Gratida»
iemenceschaudes.
Petice»femenceschaudes.
FiagmffRSpreckux.
Eaux cor-dialcs.
_ Eaux an-tipleureti-ques.
Huiles ir<xmachiques»
Onguentschauos.
Onguentsfroids.
les qua-tre faiines»
UNIVERSELLE. 7
Les quatre grandes femences chaudes fönt celles d'anis, de fenoüil , de cumin 6c<le carvi.
Les quatre petites femences chaudes fönt celles d'aehe , de perlil, d'ammi &c dedaucns.
Les cinq fragmens precieuxfont l'hyacinthe , l'emeraude, le faphir , le grenat,Ja cornaline.
Les quatre eaux cordiales fönt celles d'endive, de chicoree, de buglofe & de fea-bieufe ; on pourroit y joindre plufieurs autres eaux de la meine vertu, comme cellesde chardon benit, d'ulmaria, de fcorfonnaire, d'oxytriphyllum, d'ofeille, de me-lifTe , de cerifes noires.
Les quatre eaux antipleuretiques fönt celles de feabieufe , de chardon benit, detaraxaeon , & de pavot rhaeas ou coquelicoq.
Les trois huiles ftomachiques fönt celles d'abiinthe , de coing & de maftich ; onen trouveroit d'autres qui auroient encore plus de vertu pour fortifier l'eftomach ,comme celles de mufeade , de macis , de gyrofle , de laurier.
Les trois onguents chauds fönt l'onguent d'agrippa , l'onguent d'altha:a, l'onguentnerval.
Les quarre onguents froids fontl album Rhaiis, le populeum, le cerat de Gaben,J bnguent rofat.
Les quatre farines fönt celles d'orge , de feves , d'orobes & de lupins j on y Jointfouvent celles de froment, de lentiiles , de lin , de farnugrec.
CHAPITRE III.De la preparation des Äiedicaments,
A Pharmacie Galeniquefe reduit a trois Operations generales, qui fönt Ie~/ ledtion , la preparation & la mixtion des medicaments.L cleclion confifte a choifir ies drogues fimples dont on fait les remedes. Pour Eleäion.proceder d ce choix avec exaetitude on doit obferver pluiieurs circonftances.
Premierementles lieux, carquelquesunes demandent Fair desbois, deschamps ,les autres la eulture des jardins, les unes les lieux aquatiques ou marecageux, les au-tres les lieux fecs & arides •, les unes les lieux montagneux, les autres les fonds ou lescampagnes •, les unes les murailles, les rochers', les autres les bords des chemins, lesfoffez, les visnobles •» les unes les terres eraffes, les autres les terres fabloneufes.
En fecond Jieu le climat, car les unes excellent dans les pays chauds , &: les autres Cljnj%fc'dans les pays froids. Ainfi lefenneduLevant eft beaueoup plus purgatif que celuiqui croit aux autres pays; i'jps & le fenoiül de Florence (ont meilleurs que ceux deFrance. Lecochlearia eft plus abondant ÖC plus rempli de vertu en Angieterre qu'enFrance.
En troifieme lieule voifinage, car qnelques-unes acquierent de la vertu des plantes Le voii>Toiiines, comme l'epithyme qui croit für le thym, la eufeute für le hn, le polypode & a *s> Q 'le guy für le chene. Les autres ont plus de force & de vertu quand elies croiiTenteloignees les unes des autres, que quand elies fönt proches, comme les coloquintes.
En quatrieme lieu le tems, car quelques-unes fönt dans leur plus grande vigueur Lj terops»au Printemps, les autres en Ete , les autres en Automne - , on ne peut pourtant pasdeligner un tems bien prefix en cette occafion , car fuivant les differents climats ,les mixtes croiflent plus du moins vite. La regle generale eft que les plantes doivent«tre cueJJj.es , s'ilfe peut, enbeau tems, avant qu'elles pouifent leur graüie ; les