UNIVERSELLE. 1
clifpofez au mouvement, qu'ils agiflent des qu'ilfont dansi'eftomacli , en quoi iisdifterent des purgatifs ordmaires qui ont le temps de defcendre jufqu'aux inteftinsavanr que d'exciter leur fecmenration , tels fönt le foye d'antimoine, le carrre eme-tique, le vnriol, l'azarum. Le vomiffement fe feit par ces remedes, parce qu'ilspiquent les fibres de l'eftomach & y caufcnt une efpece de convulfion.
Les remedes diaphoreciques ou fudorifiques Com ceux qai etant compofez de par-ties volatiles , ouvrent les poresdu borps, Sc cn chaflentles humeurs par la tranipi-ration, tels fönt lesiels volatils, lafqaine , la farfepareilie , legayac.
Les remedes dmretiqaes ou aperitifs fönt ceux qui etant compofez de partics fa-lines& penetrantes, rarerie.it le fang , Sc en foiuprecipiter la ferofite avec plus devitelle qu'auparavant, tels fönt le cryllal mineral, l'efprit de fei, le vin bianc , leperfil, lache , lebnvfcus, l'afperge.
Les remedes cordiaux ou cardiaques fönt ceux qui fortifient le coeur en reparant losefprits, Sc donnent plus de vigueur au corps qu'il n'en avon; il y ena de deux dpecesgenerales, de rareriants & de rixants; les raretiants par la tenuite de leur iubftance&par leur volatilite, augmentent le mouvement Sc la circulation des humeurs, tels föntla poudre de viperes, les confedVions dalKermes Sc d'hyacinthecomplertes, le mu!c,l'ambre, la canelie, le lantal citrin; les iixants par leur acidite ou par leur quakte nar-cotique, moderent ou fu'pendent le moavent trop impemeux des efpri;s,relsiont i'el-prit de vitriol, les fncs acides de citron, de grofeille, d'epine-vinette, les fcrrraiferes.
Les remedes cephaliques fönt ceux qui etant compofez de parties hilphurcules Scfaimes volatiles, donnent une vapeur agreable au cerveau, laqaelle apres avoiratte-nue Sc faiten partie diiliper la pituite trop groffiere t ranimeies efprits anirnaux Scexcite la circulation des humeurs , tels fönt le tabac , la betoine, lc ftoechas, lafauge , la marjolame , le gyrofle.
Les remedes oph almiques fönt ceux qui fortifient Sc gueriflent les maladies desyeux •, il y en a de plufieuis fortes, les uns fortifient en echaufrant, lorfque la vue aete debilitee par un defaiit d'efprit, Sc par quelque fluxion d'humeur pitueule ouphlegmatiques, tels fönt l'eau de vie, l'eau de fenoiiil, l'eau de la Reine d'Hongne :les autres rortirient les yeux en les rafraichiflant, lorfqu'ils fom rouges Sc eniiam-mez , tels fönt le laict de femme, les eaux de plantain, d'euphraife, de chelidoine ,le blanc d'ceuf, ia petiie confoude , ou marguerite : les autres gueriflent les yeux endetergeant 6c deffechant les petits ulceres qui s'y fönt formez, tels fönt le colyre deLanfranc , la tuthie preparee , le fei de faturne , le fuc candi, l'iris de Florence ,le vitriol, les trochifques de Rhaßs.
Les remedes dentrifiquesfont ceux qui etant deterfifs Sc aftringents, fönt propres anettoyer les dents, a rafrennir leursligaments, Sc a les fortifier, reis fönt le vin Ferre,le bois de leatifqae, les rofes rouges, le corail, Tos de feche, la pierre-ponce, le painbrCile, Li creme de tartre ; on met encorc en ce rang les efprits de vitriol Sc de (ei quinettoyent Sc blanchiiient les dents en peu de tems, mais ilsles corrodent Sc les ga:enr.
Lee remedes pectoraux ou bechiques fönt ceux qui etant compofez de fubftartceshuileufes,'douces & temperees, adoucdient les acretez qai pourroient defcendre fürJa poitrine, Sc amoliffent les phlegmes qui s'y etoient attachez, tels fönt le laiit, letuliilage , la reglule , la racine d'althea, les raihns, les jujubes •, on fe fert aulli de»remedes deterfirs Sc rareliants dans les maladies de poitrine , oü il s'eft fait obitru-,t~tion ; comme dans l'afthiae , tels lont les racines d'enule campane Sc d'iris , lespreparations de loullre , iesfleursde benjoin.
Les remedes ftomacmqaes fönt ceux qai ecant compofez de parties falir.es , acres
A üj
ou venu«!
Remedes
diaphoret.ou fudori-fiques.
Keinedesdiurcdquesou -peruifs
RemedescordLuxou cardia-ques.
Remedescephaliq.
Remedo*ophtalmi-ques.
Remed»derttifi-cues.
Remede*pectorauxou bechi-oues.
Remedesßomuciüq.