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Pharmacopée universelle : contenant toutes les compositions de pharmacie qui sont en usage dans la medicine, tant en France que par toute l'Europe, leurs vertus, leurs doses, les manieres d'operer les plus simples & les meilleures ; avec un lexicon pharmaceutique, plusieurs remarques nouvelles, et des raisonnemens sur chaque operation
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394 PHARMACOPE'E

Du bois d'aloes , du gyrofle , du macis , de la mix mufcade , de chacun quatre dvagmti".

Apres ceU expofei. le tout au foleil dans un vaiffeau de terre verntße; puisfaites fe-,eher ce melange , pi!ez.-le tres-menu &le rendei* en poudre impalpable.

Enfin avec quatre ferupules de campbre y & une fuffifante quantite d'eau de rofes >faites-endes treebifques qtie vous ferex, feeber a l'ombre.

Quelques-uns parfument cette compo/ttton avec dix-huit grains de mufc.

R E M A R Q^U E S.

On pulverifera enfemble le fantal, les rofes, le fumach , le bois d'aloes , les gv-rofles, le macis & la mufcade ; d'une autiepart on metrra en poudre la gomme arä-bique dans un raortier chauffe ; d'une aurre part on broyera le fpode ou yvoirebrule für le porphyre , on melera les poudres enfemble.

Ontirerapar expreffion les lucs d'ofeille , de verjus, de bayes demyrte , onfe-ra boüilLir quelque tems dans ces lucs les noix. de cypres & les bayes de myrre bienconcalfees &: les rofes rouges , on coulera la decodtion avec forte expreilion, on ydifloudra les poudres, on mettra la diflblution dans une ecueile ou un plat de terrevernifle , & on l'expofera au foleil jufqu'a ce qu'elle fe foit evaporee ou deflecheeen confiftence folide, alors on lareduira en poudre , on la melera avec le camphreauffi pulverile , on reduira le melange en malle avec ce qu'il faudra d'eau de rofe,& Ton en formera des troclufques qu'on mettra fecher a l'ombre. Quelques-unsajoutent dans la compofnion dix-huit grains de mufc pour la parfumer.Vertus. Ces trochifques fortihent 1'eftomacli ,le cceur & le foye , ils appaifent le choleraDofe. morbus, ils arretentles hemorrhagies. La dofe en eft depuis un ferupule jufqu'a unedragme.Ramich , Ramich eft un mot arabe qu'on croit venir par corruption de rumex qu iignificd'ou vient ofedleoucoing.

On peut pour abreger la preparation de ces trochi/ques, faire evaporer la deco-ction dans une ecueile de terre verniflee, ju/qii a conhftence de miel, puis on y cor-porifierales poudres & le camphre pour faire une maile dont on formera les tro-chifques , car il ne fax a rien de faire deflecher le melange comme demande l'Au-teur , pour enfuite le rehumetter avec l'eau de rofe.

Les fucs d'ofeille, de myrte & le verjus etant chargez de leurs propres fubftancesne fönt guere en etat de recevok celles des myrtilles , des rofes ik des noix de cy-pres qu'on fait bouillir dedans, on pourroit fe difpenier de faire cette decoctionen employant les ingrediens qui la compofent, dans la poudre on pourroit meineretrancher les fucs de bayes de myrte & le verjus , & faire la compolition en la raa-niere fuivante.

7rochlfqu.es de ramich, reformes.

Prenez. des noix de cypres , des bayes de myrte, & de la gomme arabique, de chacunune once ejr de mie ,Des rofes rouges & du fantat citrin, de ebaeun dix dragmes ,Du fumac & de U raclure d'yvoire , de ebaeun une once ,

Du bois d'aloes , des gyrofles, du macis , de la noix mufcade } de chaeun demi-once ,Du campbre , quatre ferupules.

Que toutes ces drogues foient pilees y melees & incorporees avec le fuc d'ofeilleepai/ji en mid t pour en faire une majfe dont on formera des tmbifques fehnl'art.