Dofc.
D'fferencisdes builesd\ mandesameres &cdouces,
Effcncesdes Faiiu-mairs.
Pate d'a-mande/.
Huiles d*a-nis & dinaulcadc.
8Sz PHARMACOPE' E
cite 1'urine , eile diffipe 1c bourdonnemenr d'oreille , on s'en fert pour empörter lestaches de la peau. La dofe par la bouche en eil depms dtmi o ice jufqu'a. une once ,Sc enlavementdepuisdemi once jufqu'a deux onces :on en mftiilc quelques goutresdans les oreilles avec un perir cotton pour la furdite , on la ineie auili quelquefois encette occalion avec un peu d'eau de vie.
L'huded'amandes ameres ne diftere d avec Thiule d'amande douce,qu'en ce qu'ellefe garde plus long-rems fans (e rarscit ioir parce que les amandes ameres conrien-nSnt plus de lel que les amandes douces, lou parce qu'en les chauftant, on fair diili-per une humidite aqueufe qui eil caufe du ranaffement.
Les ellences des parfumeut s ne fonr qu'une huile de ben qu'ils parfument avec desfleurs odorantes- certe hiule de ben a la propricte de ne fe rancir point comme les au-tres huiles, apparemment parce qu'elle contienr moins de flegme, mais comme eilecoute eher, on lui fubllituc fouvenr mal a propos de l'haile d'amande amere, qui amefure que le parfum fe diilipe , devient ran« & defagreable a l'odeur.
La pare des amandes ameres eil un poifon pour les poules } 8c elie ne fair aueurvmal aux aurres animaux ; on s'en fert pour nettoyer les niains.
On peut tirer les huiles des noyaux des fruits & des femences bien oleagineu-fes, a la maniere de celle d'amande amere, mais quand il s'agir de nrei 1 huile d'u-ne iemence peu oleagineuie par expreffion , comme de l'anis, ou quand l'huile eilnaturellement figee , comme dans la mufeade, il faur faire chaüfFer la mauere bienpilee a la vapeur de l'eau ou du vin , puis la preiler tres-fortement , comme ic Tairemarque dans mon Cours de Chymie.
Hütte d'tEtt r s.
Trenet, quarante ceufs ou envtren , & les faltes bouillir dans l'eau jufqu'a cequ'ils fotent durs.
Apres cela f parez. les jaunes des bLihs & les mettez, dans une terrine vermfjeefür un feit modere , les nmuant avec un e/patule jffqua ce qu'ils ror.giftnt CT qu'ilsrindern i.ne hqueur (ttnblMe a de la graijje. Enfeimez.-les enjutte dans un fac detaue forte , & les cxprimez^fortement dans une prejje que vousaurtz.chauff;e ,
Puis gardez. la liqueur hu'üeufe qui enjera ferne , pour l'ufagc.
R E M A R O^U E S.
On prendra des ceufs de fept ou huit jotirs , & non pas plus frais, parce qu'eranrtrop vifqueux , l'huile ne s'en fepareroit pas bien , on les f^ra bouillir dans de l'eaujufqu'a ce qu'ils foient durs, on en leparera la coquille £v le blanc , on emiera lesiaunes dans une terrine qu'on placera iur unperir feu , on aguera la mauere avec uneefpariile ou avec un biftorrier jufqu'a cc qu'elle rouflifle un peu , 8c qa'il en fo. rccomme de la mcetle fondue, on la merrra alorsdans un fac de toile de chanvre forte ,& on l'exprimera leplus fortemenr qu'on poarra enrre des plaques bien chaudes, ilen forcira une huile jaune qu'on gardera.Vernis. Elle eft propre pour adoucir la peau , pour en 6-er les cicatrices, pour rempln- lescaviTz de la pe ire veröle, pour les crevalfes du fein , pour la b;ülure.
Quand on veut rendre l'huile d'ceuf blanche, & lui o.er l'odeurd'empircume quele feu lui a donnee, il faut l'expofer a la rofee de la nuir äc du matin pendant le moisde May , l'jgirant de rems en rems , & connnuer douze ouquinze nuirs.
Onchauffe U Ton deifeche les jaunes d'ceufs dmcisavant que de les preffer., afin