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Dictionaire, ou traité universel des drogues simples : ou l'on trouve leurs differens noms, leur origine, leur choix, les principes qu'elles renferment, leurs qualitez, leur etymologie, & tout ce qu'il ya de particulier dans les animaux, dans les vegetaux, & dans les mineraux ; ouvrage dependant de la Pharmacopee universelle
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jfit. S A.

ä celui de la Maure > on niange fa femence comme

un legume.

Toute la plante eft eftime'e emoniente , refolutive,peclorale, apermve, propre pour adoucir 8i appaiferles douleurs , pour ia gravelie , pour les retentionsd'urine, etaut prifc en decoclion.

S A B I N A.

Sahim, en Francis , Saline, ou Sav'mier, eft unarbnfllau dont il y a dcux efpeces.

La premiere eft appellee

Sahina vulgaris , Park.

Sabin* ßerilis, Ger.

Sabin* vulgattor , Ad.

Sabina, Lon.

Sabina folio tamarifei, D ; ofcoridis, C. B.

Sabina mirifolio Cord, in D'tülc

Sabina baccifera ijf ßerilis , J.B. Raii Hift.

* C'eft un arbrifieau bas qui fe repand & s'dtendfouvent en large, toüjouis verd; fes fcuüles fönt fem-blables ä Celles du Tamarüc, mt» plus dures & unpeu epineufes, d'um.' odeur forte, d'un goüi piquant6c brülant: on cultive cet arbnfleau dans les jardins.

La feconde efpece eft appellee

Sabintt major, Gefn. Ap.Sacma folio cufreßi, G. ß.Sabina baccifera, Matth.Sa'una zer&, C«ef.

Sabina fuäifera, Call.

C'eft un arbregrand comme un Amandier, & ap-prochant beaucoup du Cypres; fa tige eil grolle, fonbois eft rougeätre en dedans , couvert d'u-x ecorccmoyennement epaiffe, touflatre; fes feuüles fönt fem-blables a Celles du Cypres, d'un goüt amer & aroma-tique, refineux; fes fruits fönt des bayes groffcs com-me celies du Gemevre, roudes, vertes au co.nmen-ceraent, rnais qui en meuriflant acquierent une cou-leur bleue noiratre. Cet arbrecroit für les montagnes,dans 'es bois, & aux autres lieux incultes.

L'une & l'autre efpece contiennent beaucoup defei & J'hm'.e. La premiere efpece eft la plus em-ployee dans la Medecine.

Elle eft fort incilive, aperitive, attenuante, pene-tranre ; eile excite les mois aux femmes , eile hatcl'accouchement Sc la fortie del'arriere-faix, etant pri-fe inreneurement en decoction ou en infufion : ons'en fert aufli exterieurement en poudre pour la galle,pour la teigne, pour manger 8c confumer les chairs,pour deterger Jes playes.

r, ?\. xix. £g. u.

s a:

SACCHARUM,

um. Zuccharuniy

Tabaxir ,

Mel arundinaceuM ,Mel cannts.

Saccbarum,Sacchar,Succharum ,Zaccharttm ,

Zacch*r ,

EuFranfois, Sucre.

Eft le fei eifentiel d'une efpece de Rofeau nomrr.e''jirundo Saccharifera, & en Fraucois, Canne a fucre ,ou Cannamelle, qui croit abondamment en plufieursenciroits des Indes, comme au ßreii!, dans les lflesAntilles: cette plante pouiTe de chacuii de fes nceudsune Canne haute de dnq ä fix pieds, garnie de feuü-les longues, etroites, aigues, trenchantes, vertes; ils'eleve du milieu de la hauteur de cette Canne unemaniere de flache qui fe termine en pointe, & quiporte en fa fommite' une fleur en forme de panathe,de couleur argentde.

Quand ces Cannes fönt meures on les coupe , onen lepare les feuilles qu'on rejette comme inutües, 8con les porte au moulin pour y etre prelfees Sc ecra-föes entre deux rouieaux oarnis de bandes d'aeier, ilen fort un fuc qu'on fait cou er dans des chaudieres,puis on l'echautfe par un perit fei/ pour le fiire ieule-ment trernir, il pouiTe alors (on ecume Ja plus groflie-re qu'on enlöve avec des ecumoires; eile ne len qu'amettre dans la mangeaille des anunaux ; on poufleenfuite le feu plus fort pour faire bouüiit le Suc a grosbouillons, ayant toüjouis ibin de l'ecumer; & armd'en faire feparer l'ecume ph.s facikment, on y jettede tems en tems quelques cuil eres de kiEve forte;quand il a ei6 bitn etume, on le paffe par un lin D e ,& on le puriäe e. core pJoiiei.-is fbis cnle faifantbouil-lir, y meiaijt des blaues ä'ceut> fouettez avec de l'eaude chaux, & le pallant par des chaullts d'hyphocras;on le tait cuire enfuitejulqu'ä conliiier.cr raiionnabiejce Sucre eit celui qu'on appellc MoJcou-~degrije; eiledoit ßtre choiiie la moins graffe & la plus leche qu'ilfe pourra, de couleur grile blancbärre, d'un goutdoux&.agreable , ne lentant point le brüle. Plufieurs lapreferent au Sucre rafine.

On l'employedans les maladies de la poitrine, dansles lavemens, pour deterger & pour adoucir.

La Caflbnnade ou Caftonnade eft de la Mofcouadepurifiee par le moyen des blancs d'osufs & de l'eau dechaux: on doitlachoifir feche, grenue, fort blanche,d'un goüt doux agreable ttrant für celui de la Violette.La meilleure nous eft apportee du Brefil; fon nomvient apparemment de Kaft, mot Allemand,qui/3gni-fie Caiffe , parce qu'on a coütume de Ja tranfporterdans des caiffes.

La Caflbnnade & la Mofcouade fucrent davantageque le Sucre en pain, parce qu'elles contiennent da-vantage de parties graiffeufes ou vilc(ueufes, qui de-meurent plus longs-teu.s cans la bouche , a caule deleur vifcofite , & qui fönt par confequent plus d'im-preffion für les nerfs du goüt. Les confitures & lesfyrops qu'on a faits avecla Caflounade; ne lont pas