer une plante par une autreplante dont les propriétés l'en rapprochent davantage.Telle est la règle de leur emploi. C'est celle que j'aisuivie en indiquant, à la fin de chacun des articles,une ou plusieurs succédanées.

On conçoit, d'après ce que j'ai dit sur les propriétésspécifiques, que l'on peut rarement suppléer entière-ment une plante par une autre, et on ne doit voirdans les succédanées que des équivalens; aussi onne saurait mettre trop d'importance aux substitutionsde plantes. On les fait en général fort légèrement; lesmédecius lus tolèrent trop souvent, et les marchandsen font un abus dangereux. II est très-commun de voirles herboristes qui manquent d'une plante, en donnerune autre pour la remplacer ; de même les pharma-ciens substituent avec trop de facilité la préparationd'une plante à celle d'une autre ; il en résulte des effetsinattendus, souvent dangereux, et toujours une expé-rience trompeuse, source de bien des assertions erro-nées de la part des médecins sur les effets des mèdica-mens.Quand de telles substitutions sont le fruit de l'igno-rance, il fau t déplorer le malheur de ceux qui en peu ventsouffrir: mais lorsqu'elles résultent de cette combinai-son mercantile, qui suggère de ne jamais refuser uneplante ou un médicament, pour ne pas perdre uneoccasion de vendre, ne semble-t-il pjs qu'alors l'auto-rité manque d'une ressource salutaire, faute de trou-ver dans la législation le moyen de punir des délitsaussi dangereux. Je suis bien convaincu que des me-sures coercilives à cet égard auraient les plus heureuxrésultats; mais, puisqu'il n'en existe pas, tout en dé-fendant l'usage des fubstitutions-, si ce tt'est de lapart des médecins, qui seuls doivent les indiquer, j'aicrii devoir en diriger l'emploi pour 1rs autres. Cen'est point assez de signaler un abus, oa n'a rempliqu'un devoir; et si d'avance on sait que les avertisse-