UNIVERSELLE. 9^5
parües malades. Les Marechaux s'en fervent aufli pour les detorfes Sc pour les fou-lures des chevaux.
Onptent d;s Apotres , ott de dorne drogues,Prenez. de la c'nejaune f quatre onces ,De la reßne t de la terebemhme, & de la gomme ammoniac t de ebaeun une once & fix
dragmes,De la litharge d'or , une once & une dragme ,
De Vollbart, du bdelltum & de l'artßohcbe ronde , de chaeun ßx dragmes,De la myrrhe } & du galbanum f de chaeun demi-once }De l'buile commune t deux hvres.
Eaites-en un onguent felon Part,R E M A R Q^U E S.
On pulverifera enfemble dans un mortier huile au fond , la gomme ammoniac, Icbdellium , l'oliban Sc la myrrhe , d'autre part on mettra en poudre chaeun fepare-anent , le verd de gris, l'anftoloche Sc la litharge , on puriRera par le vinaigre enla maniere accoiitumce le galbanum Sc l'opopanax , on mettra cuire la litharge avecl'htüle y ajoütant une livre d'eau ou davantage , s'il en faut, Sc remüäht toüjoursavec une efpatulc de bois •, quand la litharge fera cnite , on y fera fondre la che, lateilnc rompucs par petits morceaux ( les gommes purifiees Sc la terebenthine , oncerirera la bäume de defliis le leu , Ton y.melera le verd de gris , pius l'anftolocheSc enfin les gommes pulverifees; on fera un onguent qu'on gardera dans un pot bienbouche.
11 eft propre pour mondifier les playes Sc les ulceres Sc pour les cicatrifer.
On pretend que le norri d'Apofiolorum vienne de ce que le nombre des droguesqui compofent cet onguent eft pareil ä celui des Apotres, mais il en faudroit donc«xclute l'huile , car fi on la conte , il y aura treize Tortes de drogues, je vois plusd'apparence qu'on ait voulu exprimer par ce beaunom , unecompofitionquipoile-de des grandes vertus.
Au refte Mefue decrit cet onguent fous le hörn de unguentum crafeos , il en faitdeux dirTerences , l'un eft furnomme magnum Sc i'zutrc parvum.* Quand les Marechaux veulent faire venir a fupuration quelque glande, ou autretumeur furvenuc a un cheval , ils fe fervent du melange fuivant.
Prenez quatre onces d'onguent bafilic ordinaire, 5c une once d'emplätre divin ;faites-les fondre enfemble, & a mefure que le nielange fe refroidira, melez-y troisonces de theriaque vieille pour faire un onguent.
Cet onguent a fa vertu & fon utilite , aulli-bien pour les hommes que pour leschevaux 5 il produit un tres-bon effet, etant applique für les tumeurs dures, mali-gnes , douloureufes, enflammees , qu'on appelle Charbons. Il les amollit, Sc il lesconduit peu a peu a la luppuration > en refiftant ä
Vertu«
Unguen-tum cra-feos.
Onguentpour leschevaux.
Vertust
appuration , en rchltant a leur malignite.
Onguent mondificatif d'aehe.
Vrencz. des feinlies d'aebe " t une poignee & demie ,De celles de iterre terreßre , de grande abßntbe , de petite centdttree , de chamadris ,de fange , de mi/lepertuis, de plantain , de milkfeuille , de pervenebe , de grande& moyenne confoude, de bhoine , de cbevrefeutlle , de verveine 5 de veromque ,de caillet , de centmode , de Ungue de ferpent & de pimpcrndle , de ebaeune mepoignee,
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