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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.

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luisante, mais d'un grain plus serré, qui larend moins perméable.

Teinture du bois. Le bois préalablementblanchi au moyen d'une dissolution de chlo-rure de chaux additionné de carbonate desoude, puis immergé dans l'acide sulfureux,lavé à l'eau et séché, est susceptible de rece-voir diverses teintures par des immersions,d'abord dans un bain de savon, puis dans desbains de couleurs d'aniline (rouge, bleu, etc.).Le bois mordancé en acétate d'alumine à 1° B e ,est teint en jaune avec le quercitron ou lecurcuma; en vert, avec la graine de Perse etle carmin d'indigo ; en rouge, avec la coche-nille et le sel d'étain, additionné d'acide tar-trique ; en noir, par une immersion dans unbain de campêche, auquel on a ajouté du sul-fate de cuivre, puis dans l'azotate de fer à W{Stubenbaueh),

Teinture des métaux. Un procédé géné-ral de teinture des métaux consiste dans l'em-ploi du sulfhydrate d'ammoniaque, qui formeune légère couche de sulfure métallique (OttoReinsch). Un autre procédé consiste à plonger lemétal dans un bain contenant, par litre d'eau,Ù5gr. d'hyposulfite de soude et 15 gr. d'acétatede plomb, et maintenu à. une températureconstante de 90 à 100 oc . Les nuances varientavec la durée de l'immersion. Le fer se coloreen bleu ; le zinc, en bronze ; le cuivre, lelaiton, en rouge, bleu, bleu-clair, ble^i-rosé ;le laiton, en jaune d'or. Si l'on remplace, dansle bain précédent, l'acétate de plomb par lesulfate de cuivre, le laiton se colore en rouge,vert, ou en une espèce de moiré, brun cha-toyant. Le laiton, bien décapé, plongé, pendantquelques instants, à la température ordinaire,dans une solution fusible d'acétate de cuivrecristallisé, se teint en jaune d'or. On teint lelaiton en noir, par l'immersion, à 50 oc , dans unedissolution de : ac. arséniquc 0,50 ; ac. chlor-hydrique 1; ac. sulfurique 0,25 ; eau 20 ; onrince à l'eau et on fait sécher. Le dépôt noirest accéléré par le contact du laiton avec unelame de zinc {Knaffl). Pour teindre le zinc ennoir, on le décape au moyen du quartz pulv.,humecté d'acide sulfurique étendu, et on leplonge, pendant quelques instants, dans unedissolution de k de sulfate de nickel ammo-niacal dans /|0 d'eau, contenant 1 d'acide sul-furique ; on rince ensuite avec de l'eau et onfait sécher.

Travail de la corne. On donne à la cornede buffle beaucoup de souplesse et d'élasticité,en la trempant dans un bain composé de :acide nitrique 30, acide pyroligneux 20, tan-nin 50, crème de tartre 20, sulfate de zinc 25,eau Q. S. (Damé). Sorel a indiqué le.mélange de chlorure de zinc et de fécule,

comme propre à faire une corne artificielle très-dure et translucide.M. Mann, de Stuttgard,colore la corne en blanc, en la colorant d'a-bord en brun au moyen du minium, et décom-posant, par l'acide chlorhydrique pur, le sul-fure de plomb qui s'est formé, il y a dégagement d'acide sulfhydrique et production dechlorure de plomb, qui donne à la corne unecouleur blanc de lait, susceptible de recevoirle poli. Si l'on plonge celle corne blanchiedans une solution tiède de chromate de po-tasse, elle prend l'aspect du buis, en se co-lorant en jaune de chrome. Cette corne jauneehromatée, traitée par un bain de bois rouge,est colorée en brun. D'autre part, la corne co-lorée en brun par le minium, se recouvre àfroid, au contact de l'acide chlorhydrique puret très-élendu, de couleurs iriaces, imitant lesrefiels de la nacre de perle. 1

Verre trempé. Une découverte due ilM. de La Bastie intéresse le pharmacien et lechimiste; il s'agit du Verre trempé ou durci.M. de Luynes a montré a la Société d'encoura-gement des tubes pour verres de lampe et becsde gaz, des gobelets, des mortiers, pour labo-ratoires et leurs pilons, des capsules pour lachimie, des tasses, etc.; M. de Luynes a ter-miné cette énumération par une expériencedécisive, en mettant des verres ordinaires dansun panier, avec des verre> à boire de mêmeforme, en cristal trempé. Après quelques se-cousses, les verres ordinaires sont cassés et les! verres trempés sont intacts.

Les procédés de fabrication du verre trempése sont beaucoup simplifiés et se sont combinésavec les opérations ordinaiies de la verrerie.Les objets faits avec la matière liquide quandils sont encore rouges, sont directement jetésdans le bain de trempage, et ne sont plus ré-chauffés comme à l'origine jusqu'au ramollis-sement, qui altérait souvent leur forme. Toutecette fabrication est installée à la Verrerie deChoisy-le-Roi. Le verr i trempé figurait à l'Ex-position de 1878 ; il y a dans ce produit, évi-demment, le germe d'une véritable révolu-tion dans l'industrie du verre, si l'on parvientà surmonter un inconvénient fondamental :l'impossibilité de le couper, pour la fabricationdes vitres, de le rogner, de le tailler, sans qu'ilvole en éclats. Les détracteurs de cette belledécouverte ont beaucoup insisté sur le fait,véritablement étrange, de l'explosion subite etspontanée qui s'est quelquefois produite, parclivage, d'objets fabriqués en verre durci, dansdes laboratoires ou dans un appartement, etcela avec une telle force que tous les assis-tants en furent effrayés et quelques-uns mêmeatteints par la projection de fragments très-petits lancés dans toutes les directions.