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S U.
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qu'on fait venir d'Hollande & de Märfeille. Quoi-qu'il cn foit, on doit choifir Je Storax calamite enbelies larmes feparees, ou en petits morceaux biencets, graifleux , rougeätres en dehors , blancs en de-dans, d'une odeur douce, aromatiqne, fort agreable,approchante de celle duüaume du Perou.
Ces deux efpeces de Storax contiennent beaucoupd'huile & un peu de fei volatil.
Elles fönt propres pour fortifier le cerveau , lesnerfs, le cceur, l'eftomac, pour refifter ä la malignae"des humeurs, pour amollir les duretez, etant prifes in-terieurement, on en applique auffi exterieurement,& Jon en fait des fumigations.
La troifieme efpece eft appellee Styrax liquidtn, &en Francois, Storax liquide ; c'eft une rnatiere huileu-fe,vifqueufe, groffiere, ayant la confiftance d'un beau-me dpais, de couleur gril'e, d'une odeur forte & aro-matique : ce Storax n'eft qu'un melange de quelquesmatieres refineufes avec du veritable Storax; del'hui-le & du vin, qu'on liquefie & qu'on incorpore en-femble par une legere coftion. II doit etrc choifi net,de bonne confiftance, ayant f'odeur du Storax.Quel-ques-uns l'appellent oleum Styracinum , mais ce nomne lui convient gueres.
II eft incifif, attenuant, emollient & fortrefolutif,il fortifie le cerveau par fon odeur; on ne s'en fertqu'exterieurement.
Styrax, a. fliria , goute d'eau gel£e , ou glacon,qu'on trouve pendu en Hyver aux bords des toits desmaifons; on a donne ce nom au Storax, ä caufe qu'ildöcoule de I'arbre en larmes qui ont la figure de cettegoute d'eau congetee.
SUBBUTEO.
Subbttteo, Hippotrionhis.
Ell une efpece d'Eprevier, ou un oifeau de proye,gros comme un Corbeau 8c fait comme un Buxard;il vit de ferpens, de crapeaux, de grenouilles; il eftcommun en Egypte. »
Ses teflicules fönt propres pour exciter la femenceetant pris en poudre.
S U B E R.Suber latifolium, J. B. Ger. Park. Raii Hift.Süber latifolittm perpetuö virens,C B. Pit.Tour-nefort.
Suborifera Iatifolia Hex glande echinato , Adv.Phellos ,ßve Suber, Dod.En Franfois, Liege.
* Eft un arbre de moyenne hauteur, reffemblantbeaucoup au Cher.e verd , mais fon tronc eft plusgros, jettant peu de rameaux, & fon dcorce eft beau-coup plus epaiffe, fort legere, fpongieufe, de couleurgrife tirant für le jaune; eile fe fend &c eile fe feparede I'arbre, fi on n'a foin de Ten öter, parce qu'elleeft pouilee par une autre ecorce qui fe forme deüeus:
* v. n. xxii. ig. 3,
SU.
fes feuilles ont la figure de Celles du Chine verd, 1mais elles fönt plusgrandes, plus lotigues, plus mol-les, plus vertcs en dellus, queiquefois un peu dente-lees, piquantes; fes chatons & fes glands fönt fembla-bles ä ceux du Chene verd. Cet arbre croit dans lespa'is chauds, comme en Efpagne, en Italie, vers le»Pirene«, en Gafcogne: celui qui nait en Efpagne eftdifferent de ceux qui croiffent aux Pirendes 8c dansla Gafcogne , en ce que fon dcorce eft noiritre pardehors fuperficicllement, & en ce que fes feuilles dc-meurent vertes tout l'Hyver, au lieu que Celles desautres tombent ä la fin de l'Automne.
Les habitans des lieux oü croit le Liege youlantfaire la recolte de fon ecorce, fendent le tronc deI'arbre tout de fon long pour la tirer plus commode-ment, ils la mettent cnfuite dans de l'eau, & ils ltchargent de pierres, faifant une maniere de preffepour la rendre plate, puis ils la fönt fecher & ils latranfportent: c'eft le Liege dont nous nous fcrronspour faire des bouchons. On doit le choifir en belle«tables, uni, le moins noueux, n'ctant point crevarTe",d'une epaiffeur moyenne, leger, mais le moins po-reux, fe coupant net facilement.
Le gland du Liege eft aftringent, & propre pour lacolique venteufe: la dofe en eft depuis un fcrupulejufqu'ä une dragme; il contient beaucoup d'huile Scmediocrem ent du fe).
L'e"corce du Liege dont nous nous fervons.conrienlbeaucoup d'huile & tres-peu de fei effentiel.
Elle eft deterfive 8c aftringente; eile artete les he-morragies &c les cours de ventre, 6tant prife en pou-dre; eile eft propre pour refoudre 8c pour adoucir leshemorrhoides, e"tant brülee Öcappiiquee deffus.
Les Efpagnols calcinent lecorce de Liege dans despots courerts , pour ia reduire en une cendre noircextremem ent legere; c'eft ce que nous appellons Noird'Efpagnej il elt employe par plufieurs ouvriers.
Suber, ä fuere , toudre, patce qu'on coud YicotCCdu Liege fous les fouliers, pour les rendre plusfecs,8c pour relever la taille de ceux qui les portenr.
Ou bien Suber, afue, porc, parce que les cochonSfe nourriffent du gland de cet arbre.
S U C C I S A.
Succifa eft une efpece de Scabieufe, qui eft diftia*guee en deux efpeces. La premiere 8c la plus com-mune eft appellee
Succifa glahra, C. B.
Succifa, ßve morfus diaboli, Dod. T. B. Ra»Hift.Scabiofa folio integro , Casf. Pit. Tournef.Morfus diaboli, Ger.Morfus diaboli vulgaris flore purpureo, Park.
* Elle pouffe des feuilles oblongues, pointues, fem-
blables ä Celles de la Scabieufe ordinaire,mais entie-
res, fans decoupures, excepte qu'elles ibnt un peu
cre^* v. rl.xxn. <ig. 4 .
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