Propriétés des plantes. 3?
quer que beaucoup de plantes, qui ne manquent pasd'une certaine activité, y sont cependant omises parla seule raison qu'elles n'existent plus dans le com-merce , et ne se vendent plus ; c'est même pour celaque je décris beaucoup moins de plantes qu'il n'en estnommé dans le nouveau codex.
Oo. Après avoir donné une idée générale de labotanique médicinale indigène; indiqué les moyensde connaître les plantes médicamenteuses, et parléde leurs différences avec les autres plantes; fait com-prendre, autant qu'il m'a été possible, ce que l'ondoit appeler propriétés dans les plantes, ou ce qui lesconstitue médicamens , je vais entrer dans le détailde ces propriétés, et faire connaître toutes leurs dif-férences.
61. On se tromperait bien, en effet, si l'on pensaitque les propriétés des plantes ou leur manière d'a-gir sur les actions vitales, sont quelque chose deconstant et de fixe. Il y a bien un mode d'actionque l'on retrouve en général dans la même plante ,parce qu'il tient aux qualités physiques , à la com-position chimique, ou même à des dispositions spé-cifiques : mais ces propriétés sont variables suivantl'âge de la plante, la saison, les lieux où elle apoussé, sa culture, les diverses parties qu'on enemploie, les préparations qu'on leur fait subir, lesdoses, etc.
Des propriétés des plantes suivant leurs formes naturelles.
6a. En général, les propriétés médicamenteusesdes plantes peuvent être supposées d'après leurs qua-lités physiques, et je place en première ligne de cesqualités leurs formes naturelles.
M. De Candolle a publié sur ce sujet une excel-lente monographie , dont il résulte 1°. « que les mêmesparties ou les sucs correspondans des plantes dumême genre jouissent de propriétés médicales sem-blables; 2*. que les mêmes parties ou les sucs cor-respondans des plantes de la même famille naturellejouissent de propriétés analogues. » Il suit de là que