Druckschrift 
Pharmacopée universelle : contenant toutes les compositions de pharmacie qui sont en usage dans la medicine, tant en France que par toute l'Europe, leurs vertus, leurs doses, les manieres d'operer les plus simples & les meilleures ; avec un lexicon pharmaceutique, plusieurs remarques nouvelles, et des raisonnemens sur chaque operation
Entstehung
Seite
273
URN (Seite)
  
Einzelbild herunterladen
 

ü N I V E R S E L L E. irj

ratforts cu'its att fottr dans un vaißeau bim dos. cLnfiez« le tont AVcc trois Ihres de ß*.fre blatte, & le cuifeu en fyrop.

R E M A R QJU E S.On ineifera ies herbes , 8c l'on en fera une deco&ion dans quarre livres d'eau ädiminution de la moitie, cependant on mettra cuire au four des grofTes raves dansun pot de terre couverr , puis on les ecrafera, Sc on les exprimera pour en avek unelivre de lue qu'on melera avec la decoction coulce & le fucre, on clarifiera le nie-hnge avec un blanc d'aeuf, Sc on le fera cuire en fyrop.

Ü eft propre pour l'afthme, pour fortifier la poitrine, Sc pour exciter l'urine j la Venus,dofe en eft depuis demi once jufqu'i une once. Dofe«

On pourrok corriger deux chofes dans la deferiprion de ce fyrop, la premiere eftde faire bouillir rrop long-teraps les herbes, car cette longue cottion düftpe beau-coup de leur fei eflentiel en qui confifte leur verru principale , il fufliroit donc deles faire cuire ä diminution du quart de l'humidke ; la feconde eft de faire cuire lesraves au four avanr que den rirer le fuc, car on pouroit fort bien tirer cefuc enra-pant des raves Sc les exprimant fimplement, fans alonger l'operation par cette ck-conftance ixiurile.

Syrop d'e'tyfimttm , de Lobc'lius.

Vrenet. de la flaute entiere nommee eryßmum on velar , nouvellement cunllie ' ßxpoignees,Des racines d'aunee , de p.is-d'ane nouvellement cueilli , de rtgJifft & des raißns paffes

mondet,, ds ebaeun deux onces,De la borrache , de la cbicaree, & des capillaires , de ebaeun une poignee & demie ]Des fleurs cordiales de rofmarin , & de betoine ou de ßeeebas , de ebaeunes , demiepoignee. De la femence d'anis t ßx dragmes.

Apres avoir coupe &pile Ces herbes , faltes en une decoäion avec trois chopines d'eaud'orge & autant d'bjdromel, dißolvez* dans la colature une livre & demie de fm <Pe-ryßmmn, & trois livres de fucre blanc. ciarifiez~-les & les cuiftt, en fyrop.

R E M A R Q^U E S.On fera bouillir une poignee d'orgedans cinq livres d'eau jufqu'i diminution du Eali d'orge.riers, cc fera l'eau d'orge - , on mettra fondre Sc on ecumera dans un autre vaifleaufix onces de miel dans trois livres d'eau commune , ce fera l'hydromel > on le rae- Hydromsi.lera avec l'eau d'orge , Sc l'on y fera bouillir les racines nettoyees Sc coupees parpears morceaux , enfuite les raifins mondez , puis les herbes ineifees , Sc enfin lesfleurs, la regliffe Sc l'anis concaffez , quand la decoction aura fuftifamment bouillion la coulera, & on y melera le fuc d'eryfimum tire par expreffion & le fucre , onclarifiera le melange avec un blanc d'ceuf > & on le fera cuire en fyrop.

Il eft propre pour attenuer 8c pour deucher les phlegmes trop epais de ia poitri-ne Sc des poumons, ilexcke le crachat, iiprovoquelelaiiftaux nourices, il aide ala refpiration ; la dofe en eft depuis demi once jufqu a une once.

L'eau d'orge Sc l'hydromel etant deja chargez de leur fubftance, ne peuvent pasrecevoir celle des ingrediens qui bouillent dedans en aufli grande quantite qu'ilferoit a. fouhaiter, je rrouve qu'on feroitmieux de fe fervir de l'eau commune pourfaire la decoction, Sc de meler demi livre de miel avec le fucre quand on corn-pofe le fyrop.

On peut faire un fyrop d'eryfimum fnuple en melant Sc mettant cuire enfemble

Vertus.

Dofe