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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.
Chromographe. —■ Lorsqu'après avoir écriten se servant comme encre d'une solution unpeu concentrée de violet de méthylaniline oude fuchsine, on applique exactement l'écritureainsi obtenue sur une lame gélatineuse molle,constituée pnr une substance analogue à celledont sont faits les rouleaux (l'impression, enpassant plusieurs fois la main sur le revers dupapier et qu'on enlève ensuite ce dernier aprèsquelques minutes l'encre a quitté le papier etl'écriture renversée se trouve reportée sur lalame de gélatine. Si dès lors on applique surla préparation ainsi obtenue une feuille depapier ordinaire, en frottant plusieurs fois lerevers avec la main étendue, l'écriture redres-sée s'imprime sur la feuille et donne une repro-duction exacte de l'original. L'encre étantépaisse, on peut obtenir ainsi iO ou 50 épreu-ves sans modifier la préparation.
La lame de gélatine est formée par un desmélanges suivants :
Gélatine ............ 100
Dextrine........... 100
Glycérine .......... 1000
SO'B.iO........... Q-S.
Gélatine ............. 10
Glycérine ........... 40
Eau................ 20
Gélatine............. 100
Eau................ 175
Glycérine ........... 37fi
Kaolin.............. 60
Gélatine ........... 100
Glycérine .......... 1200
Bouillie de sulfate de
baryte lavé pat déc. 500
Ue mélange fondu est agité pendant qu'il serefroidit jusqu'au moment de l'épaississement,puis coulée dans une caisse de zinc rectan-gulaire de 3 cent, de profondeur. I.e kaolinou le sulfate de baryte rend la masse blancheet permet de voir plus facilement la prépara-tion. Lorsque le tirage est terminé, il suffit(le frotter la surface avec une éponge imbibéed'eau pour enlever toute trace d'encre. L'in-troduction deladextrine facilite ce nettoyage.
FORMULES DE l'eNCHE V EMPLOYER :
Encre violette.Eau.............. 30 Violet de Paris..... 10
Encre violette.
Alcool ....... 1 Eau......... 7 Violet de Taris. 1
Encre rouge.Alcool.... 1 Eau..... 10 Acétate de rosaniline. 2
Il est bon d'employer, pour l'écriture, dupapier glacé que l'eau abandonne plus facile-ment. On facilite le report en passant sur lerevers une éponge à peine humide. Pour lesépreuves il est avantageux, au contraire, dese servir de papier moins uni.
Composteur à étiquettes. — Le pharma-cien ne peut avoir toutes faites, à moins defrais énormes, toutes les étiquettes dont ila besoin ; ses planches n'en contiennentqu'un certain nombre des plus courantes;celles qui lui manquent sont faites à la mainpar les élèves; mais les étiquettes faites ainsi
ne sont pas toujours satisfaisantes. On pour-rait perfectionner cette partie du service offi-cinal, en ayant des caractères d'imprimerie mo-biles de différents numéros, ou tout au moinsplusieurs alphabets, les uns de lettres majus-cules, les autres de minuscules. On compose lesmots dont on a besoin, on les dispose dans uncomposteur en forme de cachet, on enduit lescaractères d'encre grasse en les appuyant surle tampon qui sert pour le cachet ordinaire dela pharmacie, et on les applique ensuite aumilieu d'une étiquette en blanc (fig. 17/i).
(Tic,. 17/j.)
Ces petites imprimeries sont depuis long-temps en usage dans quelques professions.
Conservation des substances altérablespar la lumière. — C'est par un oubli deslois physiques qu'on emploie ordinairement,en pharmacie, les flacons de verre bleu foncépour conserver les substances altérables parla lumière, car le bleu laisse passer les rayonsactifs ; on doit se servir exclusivement de fla-cons noirs ou jaunes. De même,' on substitue-rait avec avantage au papier bleu employépour envelopper les flacons, le papier jaunequi absorbe les rayons actifs que le papierbleu laisse passer (Bottle).
Désodoration des mortiers, etc. — On dé-truit l'odeur du musc, de l'as.e fétide, etc.,à. l'aide du tourteau d'amandes amères ou demoutarde, des feuilles de laurier-cerise, etc.
Dessiccation des précipités. — Lorsqu'on
opère en grand, les précipités sont ordinaire-ment fort longs à sécher, et l'on use quelque-fois une quantité énorme de papier pour arri-ver à ce résultat; dans ce cas, on se trouvebien de l'emploi d'une aire en plâtre vif surlaquelle on pose le précipité (Béral). Nous fe-rons remarquer que c'est là le procédé de des-siccation en usage chez les amidonniers et lesfabricants de carbonate de magnésie, etc. On