UNIVERSELLE. 9
En cirquieme lieua les infufer dans des liqueurs , foit pour les faire dilTotidre,commc U cerufe dans le vinaigre •, foic pour communiquer leur vertu a la liqueur,comme quand on fait tremper le fenne , les rofes, la lhubarbc dans l'eau; foit pourcorriger leur adtion trop forte , comme quand on met tremper la racine d'efula dansdn vinaigre avant que de l'employer ; (oit pour les ouvrir & pour augmenter leurvertu, comme quand on fait tremper les daclres dans du vin blanc ou dansl'hydro-mel, Sz quand on fait infufer l'antimoine dans une liqueur acide pour le rendre eme-tique ; foit pour les conferver, comme quand on met des fruits, des racines, ou desanimaux dans de l'efprit de vin, ou dans du vinaigre; foit pour les attendrir en fortequ'on puifle les pulverifer facilement, comme quand on eteint du cryftal &c descaillous rougis dans du vinaigre.
En fixiemelieu a les faire macerer ou digerer , comme quand apres avoir pile lesvofes, on les met dans un pot, on les couvre de fei, & on les laufe en cet etat pen-dant plufienrs mois, afin que le bd & l'huile s'exaltant par la fermentation, on re-tire enfuite plus d'efprit quand onles fait diftiller. On fait ecumer du miel dans del'eau , puis on le met dans un lieu chaud pendant plufienrs mois , afin que par ladigeftion ou fermentation ü devienne vmeux.
En ieprieme lieu a les faire cuire, foit pour les amoür, comme quand on fait bouil-lir les racines d enula 8c d'alrha:a pour en tirer la pulpe ; foit pout qu'elles commu-niquent leur qualite a la decodion , comme quand on fait des tizanes; foit pourles rendre epais comme quand on fait cuire le mouft ou le fuc de coing en fapa, ouen cotignac •, foit pour les conlerver comme quand on confit les racines, les yeux depeuplier; foit pour les corriger, comme quand on fait bouillir la cafle, afin d'empe-cher qu'elle n'excite des vapeurs ; foit pour les purger de leurs parties inutiles, com-me quand on fait cuire la litharge,& les autres prtparations de plomb avec les huilesSc les graiiles^foit pour augmenter leur force, comme quand on torrefie la rhubarbepour la rendre plus aftringente , & quand on calcine l'alum pour le faire devenirefcarrotique.
En huitieme lieu a les fcier ou couper comme les bois , a les hacher comme lesherbes , a les raper comme la corne de cerf, l'y voire , a les limer comme le fer ,Vacier , a. les cafier ou rompre comme les racines , les fruits fecs.
En neuvieme lieu a les reduire en poudre , foit par le möulin comme les fari-nes , toit par le mortier comme le fenne, la rhubarbe, foit par la molette für le por-phire, comme les coraux, les perles.
La mixtion des medkämens confifte a. les melanger Sc unir enfemble pour en fairedes compofitions. l'our ce melangeil faut premierement diftinguer les Ingrediensquis'unillent enfemble mttirellement, d'avec ceux qui ne peuvent avoir de liaifonque par art - , l'huile , par exemple , s'unit bien avec les lubflances graiTes , mais eilene fe lie qu'imparfaitement avec les fabftances aqueufes, on eil contraint den fairele melange dans un mortier , comme quand on prepare l'onguent Nutritum ou lebeurc de Saturne : l'efprit de fei femble fe lier facilement avec l'efprit de vin, nean-moins la liaiton en eft: plusetroite quand on les fait circuler ejifemble dans un vaif-feau de rencontre, comme quand on prepare l'efprit de fei dulcifie, on mele un peud'huile de canelle ou quelque autre eflence dans du fucre candi pulverile pour faire1'oleoftccharum, afin que l'huile etant rarefiee par ce moy en dans les parties du fuc;e,eile puifle etre difloute avec lui dans les liqueurs aqueufes. On mele de la tereben-thine avec du jaune d'ceuf pour la rendre difloluble dans les dccocKons.
En fecond lieu, on doit (cavoir les moyens dont ll faut fe fervir pour le melangeilcs drogues, car quelquefois il futric de les agiter enfemble dans un mortier commc
Infufer.
MaceratiSou dye-lHon.
Codtion.
Scier oucouper,ha-cher , ra-per, limer,cafier ourompre.Pnlverifa-tion
Mixtiondes medi-camensa