M1SCELLANÉES.
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se sert aussi de briques poreuses, pour dessé-cher certains corps cristallisés, tels que, parexemple, le permanganate de potasse, l'acidechromique.
Eaux de couleurs pour flacons de devan-tures. — Ces eaux sont, pour ainsi dire, lesenseignes supplémentaires obligées des phar-maciens. Voici la manière de les obtenir. Eaubleue : on t'ait une dissolution de sulfate decuivre dans l'eau et on y ajoute un excèsd'ammoniaque ; on l'obtient ainsi d'un bleumagnifique {eau céleste). — Bleu de Prusse 0,5,acide oxalique 1,0, eau 500. — Eau verte :on fait comme ci-dessus une dissolution desulfate de cuivre, mais au lieu d'ajouter del'ammoniaque on y ajoute Q. S. d'acide clilo-rhydrique ou d'hypochlorite de soude, selonla nuance verte que l'on veut obtenir. — So-luté d'un sel de nickel. — Soluté de sulfatede cuivre additionne de bichromate de potasseou d'acide nitrique. — Soluté de sulfate decuivre et de chromate de potasse, additionnéd'ammoniaque (chromate de cuivre ammonia-cal). — Eau jaune : dissolution acidulée dechromate de potasse jaune, additionnée de car-bonate de potasse. — Eau rouge : dissolutionde bichromate de potasse. On peut encore ob-tenir cette coloration avec du carmin dissousdans l'ammoniaque; avec le décocte de garanceadditionné de carbonate d'ammon. ; a\ecdes in-fusés de matières colorantes végétales, tellesque le coquelicot, l'orseille, le tournesol, etc.,acidulés par un acide, le sulfurique, parexemple; mais les eaux ainsi obtenues sontbeaucoup moins stables. Une simple solut. dede permanganate de potasse atteint aussi bienle but. — Eau pourpre : Sulfate de cuivre 30,carbonate d'ammoniaq. /iô , eau 1000. —Eau violette : Sulfate de cuivre ammoniacalet Q. S. d'eau lilas. — Eau lilas : Ajoutezun soluté de carbonate d'ammoniaque à unautre de nitrate de cobalt jusqu'à ce que leprécipité se redissolve, et ajoutez un peu desulfate de cuivre ammoniacal. — Eau blanche :on obtient une eau blanche permanente ensuivant la formule du cosmétique d'Alihert(V. p. 636), mais en remplaçant l'eau de rosespar de l'eau ordinaire. — Eau chamois : per-chlorure de fer étendu. — Une remarque com-mune à toutes les eaux ci-dessus, et principa-lement aux eaux à base de sels minéraux,c'est que leur coloration est d'autant plus in-tense que la solution esl plus concentrée.
Comme objets de devanture, on peut aussiexposer des cristallisations de bismuth, l'arbrede Diane, V arbre de Saturne, l'arborisationblanche obtenue en versant une solution d'azo-tate de plomb au dixième sur des morceaux dechlorhydrate d'ammoniaque pur, ou les cristal-
lisations arborescentes obtenues comme il est ditdans l'Un, ph., 1866, p. li'i, 128 et 180, avecdes solutions de silicate de potasse marquant5 à 6» Iî é .
Emballage des alcalis caustiques. — Lespharmaciens ayant souvent à en\ elopper, pourl'usage des médecins, de la potasse fondue ouautres caustiques analogues, nous pensonsqu'il est bon de signaler l'emploi d'un papierimprégné de paraffine, que M. Chase, de Phi-ladelphie, a proposé pour l'emballage des al-calis caustiques. Comme cette substance n'estni saponifiée, ni attaquée par ceux-ci, on peutl'employer avec avantage pour enduire les bou-chons de verre et les goulots des flacons à li-queurs alcalines caustiques et se garantir ainside l'inconvénient qui résulte de l'adhérencecroissante des bouchons à l'emeri, car la pré-caution de graisser ceux-ci avec de l'huile oudu suif n'empêche pas qu'on ne soit souventobligé de sacrifier des flacons de valeur.
Enveloppes pour les formules. — Aujour-d'hui, beaucoup de pharmaciens, au lieu derenvoyer les formules à nu, comme on l'a faitjusqu'à présent, ce qui avait l'inconvénient deles exposer à être salies, et de permettre auxdomestiques et aux personnes étrangères deles lire, aujourd'hui, disons-nous, les phar-maciens les rendent sous le couvert d'enve-loppes analogues à celles dont on se sert pourles lettres ; seulement, en général, elles por-tent une suscription de la teneur suivante :
Pharmacie de ***
Prescription du docteur***, du (date)
et inscrite sous le n 0 ....
M. *** (nom du malade).
Les pharmaciens anglais font depuis long-temps usage de ces enveloppes.
Etiquettes (V. Un. pharm., 1860). —Ongomme le revers de la feuille entière, et ondécoupe après. 11 suffit de passer légèrementla langue dessus pour les coller sur l'objet àétiqueter. — Ce moyen nous parait convenablepour les petites étiquettes. On peut rendre in-délébiles les étiquettes en papier, en les recou-vrant d'une couche d'albumine que l'on sou-met à l'action de la vapeur pour la coaguler, etque l'on sèche ensuite dans une étuve à 100°.On forme ainsi une sorte de vernis insoluble.Pour les vases à mettre à la cave, Quevennea recommandé, comme se conservant très-longtemps, les étiquettes faites de petites ban-des de sparadrap, de diachylon, sur lesquelleson écrit comme on eût fait sur du papier; onles chauffe légèrement à une lampe ou à unfoyer, pour les coller et faire pénétrer de parten part la couche emplastique.
Extraction de l'iode des bains iodurés. —Dans les grands établissements, où l'on admj-