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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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WINTER.

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duits végétaux extraits de plantes appartenantà des familles éloignées de stryclmos, tellesque des Piperacées, Arislolochiées, Aroïdées,Plryiolaccées, etc. (G. Pfanc/jo?z.)L'agentprinci-pal du curare esllc principe actif d'un stryclmoset les travaux de Couty et de Lacerda ontmontré que Ton peut par les moyens les plussimples, extraire, par l'eau ou l'alcool, d'uneseule plante, le itryeknos-iriplinérva, uneSubstance qui produit tous les troubles ca-rastériques de l'action du produit complexeemprunté aux sauvages de l'Amérique duSud.

Le mot apas (qui dans les archipels desMoluques et de la Sonde, signifie poison vé-gétal) s'applique à deux substances extraitesde certaines plantes, dont les naturels se ser-vent pour empoisonner leurs flèches, et quiont une action toxique, forte et rapide, ana-logue à celle de la strychnine. L'une estYupas antiar (en javanais, oupus autour), sucmélangé, extrait, par incision, de Yuntiaristoxicaria (urlicées) ou siren boom (en malais,pohonupi(s), arbre qui croit à Sumatra, à Bor-néo et à Java. Son principe actif, éludié parPelletier et Caventou, a été nommé par euxAhtwriue; c'est un glucoside (de Yiij et Lwl-ivitj). L'autre upas est lupus tieute (Tskettik,des Javanais), extrait mélangé, fait avec l'é-corce de la racine d'une liane (stryclmos tieute)qui croît spontanément à Java, et dont lesgraines sont plus riches en strychnine quela noix vomique (Bernolet-Mtens) (V. J. Ph.1866). Suivant Pelletier et Caventou, l'upastieute renferme de la strychnine associée à unematière colorante, jaune" rougeàtre, la stryck-nochromiite ou pseuduvhrumine, que contientaussi le lichen que l'on observe sur l'écorcede fausse angusture, et qui se colore en vertau contact de l'acide azotique (V. Un. pli.1866).

Il faut encore rapporter à ces substances :le M'Boundou ou Icuju, arbuste des apocynées,qui sei't au Gabon à préparer la liqueur d'é-preuve dans les duels judiciaires. D'aprèsMM. Schlagdenhauffen et Heckel le M'Boundoune renferme qu'un principe actif, la strych-nine, qui se trouve surtout accumulée dansl'écorce de la racine et particulièrement dansles cellules libériennes et cambiales de cetteécorce. La Tanghineou TanghUine, matière par-ticulière, vénéneuse, très-cristallisable, trouvéepar 0. Henry et Ollivier dans l'amande desnoix du Tanghin (Tunghinia venenifera.Apocynées), dont les Madécasses se serventdans les épreuves judiciaires (V. Fève de Ca-labur); elle a été, dans ces derniers temps,l'objet des recherches de M. J. Chatin; Ylnée,ou Onaye que les pahouins du Gabon em-ploient pour empoisonner leurs flèches, fourni

par le suc du Strophuntus hispidus (Apocy-nées), et qui est un poison du cœur (V. J. ph.187Zi); le suc du mtmçône (ErytkrophlcmmGuineense, légumineuses) ou Bourane, em-ployé par les Floups, de la basse Sénégambie,pour empoisonner leurs flèches, est égalementun toxique earâiaquê (Gallois et Hardi/).

Les Çomalis de la Côte orientale d'Afrique,préparent leur poison à flèches avec l'ex-trait du bois el surtout des racines d'un arbreappelé Otiabaïs, du genre Carùsa (Apocynées)et dont Al. Arnaud a retiré un glucoside cris-tallisé YOuubmne. D'après M. Gley, les pro-priétés de ce glucoside ont la plus grande ana-logie avec celle de la strophanline.

M. André, chargé d'une mission dans l'Amé-rique du Sud, vient de faire connaître un poi-son (Curare animal; dont les indiens de laColombie se servent pour empoisonner leurslièches, et qui a une origine toute différentedu curare de l'Orénoque et du Brésil. Ce poi-son est sécrété par la peau d'un batracien.C'est un des venins les plus subtils et les plusterribles que l'on connaisse. Cette grenouille(l'hijllobates chocoensis, Rainette du Choco),variété du FMlobates hicolor, est saisie parles Indiens avec loules sortes de précautions.Arrivés à leur campement ils allument du feuet la soumettent à l'action de charbons ar-dents qui font boursoufler la peau et exsuderun liquide jaunâtre, acre, dans lequel ontrempe les flèches qui doivent être empoison-nées. On prépare une plus grande quantitéde ce venin en raclant l'exsudation de, lasurface de la peau, et on la dépose dans unpetit pot de terre, elle est précieusementconservée. Les effets de ce \enin sont nulssi cette substance est ingérée dans l'estomac,mais des que le poison a pénétré dans le sangson action est foudroyante. En tout cas l'actionde ce venin n'a aucune ressemblance aveccelle du curare (Xulpian).

On ne lui connaît pas de contre-poison. Intravail très-intéressant de M. Vulpian, relatede nombreuses observations sur la toxicité dela sécrétion des glandes de la peau de notresalamandre terrestre, et celle plus énergiqueencore de celle fournie en raclant avec unelancette la peau des salamandres et des tritonsde nos mares.

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WINTER.

Cannelle de Magellan, Ecorce caryocostine.

Winter's Gewiirzrinde, "Winter's Zimmt, AI.

Cette écorce qui est fournie par le DrymisWinteri (Magnoliacées), n'arrivant pas dans lecommerce, est le plus souvent remplacée parl'écorce de Cinnamodendron corticosum (Mers)