CHIMIE PATHOLOGIQUE.
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suivant. Un tube de verre, long de 0 m /i0, portevers son quart supérieur un robinet égalementen verre et est gradué de chaquecôté, à partir de ce robinet, encentimètres cubes et dixièmes decentimètres cubes. Cet instrumentest plongé dans une longue éprou-vette, évasée à sa partie supérieureet contenant du mercure. Le robi-net étant ouvert, le mercure pé-nètre ; on ferme alors le robinetet on soulève le tube. On a ainsiun baromètre tronqué dans lequelon peut introduire divers liquidessans laisser rentrer d'air: au lieudelà cuve qui vient d'être décriteon peut tout simplement faire usaged'un grand ver/e à pied contenantle mercure ; on soulève alors cemétal par aspiration.
Pour faire un dosage, on com-mence par préparer une solutiond'urée renfermant un centigrammede cette substance pour cinq cen-timètres cubes d'eau, et l'on enmesure ce volume dans la partiesupérieure de l'uréomètre. En ou-vrant lentement le robinet on faitpénétrer cette solution dansletubeinférieur et le mercure s'abaissed'autant. On lave ensuite le tubemesureur avec un peu d'eau et l'onréunit ce liquide au premier. Onfait ensuite pénétrer 5 à 6 centi-mètres cubes de solution d'hypo-bromite de soude. La réactioncommence aussitôt, mais aucune bulle de gazne peut s'échapper, la pression étant plusfaible à l'intérieur qu'à l'extérieur. Pour faci-liter le mélange des liquides on retire l'ins-trument de la cuve, en bouchant l'extrémitéavec le doigt et on agite. On le remet ensuitedans la cuve jusqu'à ce que tout le gaz se soitrassemblé dan-, la chambre et que le liquidesoit éclairci : il doit y avoir un excès d'Iiypo-bromite, et le liquide doit être coloré en jaune.On porte alors l'instrument dans une éprou-vette pleine d'eau : l'hypobromite, plus dense,recoule, on égalise les niveaux et on fait lalecture. On trouve par exemple 40 divisionsou ti centimètres cubes. Celte déterminationdispense de faire les corrections de tempéra-ture et de pression pour les opérations sui-vantes : elle nous apprend en effet que dansles conditions où l'on opère : un centigrammed'urée donne ZiO divisions d'azote ; si ensuiteon décompose dans l'appareil un centimètrecube d'urine et qu'on obtienne 88 divisionsd'azote, on posera la proposition suivante:
i-0 divisions représentent 1 centigr. d'urée,
divisions représentent x centigr. d'urée,
d'où : x = y— = 2 centis
;r. 2, et, en passant
au litre, 22 grammes. On prépare la solutiond'hypobromite avec : Brome, 5 cent, cubes ;Lessive des savonniers, d é 1,32, 50 gram. ;Eau distillée, 100 gr. La solution d'urée estobtenue en dissolvant, dans 500 cent, cubesd'eau, 1 gr. d'urée pure et desséchée.
Pratiquement, on supprime souvent la pre-mière opération: il résulte de la discussiondétaillée des causes d'erreurs que pratiquementun centigramme d'urée décomposé dans l'ap-pareil donne ZiO di\i>ions d'azote. Si donc onopère sur un centimètre cube d'urine, àO divi-sions correspondent à 10 grammes d'urée parlitre et chaque division à 0« r 25,
Pour un essai clinique il suffit donc de divi-ser par li le nombre de divisions obtenuesdans la décomposition de un centimètre cubed'urine : le quotient représente, en grammes,la quantité d'urée par litre.
Le sucre n'exerce aucune influence nuisible
sur le dosage de l'urée par ce procédé : il en
est de même pour l'albumine ; seulement
(an 10*1 Purine albumineuse donne une
\l a< /■ mousse persistante qui empè-
frf che de faire la lecture : on la
fait tomber en introduisant
quelques gouttes d'alcool dans
l'appareil.
M. Yvon a fait égalementconstruire sur le môme prin-cipe un uréomètre à eau flg.167) qui évite l'emploi du mer-cure. 11 se compose de 2 boulesdont l'une B sert de chambrea réaction. Le tube C destinéà mesurer l'azote dégagé serenlle en B' et se termine enune pointe effilée d et qui pé-nètre dans la boule B. Cettedernière est séparée par unrobinet R du tube mesureur A.gradué destiné à mesurer l'u-rine et à verser l'hypobromite.Ces deux liquides se mélange-ront dans la boule B et l'azoteprovenant de la réaction seraconduit par le tube d dans laboule B' et en refoulera l'eau.Cet instrument donne des ré-sultats moins précis.
L'acide chlorhydrique préci-pite aussi l'acide urique et réa-git sur la matière colorante dela bile. Il est même préférable,dans ce cas, à l'acide azotiqueen ce que son action dissolvante sur l'acide
(.-»