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Du nombre des plantes médicinales.
et non à d'autres. Je crois que, si l'on se contentaitde n'indiquer que celles qui doivent être employées,même en avertissant qu'il faut rejeter les autres, laroutine ne serait pas convaincue aussi bien qu'en ap-préciant chacune en particulier. D'ailleurs, puisqu'iltort ou à raison, on vient toujours acheter beaucoupde plantes inertes chez les marchands, j'ai dû endonner la description ; si elle n'est d'aucun usage auxmédecins auxquels l'inutilité de ces plante* est con-nue, elle servira aux marchands, qui, pour les vendre,ont autant besoin de les connaître avec sûreté que sielles étaient bonnes. Je pourrais citer beaucoup deplantes qui ne se trouvent dans ce livre que parcequ'elles se vendent encore chez les marchands. C'estun abus sans doute ; mais peut-être est-il destiné àdurer long-temps : les préjugés ne sont pas faciles àdétruire, surtout quand leur objet touche à la vie deshommes. Il viendra un temps, je l'espère, où lepeuple, mieux instruit, ne croira plus à la toute-puissance des plantes, malgré le conseil des méde-cins , et où toutes les personnes qui se mêlent deguérir, avec ou sans autorisation légale, ne partage-ront plus les mêmes erreurs; alors on pourra publierun livre qui ne contiendra que les plantes réellementmédicamenteuses, et dont les effets seront bien consta-tés : le nombre en sera nécessairement borné ; maisil faudrait obliger les marchands à nevendre quecelles-là, et ne leur point permettre d'en avoir d'autres:leur mémoire n'étant point fixée sur un aussi grandnombre d'individus, ils les connaîtront mieux et fe-ront moins d'erreurs en les livrant au public. Voilàles motifs et les règles qui m'ont dirigé dans le choixdes plantes que j'ai décrites dans ce livre ; je crois utilede les résumer.
5g. J'y ai parlé de toutes celles dont l'utilité estévidente, et que l'on emploie souvent; de toutes cellesdont l'action moins prononcée n'est cependantpassansintérêt; enfin pour les plantes inertes, j'ai admis cellesque l'on trouve encore dans le commerce, et que l'oncontinue d'y vendre. En revanche, je dois faire remar-