Couleurs des -plantes.
)5. La couleur verte est si généralement répan-; dans les végétaux qu'elle peut difficilement servir
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giques que celles à fleurs jaunes ou autres. Mais cen'est qu'une exception.
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due dans les végétaux qu'elle pe
à caractériser une propriété. Cependant M. Virey ladonne comme l'indice de l'acerbité , de la verdeurdans le goût, et il cite en exemple les fruits verts,le verjus , le nerprun, etc. , et les herbes potagèresou autres dont les parties qui ne s'étiolent pas restentvertes et conservent une saveur austère et des pro-priétés plus marquées.
96. La couleur rouge est un indice beau-coup plus sûr de la présence d'un acide; et sousce rapport l'embarras serait plus grand à trouverdes exceptions que des exemples. Ainsi tous les fruitsrouges sont acides ; étant encore verts ils étaientacerbes , à mesure qu'ils rougissent ils deviennentacides, et dans plusieurs, quand la couleur rouge cessed'être vive, et qu'ils deviennent noirs, l'acidité dimi-nue. Il semble donc, comme le remarque ^encoreM. Virey, auquel j'emprunte ici beaucoup d'exemples,quelacouleurrougeestle résultat de l'action d'unacide.Ainsi les fleurs bleues de bourrache, de buglose , depulmonaire, de polygala, de geabieuse, ont plusd'acidité quand elles ont passé à la couleur rouge :il en est de même des feuilles de l'épine-vinette, del'oseille, du sumac, de la vigne, quand elles devien-nent rouges en automne. Je n'ai pas besoin de répéterce que j'ai dit ( 70 ) de la propriété des végétauxacides : ils sont raîraîchissans, désaltérans; c'est l'ac-tion que l'on doit attendre en général des plantes,ou parties de plantes, qui ont une couleur rougerive.
97. Mais quand cette couleur rouge devientfoncée on doit s'attendre à trouver la propriétéastringente : ainsi les pétales de roses de Provins nesont déjà plus d'un rouge vif; il en est de mêmedes racines de fraisier, de quiutefeuille, de tormen-tillc, qui sont plus ou moins astringentes ; enfin sil'on passe au rouge-brun on trouve la propriété as-