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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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M1SCELLANEES.

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Siret a employé aussi une solution composéede: sulfate de fer 100, acide chlorhydrique h,eau 1000, additionnée quelquefois de goudron.

Poudre désinfectante, de Douglas.

Mélange de sulfites de chaux et de magné-sie avec les phénates des mêmes bases ; ceux-ci se préparent en faisant bouillir l'acide plié-nique pendant longtemps avec ces bases àl'état caustique. (V. p. 213 et 763.)

En général, les désinfectants sont des compo-sés susceptibles soit de rendre plus ou moinscomplètement inodores les détritus organiquesen voie de décomposition ; soit de déterminer,à la façon du tannin, un temps d'arrôt dans lafermentation putride des matières organiques,et de tuer, dans une atmosphère viciée, lesgermes morbides, les miasmes. M. Hoffmann lesclasse en trois calég. : les désinfectants fixants(chaux ; sels de fer, de manganèse, de zinc, deplomb, de cuivre, formant des mélanges, enproportions variables, de sulfates, nitrates etchlorures), très-utiles dans la désinfection desmatières liquides, qui réagissent chimiquementsur l'acide sullhydrique et le sulfhydrate d'am-moniaque ; les D. antiseptiques (produits em-pyreumatiques et goudronneux, acide phéni-que, créosote, huiles lourdes oe houille, etc.);les D. oxydants, qui tiennent le milieu entreles deux précédents, décomposent, comme lechlore, les gaz odorants hydrogénés, ou modi-fient, comme l'acide sulfureux, les miasmeset les ferments, et sont tantôt poreux (char-bons de tourbe, de bois, de terre, etc.), ouvolatils (gaz sulfureux et nilreux, acide hypo-chloreux, chlore), tantôt solubles (manganateset permanganates alcalins, hypochlorites alca-lins, bichromate de potasse). 11 convient donc,pour désinfecter et assainir, d'utiliser simulta-nément le chlore ou le gaz sulfureux et l'acidephénique (V. Un. ph. 1860 ; /. Ch. m. 1860,1861, 1862; J. ph. 1871, 1874).

RATAFIAS (1).Alcoolês sucrés, Saccharo-alcoolés.

Les ratafias sont des liqueurs alcooliquesaromatiques très-sucrées, et qui sont plutôtdes liqueurs de table que des médicaments.

On a remarqué que ces préparations gagnentbeaucoup en vieillissant.

Ils sont de trois sortes : 1° par simple macé-ration; 2° par distillation; 3° avec les sucs defruits. Ces derniers portent plus spécialementle nom de ratafias; les premiers sont les li-queurs, et les seconds les huiles liquoreuses,

(1) Deux hypothèses ont été émises pour expliquer l'o-rigine de ce nom : ou il vient, par corruption, de rhum,tafia, avec lequel on a d'abord fait ces liqueurs; ou ildérive de rata fiât (fax), mots de conclusion de paixdans les dîners diplomatiques, où l'on portait des toastsavec une liqueur agréable.

les chrêmes (et non pas crèmes), selon Virey,des liquoristes.

Les ratafias, dit Guibourt, sont colorés arti-ficiellement et de manière à imiter la cou-leur des substances qui leur servent de base,sans en avoir la saveur désagréable ; on coloreen vert la liqueur d'absinthe faite avec l'al-coolat de cette plante, en rose la liqueur deroses, en jaune oelle de citrons, etc. La couleurjaune s'obtient à l'aide du safran que l'on aexposé à la vapeur d'eau et fortement expriméafin de lui faire perdre son odeur. La couleurrouge se donne avec la cochenille et l'alundont on fait varier les proportions suivant lanuance que l'on veut obtenir. La couleur bleuese prépare en étendant 120 gr. de bleu en li-queur de 8 litres d'eau et faisant bouillir dansce liquide un morceau de molleton neuf. Onlave ensuite l'étoffe dans l'eau froide, puis onla fait bouillir dans de l'eau alcalisée. La cou-leur se sépare du drap et se divise dans la li-queur : on la recueille en filtrant celle-ci aupapier; ce qui reste sur le filtre peut coloreren bleu intense 1000,0 d'alcool à 90°. La cou-leur verte résulte du mélange de P. E. d'al-cool bleu et d'alcool coloré en jaune par le sa-fran sans odeur. On peut également l'obteniren filtrant le suc vert d'épinards, faisant sé-cher le filtre et le traitant par l'alcool qui seteint en vert ; mais cette couleur est plus al-térable que la première.

Ratafia ou liqueur d'abricots.

Abricots........... .10 Alcool ............. 1000

Vin blanc.......... 4000 Cannelle ........... 10

Sucre blanc........ 1000

F. bouillir les abricots dans le vin, ajoutezles autres ingrédients, retirez du feu, laissezinfuser pendant cinq jours, et filtrez.

Ratafia d'absinthe.

Absinthe suisse.

Alcoolat d'absinthe Eau de fl. d'oranger. 185

composé ......... 1720 Eau commune ...... 1250

Sucre............. 12^0 Blanc d'œuf........ n° 1

F. fondre le sucre à froid dans l'eau pure,ajoutez l'eau de fleurs d'oranger dans laquellele blanc d'œuf aura été battu , mêlez-y l'al-coolat, chauffez un peu au B.-M. fermé, laissezrefroidir et filtrez (Guib.), Les liquoristes lacolorent comme il a été dit ci-dessus. Ilsajoutent aussi à la formule précédente de laracine d'angélique, des semences de badiane,des feuilles de dictame, etc. D'ailleurs l'alcoo-lique vulgairement appelé absinthe, et qui laitl'objet aujourd'hui d'une si grande consom-mation, ne contient pas l'absinthe qui devraiten faire la base ; c'est de l'alcool coloré avecdes épinards, du persil, du suc d'hysope oud'ortie, de la teinture de curcuma, de l'indigo,etc., et contenant en dissolution assez d'es-sence d'anis et même de badiane pour lui