UNIVERSELLE. 8j
eontiendra que la crafTe de l'orge, on lavera encore l'orgeavec de l'cau chaude juf-qu'a ce qu'elJe ne teigne plus, puis on la feiabouillk dans une quantitc fuffifante denouvelle eau jufqu'a ce quellecommenceä fe crever , alorson retirera la deco-£hon de dellus le feu Sc on la laiiTera refroidir. On pilera les deux onces d'aman-despelees dans un petit mortier de marbre avec un pilon de bois ; Sc quand ellescommenceront a femettre enpäte, on y verlera peu a peu une livre de la deco-ction d'orge pour faire un laidt qu'on coulera avec expre/fion , Sc Ton y diflou-dra le fucre en poudre. On aura un amande qu'on pourra aromatiier avec demi-onced'eau de fleur d'orange pour le rendre plus agreable , c'eft ce que les Limonadiersvendenc depuis quelques annees fous le nom d'Orgeat; il y a cecce diffetence qu'ils Orgeat desn'obfervent pas d'y employcr la decoction d'orge monde, mais qu'en fa place ils fe Ljmon &-contentent d'eau pure pour tirer le laid des amandes, la fraicheur de la glace qu'ils dlcrs *lui donnent, contribue aulli a le rendre delicieux.; on peu't y meler deTambre Scdu mufc fion le trouve a propos.
L'amande eft un remede alimenteux ptopre pour nourrir , hume&er , rafiraichir, Vertu*;reftaurer la poitrine, pour calmer la toux , pour adoucir les acretez de la tracheeartere, pour excicer le dormir.
On peut au Jieu d'eau d'orge employer le Bouillon de veau ou l'eau de poulet,pour tirer le iaicl: des amandes Sc au lieu du (ucre , le fyrop violat ou celui decapillaire, ou meine les fyrops de nenuphar Sc de pavot blanc quand on voudrarendre l'amande fomnifere.
Ofgext.
Prenez, de l'orge feparee de [on ecorce , trois onces; faites-la bouilllr a petit feudans de Veau bkn clahe , & apres avoir jette cette premiere eau verfemen d'autredans laquelle l'orge bomllira pendant quatre a cinq beures.
Coulera enfitite U liqueur & y faites fondre ce qu'il faudra de fucre blanc pour luidmner un gvüt agreable ; apres ceU dinnex, encore quelques boittllons a U decottion , &l'orgeat fera fait.
R E M A R Q^U E S.
On lavera l'orge monde •, on le fera bouillir un demi-quart d'heure dans envi-ron une Uvre Sc demie d'eau commune , on jertera cette premiere eau qui ferajaune& Ionen mettra afa place quatre livres d'eau bien claire , on continueraJa coction a penrfeu jufqu'a ce que l'orge loit crevee , alors on retirera la deco-ction de defüus le reu , & quand eile fera a demi refroidie, on ecralera l'orge avecune cuilhere Sc on Ja diflbudra autant qu'on pourra dans la liqueur , on palfera ladinoiuuon par un tamis de cun , on y ajoutera ce qu'il faudra de fucre pour Ja ren-dre agi^able , & l'on fera mitoner Je meiange für un petit feu jufqu'a ce qu'il feloitepaiili :n coniiftence de panade daire, onendoit avoir une moyenne ecuelleequ'on fera prendre au malade , chaude commeun bouiJJon a l'heure du doimir,c 'eil l'orgeat qu'on appeüe vulgairement o< ge monde. Or^ea*
Ceft un remede ahmenteux. I'l nourric & reftaure en hume&ant Sc rafraichiflant Or^e raon-lapoitrine , ll provoque le tommed Sc ü modere la roux. de.
Si les quatre Lvlcs d'eau ne fumfoient pas pour faire cuire l'orge jufqu'a crepa- Vertat-ture , il enfaudror. üiettre davantage , maisilfaut quelle foitchaude , car fx on l'yNerfoitfroide, eile empecheroit que l'orge ne s'amolic.
Lii;