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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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TOXICOLOGIE.

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Fer. Les protosels donnent, avec la po-tasse, la soude ou leur carbonate, un préci-pité blanc verdàtre qui passe au vert, puis aubrun par le contact de Pair. L'infusé de noixde galle et le tannin ne colorent la liqueur enbleu noirâtre qu'après un certain temps. Lecyanure, jaune de potassium et de fer donneun précipité blanc qui bleuit peu à peu à l'air,ou sur-le-champ par l'addition d'un peu dechlore. Le cyanure rouge donne un précipitéde bleu de Prusse.

Les persels de fer donnent un précipité debleu de Prusse avec le cyanure jaune ; pointde précipité avec le cyanure rouge; avec l'in-fusé de noix de galle, un précipité noir bleuâ-tre (encre ordinaire); avec la potasse, lasoude, ou leur carbonate, un précipité jaunerougeàtre.

Or. Les sels d'or précipitent en noir parle protosulfale de fer, en chocolat foncé parles hydrosulfates, en jaune par l'ammoniaque,en pourpre par le protochlorure d'étain.

Argent. Le nitrate d'argent chauffé donnede l'argent métallique ; son soluté donne parl'acide chlorhydrique et les chlorures un pré-cipité insoluble dans l'eau et l'acide azotique,soluble dans l'ammoniaque, et devenant violetà l'air; la potasse et la soude y forment unprécipité olivâtre, l'acide sulfhydrique précipiteen noir; l'arsénite de potasse ou de soude, enjaune serin; et l'arséniate de potasse ou desoude, en rouge brique.

Son véritable contre-poison est le sel marinen dissolution dans l'eau. Nous avons été té-moin d'un cas d'empoisonnement par le ni-trate d'argent, traité avec succès par ce moyen.

EMPOISONNEMENTS PAR LES PRÉPARATIONSDE PLOMD.

Signes de l'empoisonnement. Saveursucrée, astringente, métallique, désagréable,resserrement à la goige. (Voy. Préparationsmercui idles.)

Contre-poisons. Persulfure de fer hy-draté humide, solutés de sulfate de soude oude magnésie (30 gr. dans 1/2 lit, d'eau, en plu-sieurs doses), eau albumineuse, eau de puits,eaux sulfureuses, êlectuaire de soufre, limo-nade sulfurique ou tartrique, magnésie.

Traitement. Ce traitement est celui de lacolique des peintres, que voici :

Remède ou traitement de la Charité contre lacolique des peintres.

1" jour, lavement purgatif des peintres.

Dans la journée, eau de casse avec lesgrains.

Le soir, lavement anodin des peintres.

Après le lavement anodin, bol calmant (thé-riaque 4,0, opium 0,05).

1"jou.r, eau bénite à prendre en 2 fois,1 heure (l'intervalle.

Dans la journée, tisane sudorifique.

Le soir, bol calmant.

3 e jour, tisane sudorifique laxative.

Le matin, potion purgative des peintres.

Le soir, lavement anodin, bol calmant.

k e jour, comme le troisième.

5° jour, dans la journée, tisane sudorifique.

Le soir à l\ h., lavement purgatif.

Le soir à 6 h., lavement anodin, et à 8 h.,bol calmant.

Si le mal n'a pas cédé, on recommence letraitement en supprimant l'eau bénite et eninsistant sur les purgatifs.

Le traitement à l'iodure de potassium estpréférable. (V. lodognosié). On a aussi proposéles bromures alcalins (D ! Rabuteau).

Réactifs. Toutes les préparations deplomb chauffées au rouge avec la potasse etle charbon donnent du plomb métallique, ettoutes, rendues solubles par un acide conve-nable, précipitent en jaune par l'iodure de po-tassium, le chromate de potasse, et en noirpar l'acide Iiydrosulfurique et les hydrosulfates;mises en contact avec une lame de zinc, ellesabandonnent le plomb à l'état métallique, sousforme de lamelles brillantes.

EUPOISONNEMENTS PAR LE CHLORE, LE-) CHLO-RURES D'OXYDES, L'IODE, LE BROME.

Signes de l'empoisonnement. Contrac-tions intenses de la poitrine, surtout si c'estdu chlore, étouffements, crachats sanguino-lents; si c'est de l'iode ou du brome, nausées,ardeur à la gorge, vomissements de matièrestachées de jaune et d'une odeur d'iode ou debrome.

Contre-poisons. Pour le chlore, l'eau dejavelle et les autres chlorures d'oxydes, del'eau légèrement ammoniacale, de la magnésie,beaucoup d'eau; de l'eau albumineuse (Be-verijic); pour l'iode ou le brome, de l'amidonet mieux de l'empois ou colle d'amidon, puisdu lait, de l'albumine, des émoi lien ts.

L'empoisonnement par le brome pourraitêtre combattu par l'iodure de sodium, et ré-ciproquement l'empoisonnement par l'iode, parli' bromure de sodium, en raison de l'antago-nisme de ces deux métalloïdes (Gubler).

EMPOISONNEMENTS PAR LE PHOSPHORE ET LESPRÉPARATIONS PHOSPHORÉES.

Les cas d'empoisonnement par le phosphoreou les matières phosphorées étant devenus très-fréquents, depuis que les allumettes chimi-ques (1), lespâtesphosphorees, sontsiuniversel-

(1) La pâte phosphorée détachée de 8 ou 9 allumettes,représentant 15 à 19 millig. de phosphore, suftit pourdéterminer la mort.