Propriétés spécifiques des plantes. 61
traire , de très-énergiques dont on connaît mal lacomposition , que je n'ai pas cru devoir faire entrer,dans le plan de chacun de mes articles, des considéra-tions sur leur analyse. Dans l'état actuel de la science,à cet égard, cetle partie eût été trop souvent incom-plète ou nulle ; c'est pourquoi j'ai cru devoir l'omettreentièrement. Plus tard, si je suis appelé à refaire celivre, et que la critique ou mes propres réflexions meportent à remplir cette lacune, je le ferai avec plusde succès, parce que la chimie sera plus avancée etm'offrira un plus grand nombre d'analyses à citer.
Propriétés spécifiques des plantes.
116. Après avoir cherché à déterminer jusqu'àquel point on peut compter sur les qualités et sur lacomposition des plantes, pour trouver leurs propriétésmédicinales, je crois devoir revenir sur les propriétésspécifiques pour chercher à compléter ce que j'en aidéjà dit ( jo, 53 et 54 ) 5 et confirmer l'idée quej'ai cherché à en donner. Or, j'entends par propriétéspécifique celle d'une plante dont les effets ne sont pasen rapport avec ses propriétés physiques et chimiques,ou l'action propre dont l'observation montre quelques-unes capables. Il y a loin de là, sans doute, à ce queles anciens entendaient par propriétés spécifiques desplantes; à celte toute-puissance que les charlatans etles empiriques attribuent encore à chacune. Ce n'estpas une faculté occulte et agissant sur les maladiesd'une manière mystérieuse, d'où le vulgaire conclutque le meilleur médecin est celui dont la mémoireest plus heureuse pour lui rappeler, en même tempsque le nom d'une maladie, celui de la plante qui laguérit; ce sont des effets résultant d'un mode d'arlionplus ou moins connu, commun à plusieurs plantes,mais agissant dans chacune à un degré, ou dans unemesure qui se trouve plus en rapport avec la naturede l'affection que l'on veut combattre , et les circon-stances qui lui sont propres. C'est cette propriété par-ticulière à chaque plante active que je regrette de voirrepousser chaque jour davantage. Je crois que l'expé-
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