Druckschrift 
L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
Entstehung
Seite
1033
URN (Seite)
  
Einzelbild herunterladen
 

VIN.

1033

trique, Jbitartrate de potasse, quercétine, quer-citrin, tannin, amidon, acide malique, gomme,itiosite, sucre incristallisable fermentescible,oxalate de chaux, ammoniaque, phosphate etsulfate de chaux; les feuilles récoltées en au-tomne contiennent beaucoup plus de quercé-tine et seulement des traces de quercitrin ; onn'y retrouve pas Tinosite ni l'acide malique.Les feuilles de vigne rouges sont quelquefoisemployées dans la médecine populaire commefortifiantes, et pour prévenir les accidents del'âge critique chez les femmes.

Lorsqu'on (aille la vigne vers la fin d'avril,il s'écoule des rameaux une sève abondante,limpide, appelée Pleurs de la vigne. Les mé-decins l'employaient jadis contre les affectionscutanées. Aujourd'hui ce n'est plus qu'un re-mède populaire contre l'ophthalmie.

Le fruit ou Raisin, lira des Latins {Rosinen,al. ; Grape, ang. ; Zebeeb, ar. ; Poû-tâo-tzé,ch.; Rosiner, dan.; Vva,Pasa, bsp.; Rozijuen,hol.; Kishmisli, ind. ; Vva passola, it. ; Me-wuz, per. ; Uvas passadas, por. ; Vindrufèor,su. ; Dividatesipal avustil, tam.), avant sa ma-turité, porte le nom de verjus {omphacium); sasaveur est alors acide et astringente. Le suc deverjus a été et est encore quelquefois employécomme acidulé et diurétique. On fait un siropde verjus, employé pour combattre l'obésité.

Le raisin mûr fait partie de la bromatologie,mais il sert quelquefois en médecine commeémollient, béchique, lorsqu'il a été desséchéau soleil. On connaît :

Les gros raisins secs ou raisins de caisse(passulœ majores; Russin, su.), que l'on dis-tingue ensuite en raisins de Smyme ou deDamas, lorsqu'ils sont gros comme de petitesprunes, allongés, comprimés, ridés et d'unjaune brunâtre ; en raisins de France, de Mar-seille ou de Provence, d'Espagne ou de Malaga,lorsqu'ils sont plus petits et plus brunâtres.

Les raisins de Corinthe (nva grœcida, passulœminores; Korinter, su.)*. Ceux-ci sont noirs,gros comme des lentilles, sans pépins apparentset très-ridés. Ils deviennent facilement la proiedes insectes. Ils font partie des Quatre fruitspectoraux. (V. Bull, de ['Un. ph. 1878).)

Les Arabes emploient, comme gargarismedans l'angine, le décocté de raisins secs.

Pendant le blocus continental, le Sirop deraisin, que l'on obtient en faisant évaporer lesuc de raisin, servait de matière sucrante, lesucre de canne étant à un prix très-élevé.

Le Rob de raisin (sapa uvaruni) est le sucde raisin amené en consistance de miel.

L' Extrait de vigne, Extractum pampinorumvitis, employé dans quelques contrées commeastringent, diurétique, nervin, antispasmodi-que, et contre les taches de rousseur, se pré-pare en évaporant le suc exprimé des jeunes

bourgeons de la vigne, reprenant l'extrait parl'alcool et faisant évaporer de nouveau.

Suivant la variété des cépages et des ter-rains croît la vigne, les pépins de raisindonnent 10, 12 et même jusqu'à 20 0/0 d'unehuile douce jaune brunâtre ou verdàtre, un peuépaisse, siccative, qui pourrait avoir des ap-plications utiles dans la peinture et l'éclai-rage, la fabrication des savons, etc.

On nomme Cendres gravelêf-s le carbonatede potasse résultant de la combustion des sar-ments de vigne et de l'incinération des lies devin. Les lies de vin ou les marcs de raisin cal-cinés en vase clos donnent un charbon d'unbeau noir, employé dans la peinture ou l'im-pression, sous le nom de noir de Francfort;outre ce charbon, M. Ilgen obtient par la dis-tillation des marcs de raisin un gaz propre àl'éclairage et au chauffage (V. Un. Ph. 18G7).

VIN.

oîvg; des Grecs ; vinian des Romains.

Wein, al.; Wine, ano.; Kliumar, ar.; Tchou, en.; Viin,ran.; Scherab ung hury, duk.; Vino, esp, it., bus.;Wijn, hol.; Draklilva mud, ind.; Mey, per.; Wiuo,pol.; Vinho, pon.; Jlada, Madira, SAN.; Vin, su.;Charab, tur.

On peut obtenir du vin de presque tous lesfruits sucrés ; mais le vin dont nous devonsnous occuper, celui qui porte plus particulière-ment ce nom, est le résultat de la fermenta-tion vineuse ou alcoolique du suc de raisin.

Nous ferons connaître très en abrégé la fa-brication du vin ou vinification.

Les raisins étant mûrs et vendangés, on lesfoule avec les pieds dans de grandes cuves enbois ou en pierre, afin d'en faire sortir le sucnommé moût. Dans certains cas, avant Je fou-lage ou écrasement, on procède à Yegrappageou séparation des rafles, et à Yêpêpinage ouséparation des pépins. Au bout de quelquesjours la fermentation s'établit, la masse s'é-chauffe, des bulles d'acide carbonique se déga-gent en soulevant les débris solides du fruit etune écume épaisse ; de sorte qu'il se forme peuà peu à la surface de la liqueur une croûteque l'on nomme chapeau. Mais bientôt l'effer-vescence se calme et le chapeau s'affaisse.Alors on soutire le liquide dans des tonneaux;il porte déjà le nom de vin. La fermentationroutinière en cuve ouverte offre beaucoup d'in-convénient; leplàtrage est plus nuisible encore.

Dans les tonneaux le vin continue à fermen-ter, même pendant plusieurs mois. A mesureque le vin s'alcoolise, il laisse précipiter sontartre et se purifie complètement. Cette puri-fication a donné lieu à un dépôt au fond destonneaux ; ce dépôt est ce qu'on appelle lie.C'est un mélange des sels du vin, de ferment,de matière colorante et de débris atténués du