TOXICOLOGIE.
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puis dégourdie, et enfin tiède. Du reste, ontraite la maladie comme dans les cas précédents.Quand la congestion n'est que partielle, onlocalise le traitement et on donne des sudori-fiques à l'intérieur.
ASPHYXIE PAR LES BOISSONS FEMIENTÉES.
(Ivresse.)
L'excès des boissons fermentées cause uneasphyxie qui peut aller jusqu'à la mort. Cer-taines eaux-de-vie, mélangées d'air, butyliqueet amylique, sont déplorablement toxiques.L'eau qui étend le liquide alcoolique, adminis-trée abondamment en boisson, l'ammoniaqueou son acétate, qui agit comme stimulantdiaphonique, administré à la dose de 8 à 10gouttes dans un verre d'eau, l'eau froide ap-pliquée sur la tête pour détourner la congestioncérébrale, sont les moyens tes plus habituelle-ment employés contre ce genre d'asphyxie.
Les accidents qui résultent de Véthérisationou chloroformisation sont généralement con-sidérés comme une asphyxie.
On a conseillé, pour rappeler à la vie les as-phyxiés par éthérisation, les inhalations d'oxy-gène, d'ammoniaque, l'aération, l'inspirationbuccale, etc.
Il peut être important en médecine, légalede reconnaître Pétuer ou le chloroforme dansle sang. Pour reconnaître le chloroforme onfait chauffer au B.-M., pendant un temps assezlong, 30 gram. du sang à examiner dans unballon. On fait passer les vapeurs dans untube abducteur chauffé au rouge en unpoint et dont l'extrémité est enduite inté-rieurement d'un mélange d'iodure de potas-sium et de colle d'amidon ou d'empois très-léger. De plus, on introduit dans l'ouvertureune bande de papier imbibé du même mé-lange. S'il y a production de chlore par suitede la décomposition du chloroforme, il y auraformation d'iodure d'amidon bleu. On peutdécouvrir ainsi jusqu'à 1/10000 dechloroformc.
Pour l'éther, on introduit le sang à examinerdans un flacon à large ouverture et que l'onpeut fermer à volonté; au moyen d'une ficelleon suspend dans le flacon, au-dessus du sang,de l'acide chromique placé dans un verre co-nique; enfin on chaude le liquide au B.-M. ;les vapeurs d'éther, en se dégageant, se ferontaussitôt reconnaître par la teinte noirâtrequ'elles communiqueront aux cristaux d'acidechromique.
L'alcool et Fhydrogène carboné agissent dela même manière sur l'acide chromique.
ASPHYXIE DES NOUVEAU-NÉS.
On placera le corps de l'enfant sur le côté,la tète un peu élevée et la face découverte; lereste du corps sera enveloppé dans un langede laine ; on s'assurera de la liberté de la bou-
che et des narines, on insufflera avec beau-coup de précaution de l'air dans les poumonsà l'aide d'un petit soufflet, d'une sonde defemme, ou mieux débouche à bouche; on pra-tiquera des frictions sèches sur le dos et la plantedes pieds, on frictionnera les autres parties ducorps avec des flanelles imbibées de vin, onexercera de légères pressions sur le cordonombilical, le ventre et la poitrine, on donneraun lavement très-légèrement irritant, et enfin,si ces moyens échouent, on mettra l'enfantdans un bain tiède additionné d'un peu de vin.
SIGNES DE LA MORT RÉELLE.
Absence de battements du cœur et consé-quemment de circulation et de respiration, re-lâchement simultané de tous les sphincters,raideur du corps {rigidité cadavérique), aspectcadavérique de la face, si bien décrit parllippocrate (face hippocratique) : front ridé etaride, yeux caves, nez pointu, bordé d'un cercleviolet ou noirâtre, tempes affaissées, oreillesredressées, lèvres pendantes, pommettes sail-lantes, menton racorni, couleur de la peauplombée ou violette, poils des narines ou descils parsemés d'une espèce de poussière blanc-jaunâtre. A quoi il faut ajouter la flaccidité etl'obscurcissement du globe oculaire par unetoile glaireuse, le froid glacial de toutes lesparties du corps, l'abolition de la contractilitémusculaire, l'insensibilité aux incisions, auxcautérisations, aux excitations électriques, l'ab-sence d'auréole, et de phlyetène dans les brû-lures cutanées, etc.; tels sont les signes gé-néraux de la mort.
La réunion de tous ces signes indique for-mellement la mort réelle. Mais comme le mé-decin seul est apte à reconnaître quelques-unsde ces caractères, les personnes étrangères àla médecine ne devront se prononcer qu'avecréserve, et prendre toutes les précautions né-cessaires pour ne pas enterrer des vivants,sans cependant attendre la putréfaction géné-rale, qui serait le signe le plus certain de lamort. L'œil est l'organe qui se putréfie le pre-mier, sa décomposition devance celle de l'ab-domen; un nouveau signe certain de la mort,précédant à longue date la putréfaction gé-nérale, semble être une tache ombrée et gri-sâtre qui apparaît sur la sclérotique (mem-brane d'un blanc nacré formant l'omeloppe ex-térieure de l'œil), s'étend peu a peu et en-vahit ainsi toute sa circonférence. Il faut yajouter la décoloration du fond de l'œil àl'oplitlialmoscope.
Comme moyen secondaire pour constater lamort réelle, M. J.-B. Borelli a proposé l'actionmyosique de la fève de Calabar et l'actionmydriasique de l'atropine (V. Un. Ph. 1869 ;J. Pli. 1871).