PHARMACIE HOMCEOPATHIQUE.
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sez bouillir huit à dix minutes ; retirez du feuet versez dans un cuvier pour le bain.
N° 3. — Lotion de Tessier.
Poudre no 1 ci-dessus.. 1 kilog. Eau...... 10 litres
Mettez la poudre dans une chaudière de fonteavec les 10 litres d'eau ; faites bouillir jusqu'àréduction au tiers ; remettez autant d'eau qu'ils'en est évaporé, ou 6 litres; laissez bouillirhuit à dix minutes; retirez du feu; versez dansun vase pour laver les parties malades.
PRÉPARA TIONS CAUSTIQUES.
. N° h. — Poudre caustique modifiée sur laformule du frère Corne.
Acide afsénieuî. 10 Cinnabre. 60 Sang-dragon... 1
Réduisez séparément ces trois substances enpoudre très-fine; réunissez et faites un mé-lange intime par trituration.
Observation. — L'action caustique de cettepoudre peut être augmentée en ajoutant uneplus forte proportion d'acide arsénieux. Ellepeut être diminuée en augmentant celle dusulture de mercure et du sang-dragon. Délayéedans l'eau gommée, cette poudre sert à con-fectionner des bouillies ou des pâtes caus-tiques.
N° 5. — Pommade cathérétique.
Acide arsénieux. 4 Cinnabre... 2 Axo&ge....... 3i
Incorporez très-exactement, dans un mor-tier de porcelaine, la poudre d'acide arsénieuxet de sulfure rouge à l'axonge.
PRÉPARATION ARSENICALE DESTINÉE A L'USAGEI-XTERNE.
N° 6. —Solution de Fowler de l'école aVAlfort..
Acide arsénieux. 5 Carbonate de potasse. 5 Eau. bOO
Réduisez l'acide arsénieux en poudre, ainsique le carbonate de potasse ; faites bouillir dansun vase de verre jusqu'à dissolution complètede l'acide arsénieux ; laissez refroidir; filtrezet conservez dans un flacon bien bouché.
Ajoutez à cette liqueur, au moment de ladélivrer, la solution suivante :
Gentiane.............. 4 Eau................ 230
Faites bouillir pendant vingt minutes lapoudre de gentiane dans l'eau. Ajoutez la so-lution à la quantité de liqueur de Fowler for-mulée, afin de lui donner une saveur très-amère. 10 à 12 gouttes pour le chien; 10 à100 gr. pour le cheval. Contre les gales etdartres rebelles.
PHARMACIE HOMCEOPATHIQUE (1)
On emploie, en pharmacie homœopathique,des substances minérales , végétales et ani-males. Ces substances sont généralement lesmêmes que celles de la pharmacie ordinaire;mais chacune d'elles, au lieu d'être mél mgéeavec une ou plusieurs autres, est toujours em-
(1) Pour cet article, nous avons mis à contribution laPharmacopée iiomoeopathique, publiée par te D r Jahr,avec la collaboration d'un homme spécial bien connu,nous voulons parler de M. Catellan, pharmacien homœo-pathe, à Paris.
Que l'homœopathie progresse ou soit en décadence,questions que nous ne voulons point élucider, notre but,en donnant dans l'Officine une place à la pharmacieinfinitésimale, a été do mettre nos confrères complète-ment à mémo de satisfaire aui prescriptions halinenian-niennes, et d'enlever tout prétexte aux médecins de ladoctrine de dispenser eux-mêmes les médicaments.
En effet, les médecins homœopathes délivrent assez fré-quemment eux-mêmes les médirarnents qu'ils prescrivent.Pas plus que les médecins allopathes, ils n'ont le droit devendre ou distribuer gratuitement les remèdes qu'ils or-donnent. C est par erreur que nous avions indiqué dansla quatrième édition l'acquittement, à Dijon, du docteurLaville de Laplaigne, comme la constatation du droit,pour les homœopathes, de distribuer leurs médicaments;il n'y avait eu acquittement que par suite du refus faitpar les pharmaciens de la localité de tenir des remèdeshomœopathiques, refus constaté par procès-verbal. Endehors de ce refus, les tribunaux sont unanimes pour lacondamnation du délit. Voir pour Paris, affaires Brun-ner, Robbede Rhegart, M mi; Hahnemann ; pour Angers,affaire Oriard; pour Nantes, affaire Richard, Libau-dière ; arrêt de cassation, toutes chambres réunies, affairedes pharmaciens d'Angoulème. (Y. Rev. ph., 1858-59.)
ployée seule, isolée; riiomœopathie n'a pasconstamment recours à des substances sim-ples, puisqu'elle se sert de se/s, mais elle re-pousse tout mélange de deux ou plusieurs sels,de deux ou plusieurs plantes, et d'une planteavec un sel, etc. Aussi les préparations con-nues sous les noms de pilules, pâtes, extraits,sirops, onguents, etc., lui sont-elles tout à faitétrangères.
Tous les médicaments homœopatbiques sontramenés, par certaines manipulations et àl'aide de certains véhicules, à quatre formesque Ton désigne ainsi :
Teintures mères (médicament liquide).Dilutions (médicament liquide).Triturations (médicament en poudre).Globules (médicament en petits grains).
Parlons d'abord des véhicules, nous nousoccuperons ensuite des manipulations.
VÉHICULES. — Veau distillée, Yalcool, lesucre de lait, la non-pareille (globules saccha-rins mertes); tels sont les véhiculés usités, enhomœopathie, pour la préparation des médica-ments. Ces substances doivent être parfaite-ment pures; dans le choix qu'on en a fait, ons'est préoccupé d'avoir des agents non suscep-tibles de modifier ou d'altérer les propriétés des