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Pharmacopée universelle : contenant toutes les compositions de pharmacie qui sont en usage dans la medicine, tant en France que par toute l'Europe, leurs vertus, leurs doses, les manieres d'operer les plus simples & les meilleures ; avec un lexicon pharmaceutique, plusieurs remarques nouvelles, et des raisonnemens sur chaque operation
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UNIVERSELLE.

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pecite mar-

Dofe.

de vln d'Efpagne pour faire une pafte (iure dont on formera des trochifques qu'onmettra fecher a l'ombre.

Ils fonr propres contre la pefte &c contre toutes les autres maladies malignes, ils Vertusrefiftenc aux mauvaifes humeurs les chaffänt par tranfpitation, ils entrent dans latheriaque; la dofe en eil depuis un fcrupule jufqu'a une dragme.

Galien rapporre cetre compofition en vers hexametres fous le nom de magmxhedjocbroon; c'eft a dire pafte de belle couleur , a caufe du fafiran qui y entreAu defaut du verkable marum qui eft rare, on peut fubftituer ici la petitiolnine & en mettre le double.

Comme ces trochifques ne fönt guerc ufitez que dans la theriaque, on ne les pre-pare pas fouvent, mais quand on compofe la theriaque , l'on y fait entrer les ingre-diens de cette defcription en une proportion convenable fans fe donner une peineinutile de les prcparer en trochifques.

Trochifques de Jcilte.

Trenez* des fc'illes envelopees de pate & cuites au four , une livre ,Des meines de diäame blanc fubtilement pulverifees , huit onees t

Melez,-les enfemble , & en fAltes une maße dont vom formerei- des trochifques quiferont feebez. a l'ombre.

$. E M A TL QJU E S,

On enveloppera des oignons de fcille chaeun feparement avec de la pafte ordi-naire ä. l'epaifieur d'un travers de doigt, on les mettra cuire au four dun Boulangerauffi long-temps que le gros pain , puis les ayant retires , on en feparera la paftecuite , les feuilles rouges de deifus , & ce qui peut y etre de racines , on battra lesfeuilles blanches cuites dans un mortier de marbre avec un pilon de bois, & Tonen paffera la pulpe par un tamis : On pefera cette pulpe, & für chaque livre onme-lera exaetement dans le meme morner huit onces de raeme de diclame fubtilemencpulveriiee , puis on en formera des trochifques qu'on fera fecher a l'ombre.

Ils fönt alexitaires & propres a ineifer & a detacher les humeurs vifqueufes du cer-Veau & de la poitrine : On s'en fert pour 1'Apoplexie , pour l'Epilepfie, pour 1'Afth-me , ils entrent dans la theriaque ; la dofe en eft depuis un fcrupule jufqu'a deux.

On recherche ordinairement les oignons de fcille blancs, comme les meilleurs aetre employez dans cette compofition. On les entoure de pafte avant que de les met-tre dans le four , afin qu'ils feeuifent dans leur propre fuefans qu'ilfe raffe beaueoupde diffipation de leur iubftance volatile, cette coetion les amollit en forte qu'on en

!>eut tirer la pulpe , Sc eile adoucit leur acrete , parce quelle emoufle les pointes deeur fei.

Il n'eft pas vrai que la croute ou la pafte cuite qu'on retire d'aurour des oignonsde fcilles foit un poifon, comme plii/ieurs le croyent, car les animaux en mangencfans qu'il leur en arrive aueun aeeident.

Onfepareles premie.es lamines de la fcille , parce qu'elles fönt ordinairementfales & roties, on ne prend que la partie molle. Les Auteurs recommandent d'en re-jetter le cceur, mais je n'en voy pas de raifon, & je le croy auffi bon que le refte.

Les Modernes onr fort a. propos change la farine d'oiobeque les Anciens em-ployoient dans la compofirion de ces trochifques , en la racine de diftame pulveri-fee, laquelle a incomparrblement plus de vörriu

_ Onn'employe guere les trochifques de fcille que dans la compofition de la the-riaque, je aouve qu'il eft aflez muule de les prcparer, car on pourvoi: fe contencex

Ddd iij

Vertus.Dofe.