CHIMIE PHARMACEUTIQUE.
1203
(Fig. 153.)
dont la poinle est dirigée horizontalement et
même un peu inclinée de haut en bas, sur la
flamme d'une lampe
ou d'une bougie, et
produit une lance de
flamme ou dard long
et mince, avec lequel
on peut à volonté
obtenir une haute
température, oxyder
et désoxyder lescombinaisons métal-liques. Pour avoir unjet continu et régu-lier, il faut s'habi-tuer à renouvelerl'air dans la bouche,en l'inspirant succes-sivement par le nez,pour l'expulser ensui-te par l'action seuledes muscles des joues. Dans le but d'évitercette manœuvre difficile pour certaines per-sonnes, M. A. Dupré a modifié le chalumeauà bouche; l'élasticité d'un manchon en caout-chouc vulcanisé y remplace la contraction desmuscles des joues. (V. Soc. ch., t. 22.)
La plus haute tempérât, se trouve vers l'ex-trémité pointue de la petile flamme bleue coni-que qui se trouve dans l'intérieur du dard.
Uvxydation se produit lorsqu'on chauffeavec la pointe extrême de la flamme, où lesparties combustibles se saturent d'oxygène. —La réduction ou désoxydation se produit ensoufflant avec un bec fin, que l'on n'introduitpas entièrement dans la flamme, l'objet étantenvironné de (ont côté par elle, afin d'éviterle contact de l'air.
Pour porter l'objet, on emploie un fil ou unelame de platine de 10 centim. de long, unmorceau de charbon de bois blanc (pin,saule, etc.) à grain fin et sans fissures, untube de verre, un petit matras, ou encore unepince. Les fondants les plus usités sont le car-bonate de soude desséché, le borax calciné, lephosphate de soude et d'ammoniaque ou sel dephosphore, etc., etc. ?
Quand on veut avoir des températures plusélevées que celles données par le chalumeauordinaire, qui permettent de fondre les corpsles plus réfractaires, on se sert du chalumeau àgaz oxy-hydrogëne, qui a reçu plusieurs modi-fications dans sa construction et, par suite, dif-férents noms (Chalum. de Clarke, de Brook, deNewmann, etc.). Un chalumeau à gaz des plusemployés actuellement est celui de MM. Sainte-Claire Deville et Debray (fig. 153), avec becs deplatine. Si le jet de flamme du gaz oxy-hydrogènevient frapper sur un cylindre de chaux vive,celui-ci devient incandescent et produit une
lumière d'une grande intensité (Lumière deDrummond) qui a servi longtemps a éclairer lesmicroscopes à gaz. Primitivement, Hare, dePhiladelphie, avait obtenu, le premier, une lu-mière très-éclatante en dirigeant la flamme duchalumeau sur un fragment d'argile.
TABLEAU DOCIMASIQUE
INDIQUANT LA COLORATION DES GLOBULES OU PERLES DESDIVERS FONDANTS, COMBINAS A LA CHALEUR DD CHALU-MEAU, AVEC LES OXYDES MÉTALLIQUES SUIVANTS (1).
NOMS
"m * <u
S g--s'a,
- « ci
S «fi
+ÏT3
Pi ^
' • s s
g « g
DES OXYDES
= 3 m O
.5 o
-5 3
fa f=-
fa O Oh
fa
fa O
incolore.
incolore.
_
--
—
_
—
-
~
Yttria____......
_
vert ....
—
Acide molybdiq..
br. roug.
— tungstique...
—r
bleu....
—
jaune...
— antimonieux.
jaunâtre.bl, lait..
incolore.
_,
— tantalique...
—
—
incolore.
— titanique....
—
violet...
—
■violet...
Oxyde tellurique.
—
g ris .....
—
gris.....
—
—
—
—.
— cadmique ...
—
incolore.
—
incolore^
— plombique...
—.
g"s.....
jaune...
—
—■ stannique ...
—
incolore.
incolore.
—
— chromique...
vert-----
vert------
vert____
vert ém..
— uramque....
—
—
jaune...
vert ....
-^ cuivrique....
—
brun ou
br. roug.
vert____
roug. br.
— argentique ..
jaune op.
gris ou
incolore.
incolore.
— bismuthique.
jaune...
gris.....
—.
—
rouge...
incolore.
rouge...
incolore.
—
vert-----
—
vert bile.
— niecolique...
—
rouge...
roug. br.
gns.....
— cobaltique...
bleu....
bien-----
bleu____
bleu....
— manganique.
violetaméthys.
incolore.
violetaméthys.
incolore.
(V. Berzélius,Ad. Wurtz, ilict.
De l'Emploi du Chalumeau,
\4e chifti., art. Chalumeau.)
(1) Pour obtenir les colorations indiquées dans ce ta--bleau, on recourbe en crochet une des extrémités du filde platine; on l'humecte avec un peu de salive, afin d'yfaire adhérer une quantité minime de borax ou de sol dephosphore; puis, on y ajoute la dixième partie de sonvolume de 1 oxyde en poudre fine ; on expose à l'actiondu dard le petit crochet chargé du mélange; le réactiffond et, par le refroidissement, donne une perle opaqueou transparente, incolore ou colorée, suivant la naturede l'oxyde.
On peut dans certains cas se servir du Chalumeau,non seulement pour reconnaître les éléments contenus,mais même pour déterminer d'une manière approchée laproportion de ees éléments. Ces méthodes très-délicatesne remplacent pas les procédés ordinaires,, maïs ellespeuvent quelquefois les supplier ou les contrôler, sur-tout pour les essais d'argent, d'or, de cuivre, de plomb,de cobalt et de nickel (Voir le Tableau cl-conlre).