Druckschrift 
Dictionaire, ou traité universel des drogues simples : ou l'on trouve leurs differens noms, leur origine, leur choix, les principes qu'elles renferment, leurs qualitez, leur etymologie, & tout ce qu'il ya de particulier dans les animaux, dans les vegetaux, & dans les mineraux ; ouvrage dependant de la Pharmacopee universelle
Entstehung
Seite
525
URN (Seite)
  
Einzelbild herunterladen
 

S T.

ties, d'un goßt afiez fade. Cette plante eft cahivicdans les jardins, eile eil iare.

Ses fcuilles 8c fori fruit fönt propres pour adoucir,pour humefter, pour rafraichir, pour calmer les dou-Jeurs, pour reloudre , 6tant appliquez exterieure-ment.

S T.

fif

S T ü R 1 O.

yieipenferyStora.

SturioSilur us,Aquipenfer,

En Fraflfoi's, Etttrgeon

Eft un grand poiffon qui fe tient tantot dans la Mer,tantot dans les rivieres : fa tete eft longue, quarrte,dure, calfeufe : fon mufeau eft long, pointu, ayantdeux poils de birbe de chaque cöte; il n'a ni machoi-re, ni dents; fa langue eft große & dure , fes yeuxfonr petits, fon Corps eft long & prefque rond ; fondos eft relev6 de groffes ecailies ofTeufes, durcs.d'en-tre lelquelles fortent des pointes ou aiguitlons; tonventre eft couverr d'une peau douce, argenüne : cepoiffon pele ordinairement du moins cent hvres, maison en trouve qui pefent jufqu'ä deux cens hvres: ilVit d'ordures, d'e'cume de mer, fa chair eft ud peudure , vifqaeute ou conaile; mais d'un goüt excel-Jcnt: il eft fort rareen France; on en tire une efpeced'Iähyocolla ou Colle de poifton grife jaunätre, queles Droguüles vendent en feuille fans eue roulee; ei-le eft plus diffieüe a difToudre que la commune; maisquand eile eft diffoute, el e a les meines vertus.

La chair de i'Eturgeon lache le ventre eunt man-gle.

Ses os fönt aperitifs & propres pour les rhumatif-mes, pour la goute fciatique, pour la gravelle, dtantpulverifez & pns interieurement: la dofe en eft de-puis un ferupule jufqu'a une dragme.

On a nomine ce poiffon Sturio , ä caufe de fon becqui eft en pointe, 6c qui, ä ce qu'on preiend, a laSgure d'une eau getee qui pend en hyver de dtffus lestoits des maifc^ns, 6c qu'on appelle en Latin Sti-rb.

SilurKt, a tI?,»^, a tri la , quatio, rnoveo, <& n'pa,cauia, pirce que ce poiffon re.nue fa queue avec gran-de viteffe.

STURNÜS.

Stumm, en Francois, Uteurneau, eft un oifeau äf-fet connu 8c recommandable par fa beaute: fon corpseft marquete de taches blanches y rouges oujaunes:fon bec eft fcmblable ä celui de la Pie; fa queue eftcourte 8c noire; fes pieds fönt jaunes: on en trouvede plufieurs efpeccS; il vole toüjours acompagne ouatroupe avec plufieurs autres oifeaux de la meme ef-pece ; il habite en Ete aux lieux aqueux, vers lesprez, 8c en Hyver für le» tours 8c für les toits desmaifons: il vic de vers, de la chair des cadavres, debayes, deraifins, de fenences; on l'aprivoife 8c onitii appteni ä parier: il eft bon ä macger,il contient

beaueoup de fei volatil Sc d'huile.

II eft propre pour l'epilepfie, ötant mange.

Sturnus, a ropäv, ßernere, parce que cet oifeau encherchant des vers, remue la terre, l'eleve 8c la laiffctomber.

S T Y R A X.Styrax.

Eu Franc, ois, Storax.

Eft une gomme refineufe , odorante , dont noosvoyons trois efpeces. La premiere eft appellee Sty-rax ruber, Sc par quelques-uiis Thus Judttorum, par-ce qn'ils croyent que ce fut l'encens lequcl les Magesporterenr au Sau»eur du Monde. Cette gomme eilen maße, rougeätre ou jaur«ätre ; on la tire par inci-fion d'un arbre de moyenne hauteur appelle

Styrax arbor , Ger. J.B Raii Hirt.

Styrax folio mali cotorjei , C. B. Pit. Tournef.

Styrax arbor vulgaris, Park.

* Cet arbre reffemble au Cognaffier, mais fes feuil-les fönt plus petites, oblongues , fermes, vertes endelfus, blanches en deffous, & garnies de beaueoupde lau e ; fes fleurs naiflent für fes rameaux rarnaffeespluiieurs enfemble, blanches; chaeune d'elles eft, iui-vant M. Tournefort, un tuyau evate pai le haut 8cdecoup6 en pluiieurs parties, difpol6es en rondi foncalice eft forme" en godet deine de quelques pointes.Quand cette fleur eft paflee, il paroit un fruit groscomme une Ave'ine, blanc , couvert d'une ecorcecharnue , d'un goüt un peu amer : on trouve fouscette ecorce deux ou trois noyaux offeux , arondisordinairement für le dos Sc aplatis du coe opr.ftjchaque noyau eft rempli d'une femer.ee moeileufe,huileufe , d'un odeur femblable a celle de la .gommede Stör ix, d'un goüt defagreable. Cet arbre croit enSyrie, en Pamphyhe , en Cüicie -, on en eultive enEurope dans quelques jardins.

La gomme de Storax doit ttre choifie nette, mol-la/Te, grade , d'une odeur douce , aromatique , fortagreabJe; celle qui eft trop feche eft fouvent retnphede fciure du bois de l'arbre & d'aiures impuretez.

La feconde efpece de Storax eil nomtnee Styraxcalim.ta, ä caufe qu'on l'ipportoit autrefois d^ns desRofeaux pour mieux conierver fa beaut6 & fa bonneodeur; on dous Venvoyt quelquefoi- en maffes rou-geätres, remphes de laxmes blanche, quelquefois enlarmes fepardes, rougeä'res en dehou , bianches endedans: cette efpece deStorax eft la plus eftimee pourla Medecine Hi pour les parfunos; mais les Auteursmodernes prdtendent qu'elle n'eit pas naturelle com-me la premiere; iis croyent avec beaueoup de raifonque c'eft une coT.poliu >n faite avec le veritable Sto-rax qui decoule de färbte, ßc p'ufieurs autres droguesodorantes. M. Pomet entr'.iutrei affure qu'ii cn faitcompoler d'auffi beau &c d'juffi recevable que celuiV v v 3 qu'on

* V. PI. XXII. fig. 2.