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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.
seules ou mélangées avec d'autres substancesdites réactifs de la voie sèche, et distinguéesgénéralement par la dénomination de flux oufondants. Berthier divise les réactifs de la voiesèche en cinq classes : les rédacteurs ou ré-ductifs (chaleur, carbone, hydrogène, etc.);les oxydants (oxygène, litharge, peroxyde demanganèse, azotate de potasse, etc.) ; les désul-furants (carbone, fer, alcalis, caustiques, etc.);les sulfurants (soufre, cinnabre, galène, etc.);les fondants (silice, chaux, magnésie, alumine,borax, acide borique, carbonates de potasse,de soude, de baryte, etc.). Lorsqu'on soumet,dans un creuset, à l'action d'une forte cha-leur, la matière à analyser mélangée avec l'undes corps que l'on vient de citer, il s'effectuedans la masse une scission; on obtient desscories ou masses plus ou moins vitrifiées, re-tenant les corps étrangère dissous dans l'excèsdu fondant, et un dépôt ou calot de métal, desulfure, qui doit se séparer nellement de lascorie. Si l'on a un ou plusieurs corps nonoxydables, mélangés ou combinés avec descorps oxydables, on chauffe le tout avec unagent oxydant, et suivant que les corps à oxy-der forment une base ou un acide, l'agentoxydant doit être accompagné d'un oxyde oud'une base de telle nature, dans tous les cas,que le composé résultant soit fusible. — Aulieu d'oxyder les corps, on pont dans le mêmebut les sulfures - . — Lorsque les corps sontoxydés, on emploie des agents réducteurs ca-pables d'enlever l'oxygène. Mais parmi lescorps réductibles, il en est qui perdent cettepropriété, en présence de certains corps; dèslors, on peut, suivant les cas, s'opposer à leurréduction ou la faciliter, dans le but de sépa-rer les corps que l'on veut isoler. — La ré-duction d'un oxyde métallique qui se trouvemélangé ou combiné avec l'acide silicique,peut être favorisée par l'addition d'une basepuissante irréductible qui, en s'emparant del'acide silicique. peut former avec ce dernierun silicate fusible, et mettre l'oxyde métalli-que en liberté. — Pour séparer deux oxydesréductibles (oxyde de fer et oxyde de cuirre),l'intervention d'un acide fixe (aeiéb borique,ande silicique) devenant un obstacle à la ré-duction de l'un d'eux en dé termine la sépara-tion. — Si au lieu de composés oxydés, on aà séparer des composés sulfurés ou chlorurés,il faut de même rechercher quels sont lescorps qui peuvent enlever le chlore ou le sou-fre, en mettant les métaux en liberté.
Pour certains métaux (or, argent), on em-ploie une méthode plus simple, fondée sur lapropriété que possèdent les coupelles de pou-dre d'os calcinés de n'être perméables qu'àcertains corps, absolument comme un filtre depapier, qui ne laisse passer que les liquides
et retient les corps solides {covpellation). Lors-qu'on ne peut opérer que sur de petites quan-tités de matière, et que la nature de celle-cile permet, on la mêle avec du borax, du selde phosphore, ou un autre fondant, et on ex-pose le tout à l'action de la flamme du chalu-meau, en ayant soin d'examiner les colorations,particulières qui se produisent. L'essai au cha-lumeau n'est guère employé que par les minéra-logistes. Cependant; voici quelques notions surson emploi.
Essais au chalumeau.Instrument employé aux essais pyrognosti-ques (fig. 151 et 152) sur les substances inor-
(Fig. 151.)
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{Fig. 152.)
ganiques, pour essayer leur fusibilité, seulsou avec des fondants, pour reconnaître, àl'aspect et à la couleur du composé vitreux,la nature des corps qui les composent.
d'est Swab, chimiste suédois, qui, le pre-mier, en 1738, eut l'idée d'appliquer aux re-cherches chimiques, le chalumeau, employédepuis longtemps par les orfèvres et les bijou-tiers pour souder les petites pièces d'or etd'argent. Depuis cette époque, Cronstedt,Bergmann, Gahn et Berzélius en ont beaucoupperfectionné l'emploi.
Le cfialumeau de Berzélius (celui que re-présente la figure 151) est le plus souvent em-ployé; pour s'en servir on place l'embouchureentre les lèvres, on gonfle les joues, et parla contraction des muscles buccinateurs, sansfaire aucun effort de la poitrine, l'air est chassé,comme par un soufflet, dans le chalumeau,
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