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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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VIPÈRE. VOMIQUIER.

Violine, substance acre, alcaline analogue àl'émétine, qu'y a trouvée Boullaj.

VIPÈRE.Yipear berus (Hepliles ophidiens).

Viper, asc; Vibora, esp.j Iluggorm, su.

La vipère est très-commune dans nos dé-partements méridionaux. Jadis, on lui attri-buait une foule de propriétés. La tète passaitpour avoir la propriété de prévenir les con-vulsions des enfants; on la leur appliquai! surl'estomac. Le corps servait à l'aire un bouillon.Sa poudre entre encore, dans la thériaque.L'huile d'olives, employée largement à l'inté-rieur et à l'extérieur, est Considérée par ledocteur Dusourd connue le meilleur remèdecontre la morsure de la vipère (V. J. l'h. 1855).

VOMIQUIER.Strychnos nux vornica (Ebénacêes).

Les semences appelées Noix vomiques (Breeh-nuss, Kraehenaitge, al. l'oison mit, Vomitingnui, axg. Kuwk-iïlkeb, au. Ma-tsicn-tz-é, ch.Brœknœde, niJ». fcnclda, duk. Nuez voinica,esp. Braahnœten, hol. Noce romica, it. Nozvomica, i>or. Kutalsa, s\x. Rœfkaha, se.Yettie cottay, tam. Musitghenza, tel. Karga-bouken, tdr.), sont des disques en formede boutons d'habits, légèrement déprimésau centre, d'un gris verdàtre, soyeuses,d'une consistance cornée. On en retire lastitychhine; c'est dire qu'elles sont très-véne-neuses. Elles viennent de Coromandel et deCeylan.

MM. W. Dunstan et Short ont retiré de lapulpe qui entoure les semences dans le fruit-du strychnos nux voinica, un glucoside cris-tallisé : la Loganine et M. Hanbury y a trouvéde la strychnine.

Form. pharm. et dose. Poudre* 0,025 à0,2 en pilules; extrait aie.*, 0,02 à 0,1 en pi-lules; teinture*, 0,5 à 2,0, en potions dans laparalysie, quelques affections nerveuses. Lateinture est usitée à l'extérieur en frictions.

On emploie quelquefois la noix vomique, enpoudre ou râpée, mêlée à 10 fois son poids desuif fondu, pour détruire les rongeurs (rats,souris, mulots, etc).

Les anciens médecins arabes mentionnent lanoix vomique. M. Angelo Pogliani l'a em-ployée comme fébrifuge à la dose de 6 décigr.à 1 gr. divisés en 8 prises; de 2 en 2 h. pen-dant l'apyrexie.

La Fève Saint-Ignace ou igasuriqne estfournie par un arbre voisin du vomiquier, parle Strychnos Ignatii ou Ignatia amara (Pohonupas, mal.). Cette fève est grosse comme unepraline, anguleuse, grise ; elle contient de l'ac.

igasuriqne (Pelletier et Caventou), qui semblese rapprocher des tannins. M. Desnoix y atrouvé, ainsi que dans la noix vomique, unalcaloïde crislallisable, Ylgasurine (V. Bev.ph.1853-5/i), plus toxique que la brucine.

On sait que les fameux poisons indiens ap-pelés Chettik, Urari, Kurari, Ounni, Wourali,Curare (V. Bot. pharm., 1850-51), Woorara,Tschettik, Ticunas, Ticuté, Upas tieutc, Titan-Cotte, sont produits par des strychaos.

Curahe. (Wuorara, Urari, Woiirori.) Lecurare qui nous arrive des rives de l'Amazone,de rOrénoque, des Guyanes ou du Pérou, aété proposé, comme spécifique dans le traite-ment du tétanos et de la rage. Il a été apportépour la première fois en Europe sur des tiédiespar VY. Raleigh, en 1595. Cette Bubstance futétudiée par Cl. Bernard, Vulpian, Voisin, etc.C'est une sorte d'extrait noir cassant, d'appa-rence resinoïde, Irès-soluble dans l'eau bouil-lante. Il arrive en Europe dans de très-petitesgourées ou de très-petits pots en grès commundont l'ouverture est recouverte par une sortede parchemin. MM. Boussingault et Roulin ontextrait du curare, un alcaloïde toxique, amor-phe, la Curarine. Depuis, M. Preyer a extraitdu curare, de la curarine cristallisable en pris-mes quadrilatères incolores, très-amers, Irygrô-scopiques, solubles en toutes proportions dansl'eau, l'alcool, la glycérine, peu solubles dansle chloroforme et l'alcool amyiique, insolublesdans l'ether, la benzine; l'essence de térében-thine, le sulfure de carbone. La curarine aune réaction alcaline sensible, mais faible; ellese colore en bleu avec l'acide sulfurique pur etconcentré ; en pourpre, avec l'acide azotiqueconcentré; en violet, avec le bichromate, depotasse et l'acide sulfurique. La curarine est20 fois plus active que le curare ((.''. Bernard)(V. Un. pli. 1865 ; .7. ph. 1873). Celui-ci sedose comme la strychnine. On eu fait des injec-tions hypodermiques.

Le curare e<t fourni par un certain nombrede strychnos. M. G. Manchon, après avoir exa-miné les échantillons de plantes rapportées pardivers voyageurs (Jobert, Crevaux, Le Janne),des régions l'on fabrique le curare, a admisqu'il existait trois régions du curare, caracté-risées chacune par un strychnos spécial ser-vant à sa préparation.

Ce sont : la région du haut Amazone carac-térisée par le St. Caltelnaaena ; la région dela Guyane anglaise, caractérisée par les St.toxifera, cogeus et Schumbergii ; la région dela haute Guyane française, caractérisée par leSt. Crevauxii.

Il existe donc un certain nombre de strych-nos produisant le curare, mais ces plantes sonttoujours accompagnées, dans la préparation,par un plus ou moins grand nombre de pro-