Odeur des fiantes. !$>
peut les introduire dans nos organes, ou seulementles appliquer pendant un certain temps à la surface ducorps, sans produire l'inflammation.
76. Il résulte de cet aperçu rapide que les sa-veurs indiquent assez bien en raison de leur intensitécomme saveur, et indépendamment de leur caractèreparticulier, la nature de leur action médicamenteuse.On conçoit qu'il se trouve une foule de nuances entreles extrêmes que j'ai cités ; il y a bien aussi quelquesexceptions, et les principales portent sur des plantesvénéneuses. Dans celles-ci seulement des propriétéstrès-actives se lient avec une saveur faible ou indé-terminée ; mais cette saveur a quelque chose de'vireux,de nauséeux, qui n'est ni doux, ni sucré, ni acide ,ni acre, encore moins aromatique; c'est enfin quelquechose de propre aux substances vénéneuses. Tellessont la belladone, les ciguës, la digitale, la jusquiame,la pomme épineuse et beaucoup d'autres. A l a saveurnauséeuse se joint quelquefois une certaine amertume,comme on le remarque dans le suc de la laitue vi-reuse, du pavot ; cette combinaison produit la propriéténarcotique proprement dite , une action sur le cerveauet le système nerveux, en calmant ou irritant selonla dose ; on en a l'exemple le plus remarquable dansl'opium. Je dois ajouter, pour terminer ce que je vou-lais dur des saveurs, comme.indice des propriétésdes plantes, que quelques plantes vénéneuses sontpresque insipides. C'est un fait que je ne fais qu'é-noncer; il suffit de le connaître pour ne point prendretrop de confiance dans l'absence de la saveur; maisj'indiquerai plus tard d'avtres caractères qui ne per-mettront point d'errer à cet égard.
Odeur des plante*.
77. L'odeur des plantes offre moins de ressour-ces pour connaître leurs propriétés que la saveur.Aussi ne remarque-t-on pas une proportion si biengardée entre l'intensité de l'odeur et celle de l'actionmédicamenteuse, que nous l'avons vu pour les sa-veurs; cela tient sans doute à ce que l'odeur n'est pas
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