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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.

tion; et toutes les fois qu'il reste encore en dis-solution quelques matières des corps que l'onanalyse, on réunit les eaux de lavage à la li-queur même. On desséche ensuite le précipitésur le hltre même, soit à l'etuve {ex. : Etuveà huile de Gay-Lussac, ftg. 160), soit dans levide sec, et l'on déduit du poids total celui dufiltre, connu d'avance par la pesée préalabled'un filtre de même poids et bien desséché.Si le précipité peut résister sans s'altérer àl'action d'une haute température, on le chauf-fera au rouge avec le filtre, soit dans une pe-tite capsule de porcelaine, soit dans un creu-set d'argent ou de platine, pesé avant et aprèsla calcination; la différence de poids donnerala quantité de précipité. Mais lorsque ce der-nier, quoique pouvant supporter une chaleurrouge, sera susceptible d'être altéré par lesprincipes du filtre, on en détachera la plusgrande quantité possible, on la calcinera aurouge, et ce qui restera sur le filtre sera dé-terminé comme précédemment; ou bien lors-qu'on pourra régénérer en quelque sorte lapartie du précipité qui aura été attaquée ouréduite par les matières du filtre, on inciné-rera ce dernier dans une petite capsule deporcelaine placée dans le moufle d'un lour-neau de coupelle; c'est ainsi que lorsqu'on a àpeser du chlorure d'argent, on peut incinérer lefiltre dans une capsule avec la portion de pré-cipité qui y reste adhérente, en ayant soin d'yfaire arriver une atmosphère de chlore quirelorme incessamment le chlorure d'aTgent àmesure qu'il est réduit par les matières orga-niques du filtre.

Analyse des gaz. Certains gaz ne peuventse trouver dans un mélange en même tempsque certains autres : il y a entre eux uneincompatibilité par suite de laquelle la pré-sence d'un gaz exclut celle d'un ou de plu-sieurs autres : d' il résulte que le nombredes gaz qui peu\ent se rencontrer ensembleest assez limité. Ainsi le chlore est incom-patible avec tous les gaz hydrogénés, le gazacide cblorbydrique excepté ; les acides hy-pochloreux et hypocliloriqiie sont incompati-bles avec tous les gaz hydrogénés, sans excep-tion ; Vacide sulfureux agit tantôt commeoxydant (Ex. : a\ec l' hydrogène sulfuré, Vhy-drogéne phosphore) ), tantôt comme un corpsavide d'oxygène (Ex. : avec Yaminoniaque, lebioxyde d'azote); le gaz ammoniac est incom-patible avec tous les gaz acides, il y a forma-tion d'un sel ammoniacal correspondant.L'oxygène et le bioxyde d'azote, l'oxygène etYhydrogéne phosphore offrent encore des exem-ples bien tranchés d'incompatibilité. D'unautre côté, Yhydrogéne, Voxyde de carbone,sont compatibles avec tous les gaz, excepté lechlore et les oxydes de chlore; Yazote est com-

patible avec tous les gaz sans exception ; il' nepossède que des caractères négatifs. L'incom-patibilité des gaz n'est pas toujours absolue,elle est souvent relative à la durée du contact,à la pression, à la température, à la présenceou à l'absence d'humidité, à la lumière, etc.Ayant donc égard, dans les recherches analy-tiques sur les mélanges gazeux, à l'incompa-tibilité que ces corps peuvent présenter entreeux, on procède à leur séparation par Veau,la potasse; agents à l'aide desquels on isoleles gaz acides de ceux qui ne le sont pas. Laprésence de quelques gaz acides peut aussiêtre décelée par des réactifs spéciaux; ainsi,Vacide carbonique peut se reconnaître parl'eau de chaux; Vacide sulfhydriqut, par l'acé-tate de plomb; Vacide fluosilicique, par Vacideborique cristallisé ; Vacide sulfureux, parVoxyde puce de plomb ou le peroxyde de man-ganese; tous les gaz acides, excepté les gazcarbonique et suif hydrique, sont absorbés parle borax. Certains gaz inabsorbables parl'eau et par la potasse sont, au contraire, ab-sorbables par des dissolutions métalliques dontles oxydes sont réductibles. Ainsi, le sulfatede cuivre, Vazotate d'argent, le bichlorure demercure, peuvent servir à distinguer Yhydro-géne arseniqué, V hydrogène phosphore, Yhy-drogéne antimouié. Les gaz qui peuventêtre oxydés sont séparantes de ceux qui ne lesont pas. Cn mélange 'd'acide sulfureux etd'acide carbonique est facilement analysé aumoyen du bichromate de potasse, qui enlèvel'acide sulfureux et laisse pour résidu l'acidecarbonique. Par le chlorure d'argent ou lechlorure de calcium fondu, on peut absorberle gaz ammoniac, qui se reconnaît d'ailleursaux caractères alcalins qu'il possède seul parmiles gaz. L'oxyde de carbone peut s'absorberpar le potassium, par une solution acide de/irotochlorure de cuivre; le protoxyde d'azote,par Yatcool; le bioxyde d'azote, par une solu-tion d'un protosel de fer (sulfate ou chlorure);Voxygëne, par un bâton de phosphore, par lebioxyde d'azote, par les sulfures alcalins, parle pyrogallate de potasse. Il peut arriver quele mélange gazeux contienne des vapeurs soitaqueuse, alcoolique ou éthérée, soit d'acide hy-poatotique ou d'acide cyanhydrique, etc.;. lavapeur aqueuse se reconnaîtra par l'introduc-tion de quelques bulles d gaz fluoborique,qui produiront des fumées blanches (si toute-lois le mélange ne renferme pas de gaz am-moniac), ou par le chlorure de calcium, quis'humectera. La vapeur alcoolique au éthéréesera decelée par la potasse ou la soude, quidonneront à la distill ition un produit spiri-tueux, etc. (V. le tableau synoptique ci-con-tre). Soit, par exemple, à analyser unmélange d'acide carbonique, de bioxyde d'à-