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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.
rgtes, sidfocyanures, etc.). Certaines matièrescolorantes (celles de la rhubarbe, de la ga-rance, du bois de campèche, du séné, descerises noires; le sulfate d'indigo, la gomme-gutte) colorent fortement l'urine ; ["opium, le co-palui, le. poivre cubébe, l'osa fœtida, le safran,lui communiquent leur odeur propre; l'essencede térébenthine, les baumes, certaines résineslui donnent une odeur de violette; les asper-ges, une odeur fétide particulière, bien con-nue (V. p. 172). La coloration de l'urine estfort souvent changée par des causes toutes pa-thologiques. Sa pâleur est remarquable dansun grand nombre de névroses, surtout dans lamigraine et l'hystérie ; elle devient rouge plusou moins foncé dans les maladies fébriles ;rouge ou jttmenteute dans le rhumatismeaigu, dans la goutte ; noire ou plutôt jaune-orange foncé, dans les maladies putrides;rouge de sang ou noirâtre dans l'hématurie;bilieuse et tachant le linge en jaune dans l'ic-tère, etc. Relativement à sa consistance ettransparence, l'urine est muqueuse, glaireuse,oléagineuse, trouble, sédimenleuse, épaisse,floconneuse. Au lit du malade, le praticienpeut reconnaître, avec une exactitude généra-lement suffisante pour son diagnostic, les qua-lités de l'urine : dans ce but, il en constaterala densité, la couleur, l'odeur, la saveur ; si lepapier bleu de tournesol trempé dans l'urinerougit, c'est que celle-ci est acide ; bleuit-elleau contraire le papier rougi de la même sub-stance, elle sera alcaline.— L'acide nitrique estun réactif précieux et journellement usité pourconstater l'état de l'urine. Ajouté directementet goutte ta goutte dans ce liquide, il déter-mine la précipitation de Yalbumine sous formede flocons ; il précipite aussi Vacide inique,mais le précipité ne se forme souvent qu'aprèsplusieurs heures de contact et lorsque cetacide est assez abondant. Ajouté en excès, ilfait passer au \ ert, puis au rouge obscur, puisenfin au brun, la matière colorante de la bile(V. p. 1290) ; ajouté en excès encore, il dissouten général les sédiments et notamment ceuxd'acide urique et les urates, — Il peut aussifaire découvrir purée, lorsqu'elle existe en pp.notable dans l'urine. A cet effet, on met dansun verre de montre une portion de ce liquideauquel on ajoute un volume égal d'acide, quidonne lieu à une cristallisation de nitrated'urée. On a proposé un assez grand nombrede procédés pour doser l'urée dans l'urine. Leprocédé de Liebig, qui repose sur la pro-priété que possède ce principe de se combineravec le bioxyde de mercure, consiste à verserune liqueur titrée d'azotate de bioxyde diemercure dans 2 volumes d'urine additionnésde 1 volume d'un mélange composé de : 2 vo-lumes d'eau de baryte pour 1 volume d'azotate
de baryte en solution saturée à froid. On con-tinue de verser la liqueur titrée jusqu'à ce queune goutte du mélange placée dans un verrede montre rempli d'une solution saturée decarbonate de soude forme une pellicule, jauneau moment de la réunion des deux liquides.Le procédé de M. Bunsen repose sur la pro-priété de l'urée en solution aqueuse tle setransformer en carbonate d'ammoniaque, vers240 OC ; l'urée est chauffée avec une solutionammoniacale de chlorure de baryum et onobtient du carbonate de baryte équivalant àl'urée détruite. La proportion d'urée dans l'u-rine et des matières azotées qui l'accompagnentpeut être aussi déterminée par le procédé deM. Leconle, qui consiste à oxyder l'urée al'aide del'hypochlorite de soude; il en résultedu chlorure de sodium, de l'eau, de l'acidecarbonique et de l'azote. Le poids de l'uréese déduit du volume de gaz dégagé (V. Un.pharm., 1879). D'autres procédés de dosageont été indiqués par 31. Byasson, qui modifiele procédé de Liebig, et verse dans un volumedéterminé d'urine, préalablement décoloréepar une addition convenable d'eau de baryte,une liqueur titrée d'azotate de bioxyde demercure aussi peu acide que possible; par M.Guicbard qui verse une solution titrée de bi-chlorure de mercure dans l'urine préalable-ment déféquée au moyen du sous-acétate deplomb liquide dont l'excès est précipité par lebicarbonate de potasse en solution saturée;après filtration, le mercure non précipité estdosé, d'après le procédé de M. Personne, àl'aide d'une solution titrée d'iodure de potas-sium; par M. Bouchardat qui, prenant pourbase la décomposition du nitrate d'urée aumoyen de l'hydrogène naissant, en azote, eauet acide carbonique, dose l'urée d'après laquantité produite de ce dernier gaz. (V. Un.ph. 1868,1869); par M. Boymond, donf le pro-cédé est basé sur la décomposition de l'uréeen volumes égaux d'azote et d'ac. carboniquepar l'acide azoteux, représenté par un réactifmercuriel consistant en un mélange d'acideazoteux, d'azotite et d'azotate de mercure;la réaction est effectuée dans un petit appareilspécial en verre, dont le poids permet de leplacer sur une balance; en opérant sur 10 c.cubes d'urine, connaissant la perte de poidsde l'appareil après la réaction, on en déduitle poids de l'urée, sachant que 100 gr. d'uréeproduisent 120 gr. d'azote et d'ac. carbonique(V. J. ph. et Un. ph. 1873). Un procédé pra-tique et expéditif est celui du dosage de l'uréeau moyen de l'hypobromite de soude, dans unappareil spécial dit urornêtre ou uréométre(Knopp, Yvon, Magnier de la Source) (V.Un. pharm. 1879). — Le procédé de M. Yvonavec Yuréomètre à mercure (fig. 166), est le